THE CONJURING 3 : SOUS L’EMPRISE DU DIABLE
The Conjuring : The Devil Made Me Do It - Etats-Unis - 2021
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Horreur
Réalisateur : Michel Chaves
Musique : Joseph Bishara
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos True HD Anglais, Dolby Digital 5 .1 français, espagnol, italien...
Sous-titre : Français, espagnol, néerlandais...
Durée : 112 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 13 octobre 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Le film retrace une affaire terrifiante de meurtre et de présence maléfique mystérieuse qui a même ébranlé les enquêteurs paranormaux Ed et Lorraine Warren, pourtant très aguerris. Dans cette affaire issue de leurs dossiers secrets - l’une des plus spectaculaires - , Ed et Lorrain commencent par se battre pour protéger l’âme d’un petit garçon, puis basculent dans un monde radicalement inconnu.
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Troisième sacrement

Huitième film (déjà !) de l'univers The Conjuring et troisième de la « saga » principale, Sous l'emprise du diable écarte la formalité de James Wan (ici producteur et co-scénariste) pour s'attaquer à l'une des plus célèbres affaire du couple Warren : le procès d'Arne Cheyenne Johnson.

Un jeune homme accusé de meurtre et qui plaida, une première aux Etats-Unis, innocent pour cause de possession démoniaque. Une affaire particulièrement célèbre et retentissante aux USA, où le couple Warren tenta d'apporter la preuve de l'existence du diable et de son implication dans le crime. Une thématique alléchante, venant justement questionner directement les croyances de ces spécialistes des sciences occultes et fervents catholiques et étoffer considérablement l'univers spooky de The Conjuring. Malheureusement ce dernier ne restera que largement en retrait, n'évoquant d'ailleurs que très brièvement le jugement final, préférant s'investir, après une assez spectaculaire séquence d'exorcisme sur un gosse, dans l'enquête hautement improbable des deux détectives en herbes transformés en héros de psycho-thriller. Il était de toute façon temps de s'écarter de la formule « maison hanté » mis en place dans James Wan dans le premier opus et montrant déjà ses limites dans le second, quitte à perdre en cours de route ce qu'un tel ride pouvait avoir d'excitant en termes de mise en scène et d'expérience.

 

le diable par la queue


Changement d'atmosphère donc, changement de grammaire et de structure, avec l'apparition d'une véritable antagoniste, reflets presque maléfique de Lorraine Warren, sous la forme d'une sataniste pur jus multipliant les malédictions et les victimes. Une petite prise de risque assez payante qui permet au film de renouveller légèrement la formule, et au couple de trouver une autre dimension que celle de simples super-exorcistes et de s'incarner plus solidement dans un monde à peu près réel. Réalisateur du passable La Malédiction de la Dame Blanche, évocation de la Llorona vaguement rattachée aux évènements de The Conjuring, Michel Chaves s'en sort étonnamment bien. Pas de grands plans séquences ou d'élans virtuoses, mais une réalisation carrée et efficace, largement épaulée par les très beaux clairs-obscurs de Michael Burgess (Malignant), qui donne un rythme soutenu et une narration efficace à The Conjuring 3 à défaut de lui offrir une personnalité renversante. Un film bien produit (pour le dire de manière plus simple) qui a effectivement un peu trop tendance à se conforter dans les jump-scare attendus qu'à travailler une atmosphère vraiment flippante voir dérangeante. Les petits hommages inattendus et amusants au Cauchemar de Freddy, à The Jane Doe Identity et surtout à L'Exorciste, montrent bien cependant que l'on est ici dans un film de série, aussi soigné soit-il.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Privé de sortie UHD les Français doivent donc se tourner vers la copie Bluray forcément moins performante. En particulier du coté des petits artefacts de compressions visibles lors des séquences les plus sombres, ou la restitution des couleurs se fait légèrement plus crue. Cela reste cependant une copie d'excellente qualité avec une définition pointue, une colorimétrie maîtrisée et une fermeté des noirs tout à fait satisfaisante pour le support.

 


Son :
Comme trop souvent avec Warner, la piste française est tristement exploitée en Dolby Digital 5.1... Un peu dommage pour les récalcitrants à la vo et amateurs de sensations fortes. Car une fois encore le Dolby Atmos anglais se montre d'une impressionnante vélocité et d'une dynamique éprouvante. Une grande amplitude, une fluidité bien flippante, qui ajoutent certainement à l'efficacité du film.

 


Interactivité :
On ne plongera pas dans les longues semaines de tournage, ni dans les dossiers cachés de la famille Warren, puisque The Conjuring 3 se contente de jouer la carte du minimum requis avec trois featurette de cinq petites minutes s'attardant très rapidement sur la "méchante" du film, les faits réels et le tournage de la scène d'exorcisme. C'est propre, carré, un peu lisse... Seul point original avec une version légèrement animée du premier chapitre du comics The Conjuring produit par les équipes de DC comics.

Liste des bonus : « Pour cause de possession démoniaque » : une plongée au cœur de l'histoire vraie qui a inspiré le film (5'), « L'Occultiste » (4'), « L'Exorcisme de la peur » (6'), DC Horror présente : « The Conjuring : The Lover #1 » (13').

 
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