TOM & JERRY
Etats-Unis - 2021
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Tom & Jerry  »
Réalisateur : Tim Story
Image : 1.85 16/9
Son : Dolby Atmos True HD Anglais, Dolby Digital 5.1 français, néerlandais…
Sous-titre : Français, néerlandais, espagnol…
Durée : 101 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 22 septembre 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Tom & Jerry  »
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LE PITCH
Kayla, une jeune organisatrice de mariage embauche Tom pour chasser Jerry qui a décidé de s’installer dans le plus bel hôtel de New York, la veille du mariage du siècle. Mais la course poursuite entre le chat et la souris risque bien de gâcher la fête voire de détruire l’hôtel !
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Best friends for ever (BBFF?)

Duo mythique du cartoon et du slapstick masochiste, Tom & Jerry reviennent (à nouveaux) sur les écrans mais en s'invitant cette-fois ci dans le monde réel. Un mélange d'animation et de prises live où survit difficilement l'esprit Hanna & Barbera.

Avec soixante ans au compteur près de 200 cartoons, cinq séries télévisées, un premier long métrage diffusé en 1992 suivi d'une pelleté de téléfilms souvent indigents, les poursuites endiablées de Tom & Jerry font office d'institution, dont l'énergie, l'efficacité et l'originalité ne cessent, malheureusement, de se diluer au cours du temps. Pour leur grand retour au cinéma, y avait fort à faire et la proposition inédite (pour la licence) de donner vie au chat et à la souris dessinés dans un monde réel pouvait effectivement apporter un peu de sang neuf. Force est de constater que, techniques modernes obligent et malgré des modélisations 3D inégales (mais dissimulés derrière les textures en aplats), que Tom et Jerry n'ont jamais été aussi bien animés. Même si on est ici loin du récent Space Jam et, ironiquement, trèèèès loin de la maîtrise de Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, les nombreux éléments en dessin animé du film annoncent un certain standing. Surtout que le long métrage prend plaisir à cultiver un monde parallèle, coloré, lissé presque idéalisé, ou tous les animaux sont présentés en animation. Tom, Jerry, l'incontournable bulldog et même Droopy dans un rapide cameo, ne font donc pas tache dans le tableau, de toute façon aux contours ouvertement factices. Le problème c'est qu'au-delà de cet effort de production ce Tom & Jerry n'a pas grand-chose d'autre à proposer.

 

"j'avais pensé à une énorme tapette géante"


A commencer par un scénario d'une rare bêtise, refaisant le coup du grand hôtel de luxe où les disputes incessantes des deux loustics provoquent un gentil chaos, tandis que la gentille Kayla (pauvre Chloë Grace Moretz qui surjoue la moindre expression) tente de faire sa place auprès du personnel. En vue un mariage princier, version blingbling, remplaçant les anciennes stars de la chanson et de la musique par deux baudruches d'Instagram et TikTok (no comment), où vont se mêler catastrophes éléphantesques et grands sentiments sirupeux à la téléfilm Disney. Déjà pas franchement doué, préférant toujours la crétinerie au moindre effort, Tim Story ne fait pas mieux que ses deux catastrophiques opus des Quatre Fantastiques, emballant le tout sans une once de personnalité et surtout une incapacité totale à mêler les deux mondes. Là où Zemeckis réussissait en 1988 à créer un monde symbiotique tout en profondeur, Tom & Jerry s'avère tristement aussi plat qu'un collage. Pas étonnant que les personnages humains, vite têtes-à-claques, fasse traîner le film avec une bonne demi-heure de trop (surtout pour les gosses), alors que les deux vraies stars du film s'efforcent de tenir le projet à bout de bras. C'est d'ailleurs systématiquement lorsque Tom et Jerry sont livré à eux même, loin de leurs acolytes live, que le film réussit à décrocher des sourires, voir même quelques rires. Un pauvre Tom qui s'évertue à entrer dans l'hôtel et enchaîne les chutes et les électrocutions, une chambre de luxe ravagé du sol au plafonds, une poursuite en skate dans les rues de New-York... Peut-être faudrait-il justement produire de nouveaux cartoon Tom & Jerry plutôt que de s'évertuer à leur offrir des long métrages qui leur conviennent si peu.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Pas de sortie sur support UHD (même aux USA) malgré une source idéale et déjà prévue pour, mais le simple Bluray se révèle de très haute qualité avec des couleurs pimpantes, des noirs bien tenus, une définition constamment performante et une compression invisible. Travail parfait dont les seuls défauts sont dus plutôt à des questions esthétiques liées à cette cohabitation pas toujours très naturelle entre les acteurs réels et des créatures animées étrangement plates.

 


Son :
Un peu dommage que seule la version originale ait été aussi généreusement servie avec un Dolby Atmos extrêmement riches, fluides, explosifs parfois et surtout à la spatialisation tonitruante. La version française, celle avec laquelle la grande majorité le regardera en compagnie de la progéniture, doit se contenter d'un Dolby Digital 5.1 bien moins ample et vif. Les grosses séquences de poursuites et de destruction fonctionnent plutôt bien mais les atmosphères manquent de présence.

 


Interactivité :
Comme souvent pour ce type de divertissement grand public le contenu de la section bonus reste relativement light. Pas forcément en termes de segments proposés mais plutôt coté contenu avec un très court making of où on joue surtout la carte de l'hommage aux classiques du cartoon, quelques interviews promos supplémentaires ou un bêtisier pas bien drôle. Le plus intéressant est à voir du coté des scènes coupées avec une introduction inédite (très proche du film de 92) et quelques détails sur la vie de Kayla, ainsi que découpage plus précis, et technique, de la fabrication des scènes du mariage et de la fourrière. Tiens, même pas un petit cartoon d'archive...

Liste des bonus : Scènes coupées (13'), Bêtisier (3'), Donner vie à Tom & Jerry (14'), Le Monde de Tom & Jerry (4'), #TeamTom vs. #TeamJerry (4'), Une maison pour une souris (4'), Le guide de la faune de New York (4'), Le Mariage de Ben et Preeta (5'), Une scène prend vie (9').

 
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