CALIBRE 32
Killer Calibro 32 - Italie - 1967
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Calibre 32 »
Genre : Western
Réalisateur : Alfonso Brescia
Musique : Robby Poitevin
Image : 2.35 16/9
Son : Italien et Français DTS HD Master Audio 1.0
Sous-titre : Français
Durée : 94 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 16 novembre 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Calibre 32 »
portoflio
LE PITCH
Une association de banquiers et notables d’une petite ville de l’Ouest se font régulièrement piller par des bandits sans scrupules. Ils font appel à un pistolero pour s’en débarrasser : l’élégant Silver, joueur de poker et coureur de femmes.
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Tir net et sans bavure

Tourné la même année que le sympathique Furie au Missouri signé du même Alfonso Brescia et toujours avec le séduisant Peter Lee Lawrence, Calibre 32 cultive lui aussi un pendant plus coloré et BD du western à l'italienne. Moins de crasse, plus d'humour et un soupçon de charme en prime.

Artisan parmi tant d'autres dans la large offre du cinéma populaire italien, Alfonso Brescia n'a pas forcément laissé une trace indélébile, suivant les modes comme beaucoup, avec un sacré défilé de comédies érotiques et de faux Star Wars du pauvre. On le sent bien plus à son aise lorsqu'il faut renouer avec un cinéma plus classique, plus théâtral, plus proche de la belle époque hollywoodienne comme ce fut le cas sur ses péplums du début (La Révolte des prétoriens, Le Gladiateur Magnifique...) mais aussi sur sa petite poignée de westerns. Si ces derniers profitaient bien évidement de la réémergence du genre grâce au succès de Pour une poignée de dollar, ils se détachent ouvertement de ses aspects les plus crépusculaires, les plus réalistes et violents. Ce sera le cas sur le suivant Furie au Missouri (disponible en DVD chez le même éditeur) et sur ce Calibre 32 à la photographie joyeusement colorée, aux costumes bien propres et aux décors tout droits sortis d'un album de Lucky Luke. Original et étonnant, à l'instar du héros du film, Monsieur Silver, chasseur de prime soit mais très loin du poncho de Clint Eastwood.

 

Plus d'un tour dans sa manche


Un costume droit et élégant, une dégaine ferme et assurée, une morale verrouillée (il ne tue que par légitime défense), la gueule de beau gosse de l'allemand Peter Lee Lawrence (star d'une bonne vingtaine de westerns spaghetti) pour un film qui met autant en avant ses qualités de fin tireur que ses capacités de détective. Sur la trace d'une bande de braqueurs de diligence, Silver ne tire pas tout azimuts, il mène scrupuleusement son enquête dans la ville, manipulant les suspects, scrutant quelques indices, et s'amusant tel Sherlock Holmes de la pagaille qu'il met. Le jeune acteur campe un cowboy des plus raffinés, rusé, un poil pédant, mais doté d'une réelle ironie et toujours prompte à sortir une citation éclairante de sa chère grand-mère, ce qui a le don d'agacer ses convives. On sent ici la volonté de faire un grand western familial, ne débordant jamais vers la violence gratuite ou trop graphique, mais avec un rythme bien tenu et un passage indispensable du coté des nombreuses traitrises, des colts dégainés à la vitesse de l'éclair et des bonnes vieilles bagarre de saloon. La réalisation sobre mais efficace d'Alfonso Brescia divertie assurément et emballe le moindre guet-apen, la moindre trahison ou petit twist avec une belle énergie et une légèreté appréciable. Elle met en outre constamment mettre en valeur son très joli casting féminin (Hélène Chanel, Agnès Spaak, Lucy Scay). Un film d'autant plus sympathique qu'il met plus en avant qu'à l'accoutumé les fameuses parties de poker, prenant le temps d'y apporter un vrai suspens et une certaine intensité dramatique. Et la manière de Silver de refuser de retourner la dernière carte de son jeu n'est pas sans rappeler le Maverick de Richard Donner. Pas un carré d'as, mais une jolie main tout de même.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Très jolie restauration que voilà, effectuée sur un nouveau scan 2K à la source. Les cadres ont été nettoyés de fond en comble, stabilisés et réétalonnés, venant renforcer souvent cette sensation de western « Technicolor » ou en tous cas à l'ancienne, avec ses couleurs bien pimpantes. La définition est, en dehors de quelques plans légèrement flous dus à la captation, précise et fouillée et cajole admirablement le grain de pellicule et la patine argentique.

 


Son :
Proposés dans leur petit mono d'origine, les pistes française et italienne n'en sont pas moins très agréables dans leur sobriété car efficacement équilibrées et bien claires. Même le doublage français s'avère une assez bonne surprise par son sérieux et ses dialogues bien sentis.

 


Interactivité :
Comme pour California proposé à la même date, Calibre 32 est proposé sous la forme d'un élégant Digipack avec fourreau cartonné. A l'intérieur on trouve le disque Bluray et son copain DVD avec comme suppléments sur chacun les habituelles bandes annonces, la galerie de photo et la présentation de circonstance signée Curd Ridel. Comme le veut la coutume celui-ci se concentre sur les filmographies des personnalités du film, avec un bon détour explicatif du coté des nombreux pseudonymes de Peter Lee Lawrence (qui en est déjà un).

Liste des bonus : Présentation du film par Curd Ridel (25'), Diaporama d'affiches et photos, Bande-annonce originale.

 
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