CHIENS PERDUS SANS COLLIER
France - 1955
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Genre : Drame
Réalisateur : Jean Delannoy
Musique : Paul Misraki
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Français DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français pour sourds et malentendants
Durée : 93 minutes
Distributeur : Coin de Mire
Date de sortie : 10 septembre 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Chiens Perdus Sans Collier »
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LE PITCH
Jovial, attentif, le juge pour enfants Lamy est foncièrement bon. Il ne croit pas plus à la vertu des coups qu’à celle des pénitenciers et il ne punit pas. Il pense que chez un enfant, il y a toujours quelque chose à sauver. Francis, un “dur” malgré ses 15 ans, né de père inconnu, orphelin d’une mère démente, flanqué d’un grand-père gâteux et d’une grand-mère alcoolique, a volé des portefeuilles dans le vestiaire d’un stade…
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Gabin, le grand frère

Nouveau titre dans la collection « La Séance » de l'éditeur Coin De Mire, qui permet de vivre le visionnage un film du patrimoine français dans les conditions d'une séance de cinéma de l'époque, Chiens Perdus Sans Collier raconte le quotidien d'un juge pour enfants et de ses protégés, entre dureté et tendresse.

Comme Fernandel et Henry Verneuil pour Le Grand Chef dans la même collection, Chien Perdus Sans Collier nous propose une autre collaboration célèbre du cinéma français, celle de Jean Delannoy et Jean Gabin respectivement derrière et devant la caméra. Si le duo est surtout resté dans les mémoires pour son diptyque de l'inspecteur Maigret (Maigret Tend Un Piège et Maigret et L'affaire Saint-Fiacre) les deux hommes ont aussi travaillé ensemble sur quatre autres films pour une collaboration qui s'étend sur quinze ans.
Comme très souvent dans la carrière de Delannoy (il adaptera notamment Notre Dame De Paris ou La Princesse Clèves), Chiens Perdus Sans Collier est tiré d'un roman à succès où le réalisateur occupe aussi la fonction de scénariste et offre à un acteur fétiche, un rôle de juge au grand coeur, bien plus attaché à trouver des solutions aux jeunes délinquants qui se présentent à lui qu'a les punir.

 

dog pound


Malgré le quotidien très dur montré dans le film, celui des jeunes délinquants, ce qui fait la force du récit c'est bien le regard bienveillant qui est posé sur ces enfants et adolescents. De la scène d'ouverture, qui montre un jeu d'enfant tourner à la catastrophe, à la fin, qui met en scène un numéro de funambule, la poésie côtoie la réalité et les jamais les actes des personnages ne sont traité de manière manichéenne. A l'image du regard du juge Lamy, superbe personnage (et magnifiquement interprété par Jean Gabin qui lui donne toute sa force tranquille), jamais moralisateur, lui qui a connu la guerre et a vu le pire de l'humanité, il ne se fait pas d'illusion sur le monde mais refuse d'y faire entrer ces enfants sans leur donner leur chance. Et pour ça il n'hésite pas à tordre un peu les lois, préférant favoriser leurs envies ou leurs rêves au lieu de les formater dans une société qui risque de les écraser, comme il le dira au cours du film : « Mieux vaut qu'il soit face à moi plutôt que face à un vrai juge ».
Bien sûr, tous ces destins ne finiront pas bien mais là encore, le récit prend le partie des défavorisés et en ressortira dans ces cas-là un sentiment d'injustice plutôt que de justice. Pour les autres, on quittera ces personnages sans certitudes sur leurs avenirs mais en sachant qu'ils ont été écouté et valorisé et de nos jours où la tendance est plutôt à l'inverse, c'est un message qui fait du bien à entendre, surtout quand il est nous est adressé par ce grand monsieur qu'est Jean Gabin.

Benoit Llamazares




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Image :
À l'instar des autres films édités chez Coin De Mire, Chiens Perdus Sans Collier bénéficie d'une remasterisation 4K qui redonne une nouvelle jeunesse à l'image. Le grain d'origine est respecté et donne un piqué très agréable à l'oeil. Le noir et blanc est très bien contrasté avec des noirs profonds et des blanc équilibrés et aucun signe à l'image.

 


Son :
Le mixage du film à été refait en DTS-Master 2.0 Mono, les voix, la musique et les sons sont donc sur la même piste mais le tout est très bien équilibré pour qu'aucun n'empiète sur les autres. À l'instar de l'image, l'audio est donc une réussite qui sonne agréablement aux oreilles.

 


Interactivité :

Comme sur les autres titres de la collection « La séance » Coin de Mire nous fait replonger dans le temps pendant une vingtaine de minutes en nous proposant de visionner avant le film les actualités et publicités de la semaine de sortie du film en 1955. On assistera ainsi à l'inauguration d'un nouveau quartier résidentielle en Algérie, à l'inscription à l'ONU d'une « affaire algérienne », à un match France-Suisse ou à une nouvelle gamme de voiture pour femmes chez Renault. On continue avec la bande annonce d'époque de Gas-Oil (aussi disponible dans la collection) et on finit avec une page de publicités qui vous vanteront les bonbons Krema, les glaces Miko, ou le shampoing Dop, comme quoi les produits n'ont pas vraiment changé en 60 ans. En dehors du disque, l'édition est fournit avec un très jolie digibook accompagné de photos du films, qui finissent de faire de cette édition un très belle objet.

Liste des bonus : La séance complète avec actualités Pathé, réclames publicitaires et bandes-annonces d'époque, un livret reproduisant des documents d'époque (24 pages), 10 reproductions de photos d'exploitations (14,5 x 11,5 cm), la reproduction de l'affiche d'époque (29 x 23 cm).

 
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