DEMONIC
Canada - 2021
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Genre : Horreur
Réalisateur : Neill Blomkamp
Musique : Ola Strandh
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 94 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 20 septembre 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Une jeune femme libère de terrifiants démons à l’origine d’une querelle vieille de plusieurs décennies avec sa mère.
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The exorcist on line

Six ans après le très sympathique Chappie, Neill Blomkamp revient sans crier gare (gare !) avec un film de possession démoniaque qui se plonge dans les artifices modernes du numérique. Blumhouse n'est pas loin, le talent lui est hors ligne.

Propulsé nouveau génie de la SF avec le malin et très original District 9, Neill Blomkamp n'a malheureusement pas réussi à maintenir le même niveau par la suite, perdant pied dans le blockbuster Elysium et une certaine cohésion dans Chappie. Le succès prend progressivement ses distances, et les studios tout autant qui le laisseront sur le carreau en annulant son projet de nouveau film Alien, pourtant soutenu par Sigourney Weaver, et son Robocop Returns. Une poignée de courts métrages alléchants plus loin, le voici donc obligé de mettre en pause un certain The Inferno avec Taylor Kitsch pour cause de pandémie mondiale de Covid. Sans doute lassé de cette succession d'impairs, Blomkamp prend le démon par les cornes, rédige un scénario beaucoup moins ambitieux, plus économique, et tourne en quelques semaines et dans le plus grand succès ce Demonic, énième variation autour d'une possession démoniaque et d'une tragédie familiale. Un drame du passé, une mère que l'on croyait morte qui ressurgit dans un centre hospitalier, une malédiction séculaire qui vient taper du pied, une commando de prêtres exorcistes qui font figuration...

 

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Si le changement de genre aurait pu être salutaire au scénariste / réalisateur, il n'en résulte malheureusement qu'un resucée de dizaines de clichés déjà bien éprouvés par une tripoté de DTV avant lui. Déjà vu mille fois, et qui plus est assez mal exécuté avec des personnages secondaires transparents et inutiles, une construction laborieuse et peu convaincante et une héroïne, Carly (joué par Carly Pope, déjà présentes dans District 9 et Elysium) qui semble constamment se demander ce qu'elle fait là... et ce qu'elle est censée jouer. Impossible ici de reconnaître les débuts prometteurs de Neill Blomkamp, voir même un soupçon de talent de faiseur qui aurait pu donner un peu d'énergie à l'ensemble. Lent, ennuyeux, souvent crétin, fade au possible, jamais effrayant, Demonic serait certainement passé totalement inaperçu sans le nom de Neill Blomkamp posé en gros sur l'affiche. Ne reste finalement de ce derniers qu'un design très volatile du dit démon, un flashback granuleux et surtout quelques poignées de séquences étonnantes façon réalité virtuelle. Comme dans The Cell, mais en beaucoup plus sobre : Carly tente de contacter sa mère directement en rentrer dans son esprit par un dispositif technologique révolutionnaire. Si l'argument ne tiens pas une seconde, ces quelques minutes, tournées en utilisant une technique innovante de captures volumétriques, reprennent à leur compte, et assez joliment, toute une grammaire vidéoludique assez engageante et esthétique... qui pour le coup rejoint enfin les thématiques personnelles du metteur en scène. Malheureusement là encore, le film ne va pas assez loin, balance son concept en quelques plans, l'achève par une tentative de flippe bien tristoune et repart suivre la grisaille du réel. Triste film.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Sans grande surprise le rendu technique de Demonic est parfait en Bluray. Un master HD 2K travaillé à partir de sources capturé avec la Arri Alexa Mini et autres caméra du même type, qui donne à l'ensemble un rendu numérique très prononcé (particules flottantes, rais de lumière...), mais bien géré. Les noirs sont profonds, les contrastes solides, les couleurs volontairement assez ternes et la définition poussée au max.

 


Son :
Film d'horreur oblige le DTS HD Master Audio 5.1 joue énergiquement sur la moindre apparition démoniaque, sur le moindre jump-scare ou plongée dans le noir pour imposer une dynamique très présente à défaut d'être particulièrement subtile.

 


Interactivité :
Aucune explication sur les motivations du réalisateur, il faut se contenter ici deux neufs petites vidéos tournées en Super 8 (oui c'est arty) sur le plateau de tournage. Quelques instantanés sans son qui ne servent au final à pas grand-chose.

Liste des bonus : Images du tournage en Super 8 (18')

 
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