TRAIN D’ENFER
France - 1965
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Image de « Train d’enfer »
Genre : Espionnage
Réalisateur : Gilles Grangier
Musique : André Hossein
Image : 2.35 16/9
Son : Français DTS HD Master Audio 1.0
Sous-titre : Français pour sourds et malentendants
Durée : 92 minutes
Distributeur : Coin de Mire
Date de sortie : 10 septembre 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Des conjurés fomentent un attentat contre l’Émir Ali Salim, qui doit prochainement arriver en France sur la côte d’Azur. Antoine, athlétique agent des Services de Renseignement Français, réussit, en se faisant passer pour un agent double, à entrer dans le complot pour tenter de le faire échouer…
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du rififi sur la côte d'azur

Rejeton bien franchouille des trépidations de James Bond 007, voici Train d'enfer, film d'espionnage bourré de cascades et de gadgets mais avec un budget à des lieues du blockbuster americano-british. Heureusement Jean Marais est là pour faire le show.

S'il est de coutume aujourd'hui de ne citer sérieusement que les grands films d'auteur portés par Jean Marais, et en premier lieu ceux de son partenaire Jean Cocteau, c'est injustement trop vite oublier une carrière beaucoup plus généreusement tournée vers le cinéma populaire et le grand spectacle. Les classiques des films de cape et d'épée dans les années 50 avec, entre autres, Le Bossu ou Capitaine fracasse, la saga des Fantômas, mais aussi par extension une belle sélection de rip of de James Bond durant les années 60 avec les aventures de Stanislas Dubois (L'Honorable Stanislas, Plein feu sur Stanislas), Le gentleman de Cocody et ce Train d'enfer. Une coproduction italienne, espagnole et française, qui n'a bien entendu pas forcément les épaules pour concurrencer les prouesses de son équivalent anglais, même si les ambitions sont bel et bien là : petit détour exotique en décors espagnol, superbes bagnoles (une Alfa Romeo 2000 Spider parait-il) équipé d'un téléphone (gadget !), une agent double particulièrement sexy (Marisa Mell), un vieux scientifique nazi planqué dans un bunker secret... Sans oublier un laser ultra-sophistiqué qui menace l'équilibre du monde, mais qu'on ne verra jamais (budget, budget).

 

l'as des as


Un peu un parent pauvre, mais pourtant très solidement emballé par l'artisan vétéran Gilles Grangier (Le Désordre et la nuit, 125 rue Montmartre), chaleureusement photographié par l'italien Antonio Macasoli (Les Dernier jours de Pompéi, Le Signe de Zorro) et carrément swingué par les compositions jazzy de André Hossein (Un été 42), il reste un spectacle charmant, rétro et coloré où les services secrets français pratiquent le bon mot et bien entendu le fameux casse-croûte pâté et petit rouge. On est un peu loin du flegme britannique, la trame et ses pseudos retournements de situations sont un peu mollassons, mais c'est aussi ce qui fait son charme comme pour les vieux 0SS 117 ou les Coplan. A l'instar de notre Jean Marais qui a 52 ans s'affiche dans une forme olympique, plongeant lui-même dans la bagarre (et elles sont nombreuses), effectuant ses propres cascades (et elles sont nombreuses) et se dévoilant tout en virilité (et oui) dans une course poursuite en hors-bords où lui reste accroché au manche du ski nautique ! Altier, dynamique, bondissant, séducteur, constamment crédible et jamais doublé comme un certain Roger Moore, le précurseur de Belmondo faillit même y rester à deux occasions évitant de peu un train imprévu (la caméra fut pulvérisée) et manquant de tomber d'une falaise à cause des freins défaillants de sa voiture. Et il y en a qui appellent ça du cinéma de papa.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Et voilà encore une superbe restauration concoctée par Coin de Mire, avec le concours de TF1 Vidéo, effectuée à partir d'un scan 4K inédit du négatif original et de quelques portions d'un interpositif. En dehors d'un curieux gros plan très granuleux de quelques secondes, le film s'affiche dans des conditions optimales avec des cadres d'une propreté impeccable, à la définition imposante, au léger grain harmonieux, à la profondeur bien présente et à la palette de couleurs estivales. Une petite merveille.

 


Son :
Encore un sans faute avec la restauration de la piste mono d'origine, délivrée en DTS HD Master Audio 2.0 pour un meilleur confort d'écoute. Là aussi aucune faiblesse à noter, de la musique aux dialogues en passant par le bruit des mandales, tout est clair et frais.

 


Interactivité :
Nouveau volume de la collection La Séance de Coin de mire, Train d'enfer est donc proposé sous la forme d'une superbe mediabook noir aux lettrage doré, comprenant les habituels goodies (mini poster, photos) et un livret composé de photos d'exploitations et de documents d'archives. Sur le disque proprement dit, les connaisseurs pourront ainsi se délecter de la fameuse séance de cinéma à l'ancienne (en option) avec en prémisse du long métrage un journal d'actualité de 1965 s'intéressant aussi bien au Vietnam qu'au Beatles en passant par les prochaines élections présidentielles ou à « l'Amérique noire ». Toute une époque. Après la bande annonce du sympathique Le Jardinier d'Argenteuil, le programme continue avec une nouvelle sélection de pubs cinéma comme on en fait plus. Les crackers Belin, les glaces Gervais ou un téléviseur Philips qui en voit de toutes les couleurs... La star restant ici tout de même Catherine Deneuve qui s'essaye aux dernières flagrances.

Liste des bonus : La séance complète avec actualités Pathé, réclames publicitaires et bandes-annonces d'époque, un livret reproduisant des documents d'époque (24 pages), 10 reproductions de photos d'exploitations (14,5 x 11,5 cm), la reproduction de l'affiche d'époque (29 x 23 cm).

 
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