KIKI, LA PETITE SORCIèRE
魔女の宅急便 - Japon - 1989
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Kiki, la petite sorcière »
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi
Image : 1.85 16/9
Son : Japonais et français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 103 minutes
Distributeur : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 25 août 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Kiki, la petite sorcière »
portoflio
LE PITCH
Chez Kiki, treize ans, on est sorcière de mère en fille. Mais pour avoir droit à ce titre, il faut subir une épreuve initiatique. Kiki doit quitter les siens pendant un an et leur prouver qu’elle peut vivre en toute indépendance dans une ville de son choix. Un beau soir, accompagnée de son chat Jiji, après avoir embrassé ses parents et sa grand-mère, elle enfourche son balai et met le cap vers le sud « pour voir la mer »… Le lendemain, elle atterrit dans une sympathique ville ...
Partagez sur :
A Kind of Magic

5ème long métrage d'Hayao Miyazaki et ultime concrétisation de l'hégémonie artistique du studio Ghibli après les succès de Mon Voisin Totoro et Le Tombeau des lucioles, Kiki la petite sorcière n'est pourtant pas forcément le film le plus cité de son auteur. Il reste pourtant l'un de ses contes les plus gracieux, évocation admirable de l'enfance et de sa magie.

Rien n'est peut-être plus compliquée que de composer ses films sur un assemblage de petits riens, c'est pourtant ce que reproduit à nouveau Miyazaki à peine un an après la sortie de son Totoro, et ce sans même disposer en toile de fond d'un véritable drame familial et une tension reposant, par exemple, sur l'état de santé d'une maman à l'hôpital. Dans Kiki, il est simplement question d'une jeune fille de 13 ans qui part vivre un an en tout indépendance dans une ville loin de ses parents. Pétrie de bonnes volontés, de bons sentiments, et persuadée que le monde va s'ouvrir de lui même à elle, celle-ci découvre qu'elle doit pourtant y trouver sa place, la conquérir et changer enfin ce dernier par elle-même. L'adieu à une certaine innocence et un récit initiatique des plus limpides mais qui capture avec fraîcheur et sincérité toutes les nuances d'une pré-adolescente. Ses sautes d'humeurs, ses convictions forgée dans l'acier, ses incertitudes, ses petits airs de bêcheuse lorsque le sympathique Tombo tente de se rapprocher d'elle... Même sa tendance l'ennui. Comme auteur et réalisateur, Miyazaki a souvent montré qu'il était un fin créateur de personnages, en particulier en ce qui concerne les jeunes filles, mais ici, ce que l'on pourrait appeler « les artifices » narratifs se résume à un seul et unique ingrédient : Kiki est une sorcière.

 

bewitched


Elle se promène donc à dos de balais (ce qui lui permettra de trouver son métier de livreuse volante) et dialogue avec son chat Jiji. Il est pourtant ici moins question de sorcellerie et de fantastique que d'une extrapolation de la magie de la jeunesse, de cette vision pleine d'espoir vers l'avenir, de la découverte des possibles. Logique alors que Kiki, la petite sorcière ne se construise alors comme une suite de petit épisodes anodins, de rencontres heureuses avec divers habitants de la ville, tous à leur manière lui apprenant la générosité et l'ouverture vers les autres. Un petit bijou tout en sensibilité, en émotions et en authenticité qui ne pouvait véritablement éclore que devant la caméra de Miyazaki et au sein du studio Ghibli. Un film d'animation produit encore à 100 % par des méthodes traditionnelles (pas d'ordinateur ma p'tite dame), où les décors peints à la main font resplendir une vision exaltante et maniériste d'une citée européenne, entre les abords méditerranéens et la Suisse, comme constamment plongé dans un printemps radieux, et où l'animation ne cherche pas une fluidité hyperréaliste mais la vraie humanité dans chaque personnage. Et malgré la féerie du voyage, auquel l'indispensable Joe Hisaishi ajoute un soupçon de mélancolie et de nostalgie, Kiki la petite sorcière est certainement le film le plus naturaliste de Miyazaki, et le plus épuré, ce qui le rend d'autant plus beau.

Nathanaël Bouton-Drouard








Partagez sur :
 

Image :
Pas de surprise pour ceux qui avaient déjà visionné le film dans la précédente édition, le master fourni par le studio Ghibli est une pure merveille. Un scan à la source de très haute volée, un nettoyage approfondi du moindre photogramme et un réétalonnage d'une rare générosité délivre une image splendide, délicate et richement colorée. Une belle façon de célébrer les qualités graphiques de l'animation traditionnelle soulignée par ce léger grain qui accompagne chaque coup de pinceau sur les décors.

 


Son :

On préserve comme toujours pour le studio le mix original stéréo, délivré donc dans un DTS HD Master Audio, qui vient surtout y apporter une clarté idéale et une stabilité sensible. Quelques petits effets dynamiques latéraux avant donnent un peu d'énergie à l'ensemble, mais le tout est essentiellement frontal. A l'instar du doublage français, qui au passage s'en sort assez bien dans son interprétation.

 


Interactivité :
On espérait peut-être un petit regain d'interactivité avec le changement d'éditeur. Dommage, le seul bonus disponible ici reste cette petite vidéo, fatiguée, présentant le tableau dessiné par Ursula dans le film. On ne peut que regretter la disparition de la fameuse version intégrale du film en storyboard.

Liste des bonus : « Le Tableau d'Ursula » (2'33"), Bandes-annonces

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021