SPACE JAM
Etats-Unis - 1996
Image plateforme « Bluray 4K »
Image de « Space Jam »
Réalisateur : Joe Pytka
Image : 1.85 16/9
Son : Dolby Atmos et Dolby True HD 7.1 anglais, Dolby Digital 5.1 français, espagnol...
Sous-titre : Français, allemand, italien...
Durée : 87 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 7 juillet 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Space Jam »
portoflio
LE PITCH
Panique au pays des Looney Tunes ! Les affreux Monstars, venus de l’espace, sont venus kidnapper Bugs Bunny et ses amis pour les emmener dans un parc d’attractions extra-terrestre ! Seule chance pour nos héros d’échapper à leur sort : battre les Monstars au Basket Ball. Mais face aux super-pouvoirs des extraterrestres, Bugs, Daffy, Titi et les autres n’ont plus qu’un espoir : faire jouer dans leur équipe le plus grand basketteur de tous les temps : Michael Jordan en personne ...
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à l'aise dans ses baskets

Désormais suivi par un Nouvel ère déjà honteux, Space Jam premier du nom fut un sacré succès en 1996 pour la Warner. Du coté du box office mondial tout d'abord, mais peut-être plus encore du coté des produits dérivés. Des millions de dollars engrangés par un divertissement estival qui n'a peut-être jamais eu d'autres prétentions qu'être en excellent produit.

Clairement Space Jam n'est pas née dans l'esprit d'un artiste rêvant de marier basket et cartoon dans un délire générationnel, mais bel et bien dans une simple pub. Un spot produit en 1992 pour Nike, diffusé en plein Superbowl, dans lequel on voyait la star planétaire du basketball Michael Jordan aider Bug Bunny malmené sur un terrain. Un mélange animation live déjà plus que convaincant, pour un petit moment de pub réussi dont le succès rappela à la Warner le potentiel énorme de son lapin, et donna au sportif et son agent des ambitions cinématographiques. Il ne reste alors plus qu'à pousser le concept plus loin, l'étendre à un match interplanétaire, invoquer de nombreux autres Looney Tunes à la fête (avec bien entendu l'indispensable Daffy), pour trouver le concept de Space Jam. En vitrine un divertissement familial réunissant deux des activités préférés des petits américains, le ballon orange et les cartoons, et de l'autre une occasion pour les pontes de la Warner de se balader sur le studios et d'inviter les copains à prendre des photos avec Jordan (véridique). Et pendant que la vedette du film partage son temps entre tournage et entraînements pour sa reprise en NBA (la Warner fit construire un immense dôme à cet effet...), au producteur Ivan Reitman (SOS Fantômes) et surtout au réalisateur Joe Pytka de faire passer la pilule. Pas forcément envisagé dès le départ, mais devant le refus catégorique de, au hasard, un certain Zemeckis, c'est bel et bien le responsable de la pub, et accessoirement proche de Jordan, qui fut rappeler pour tenir le navire.

 

I found my smile again


Car outre la difficulté monstrueuse de mélanger les séquences avec de vrais acteurs, des personnages hystérique en animation traditionnelle et, prouesses de l'époque, de nombreux environnements et effets en images de synthèse, Space Jam doit aussi réussir à imposer un minimum de trame scénaristique, d'enjeux propres justement aux gags de Bugs et sa bande délurée. Certes ce n'est pas du Shakespeare, mais Pytka va tout de même réussir, avec l'aide en coulisse d'un certain Spike Lee (refusé officiellement comme co-scénariste par la Warner, no comment), à imprégner le métrage à la fois d'un angle méta plutôt bien senti faisant écho aux vraies hésitations de la carrière de Jordan, sortant alors tout juste de quelques mois de tentatives comme Baseballeur professionnel, tout en insufflant une vraie dynamique de film sportifs en ouvrant sur l'enfance de ce dernier, et ses rêves de gloire. Le fameux « I Believe I can Fly ».

Le film pousse même encore plus loin lorsqu'il convainc l'immense Bill Murray d'y jouer son propre rôle, rêvant de prendre la place vacante aux Chicago Bulls dans un écho aux sketchs que fit ce dernier quelques années plus tôt où il se moquait de la reconversion de Jordan. Une preuve du second degré du baskeballeur, manifestement très content d'être là et de jouer avec sa stature, mais définitivement pas un acteur mémorable. Car malgré toutes les bonnes intentions du monde, Space Jam n'est certainement pas un grand film, peinant à se mettre en marche avec une première demi-heure bien laborieuse, doté d'une mise en scène étrangement et constamment oblique, plombé par quelques gags humains lourdauds... Mais il garde un capital sympathie évident. Pour les têtes d'affiches évidement, entre Michael Jordan et la petit troupe azimuté se prenant pour des sportifs de haut niveau, pour une maîtrise technique qui a permi au film de résister aux années malgré des images de synthèse loin des standards actuels, et pour un match final où enfin l'esprit azimuté de Tex Avery prend possession du projet.

Écrasé entre les deux merveilles que sont Qui veut la peau de Roger Rabbit ? de Robert Zemeckis et Les Loony Toons passent à l'action de Joe Dante, il offre quand même une belle rencontre, même si elle se finit aux tirs au panier.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Nouveau master 2160p pour Space Jam et gros bond en avant pour une copie qui dépasse aisément celle du bluray de 2011 (présent en sus dans l'édition). Du coté des contrastes tout d'abord, de l'étendu et la tenue des couleurs en second, et bien entendu en termes de définition. L'image est beaucoup plus nette, les noirs parfaitement dessinés et le grain vient s'harmoniser élégamment avec les atours pellicules classiques. Reste les soucis naturels de Space Jam, produit en 96 a une époque encore balbutiante pour les images de synthèse, entrainant de nombreuses séquences beaucoup plus douce (l'arrivée de Jordan dans le monde des cartoons par exemple), des arrières plans synthétiques un peu baveux et différentes sources (live, animé et synthèse) qui ne se marient pas toujours sans heurt. En l'état donc, Warner a sans doute livré la meilleure copie UHD possible.

 


Son :

Sans surprise le nouveau mixage Dolby Atmos fait des merveilles, offrant une amplitude sonore totalement inédite au film. La dynamique est décuplée, rebondissant généreusement sur le moindre délire cartoonesque du film, redoublant d'énergie durant le fameux match de basket tout en respectant l'équilibre général. Une piste sonore idéale, à grand spectacle, laissant loin derrière elle le doublage français (réussi pour les looney, peu convaincant pour les autres) se trainant le même Dolby Digital 5.1 depuis le DVD.

 


Interactivité :

Nouvelle arrivée dans la collection Titans of Cult, Space Jam est proposé dans le même boitier plastique transparent contenant un pins collector, deux stickers et bien entendu l'édition steelbook elle-même. En dehors du commentaire audio assez anecdotique réunissant (parfois) le réalisateur et (surtout) Bugs Bunny et Daffy Duck, toujours pas sous-titrée d'ailleurs, les suppléments sont restés collés sur Bluray proposé dans le boitier. L'édition 2011 du film donc, avec deux clips vidéo et le making of promo d'époque mélangeant quelques informations techniques (animations, tournages sur fond vert, images de synthèses...) et beaucoup d'interviews gentiment promotionnelles. Un peu court tout ça.

Liste des bonus : Un pins métallique collector « A-OK », deux stickers « TuneSquad » et « Monstars », Commentaire audio de Joe Pytka, Bugs Bunny et Daffy Duck (VO), Clip « Fly Like An Eagle » de Seal (4'), L'hymne des Monstars « Hit'Em High » (5'), « Jammin' avec Bugs Bunny et Michael Jordan » : making of (22'), Bande-annonce originale

 
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