LE SECRET DE MON SUCCèS
The Secret of My Success - Etats-Unis - 1987
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Genre : Comédie
Réalisateur : Herbert Ross
Musique : David Foster
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 110 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 17 août 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Le Secret de mon succès  »
portoflio
LE PITCH
Fraîchement diplômé, Brantley Foster quitte son Kansas natal pour tenter sa chance à New York. Après quelques déconvenues, il est engagé au courrier dans la société de son oncle Howard, Penrose Corporation. Très vite, il se rend compte que la gestion est exécrable. Son talent et son audace vont lui faire grimper les échelons…
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Yuppie and me

Preuve de l'aura colossale de Michal J. Fox au cours de cette seconde moitié des années 80, Le Secret de mon succès fut l'un des grands cartons de l'année 87, dépassant allègrement quelques films cultes comme L'Arme Fatale, Predator ou Robocop en se plaçant 6ème au classement américain. Et on ne parle pas liste d'attente en vidéoclub. Aujourd'hui injustement relégué au rayon nostalgie, le film ne fait pas que sourire ironiquement.

Surfant sur les succès successifs de Retour vers le futur et Teen Wolf, sans compter sur le retour évènement sous la forme d'un téléfilm spécial de la série qui l'a fait connaître, Family Tie, l'acteur ne se départie pas totalement de la formule comédie populaire qui lui va si bien mais se détache sensiblement de ses rôles d'adolescents charmeurs, pour entrer plus directement dans l'âge adulte. Pas de grands bouleversements car c'est clairement son personnage habituel qui prend de l'âge, désormais jeune homme un peu poissard (il perd son job de rêve des les premières minutes) mais débrouillard, inventif, espiègle et définitivement charmeur, qui va redresser la barre de son destin et devenir... un parfait petit yuppie. L'Amérique de Reagan bat son plein, la philosophie de la gagne, du travail, du pognon et de la réussite économique tout autant, et Le Secret de mon succès peut avoir aujourd'hui quelques angles embarrassant avec la distance des années. Une telle célébration du clinquant, de l'ambition carriériste et la naïveté idéologique du propos peut laisser pantois... Surtout que la même année Oliver Stone signait avec Wall Street une charge brutale contre les déviances du système. Un vraie produit de son époque, aux allures volontaires de teen comedy, généreusement inspiré par La Folle journée de Ferris Bueller (jusqu'au tube de Yello « Oh Yeah »), baigné autant dans une photographie lumineuse, presque fluo parfois, signée Carlo Di Palma (Blow Up), que dans une bande sonore synthétique attendue et son déluge de tubes radios.

 

Brantley Business


En terrain connu, et éprouvé, et pourtant Le Secret de mon succès reste une comédie plus que recommandable, souvent très réussie même et pas uniquement grâce à la prestation énergique et exemplaire de Michael J. Fox. Ce dernier incarne ainsi un jeune arriviste, mais sympathique, relégué au service courrier de la boite qui pour faire reconnaître ses qualités de salary man va profiter d'une faille dans l'organigramme et endosser l'identité d'un jeune loup aux idées novatrices. Deux jobs, une seule journée de travail, voilà déjà qui compose un joli tableau, mais il faut aussi y ajouter sa romance avec Helen Slater (premier Supergirl) et son irrésistible sourire. Si elle est poursuivi par son ancien amant, actuel patron et oncle lointain de Brantley Foster, ce dernier est harcelé (limite abusé) pas son épouse... Accessoirement sa tante, mais éloignée tout de même. Un imbroglio sentimental digne de Marivaux et d'une certaine école de la comédie de mœurs, qui offre clairement au film ses meilleurs moments, que ce soit une parodie de Jaws dans une piscine, mais avec les dents de taty cette fois-ci, ou une longue séquence de déambulations nocturnes, de portes qui claque et de changements de lits, qui frise l'absurde. Des quiproquos à foison, des dialogues souvent bien sentis, une interprétation générale très solide et un rythme savamment mené par le réalisateur Herbert Ross (Footloose avec Kevin Bacon), n'en font peut-être pas un classique du genre, mais un excellent moment certainement.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Reprenant manifestement une copie vieillissante délivrée avec toujours autant de soin (sic) par Universal à ses éditeurs tiers, Elephant propose un master HD heureusement loin d'être catastrophique. Certes la gestion du grain est parfois assez problématique, en particulier dans les passages lumière / obscurité et les séquences sombres, et les cadres ne sont pas toujours d'une propreté exemplaire, mais la copie n'a subie aucune retouche numérique disgracieuse. Elle préserve ainsi toute sa profondeur, sa matière et délivre même quelques variations de teintes très agréables. Perfectible, mais on ne peut plus cinématographique.

 


Son :
Mêmes sensations de solidité et de rugosité avec les pistes anglaise et française qui tout en restant dans une stéréo d'époque imposent une clarté et une propreté très agréable. Si le doublage est parfaitement réussi (avec la voix inimitable de Luq Hamet) il écrase cependant un peu les intentions plus énergiques de la version originale, dynamique et percutante.

 


Interactivité :
Nouvelle intervention de Julien Comelli (déjà croisé à de nombreuses reprises sur les éditions Elephant Films), cette fois-ci accompagné devant la caméra par son camarade Erwan Le Gac, On retrouve ce ton décontracté habituel qui peut séduire comme agacer, mais cette fois-ci décuplé par la forme du bonus : une conversation entre deux potes qui parlent autant du film, de ses aspects les plus 80's et les plus discutables, que d'eux même.

Liste des bonus : « Yuppie Attitude » : document de Julien Comelli et Erwan Le Gac (55'), Bande-annonce d'époque.

 
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