PARANORMAL ACTIVITY
Etats-Unis - 2009
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Paranormal Activity »
Genre : Fantastique
Réalisateur : Oren Peli
Musique : Aucun
Image : 1.77 16/9
Son : Français et Anglais en DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 86 minutes
Distributeur : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 7 avril 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Paranormal Activity »
portoflio
LE PITCH
Un jeune couple suspecte leur maison d'être hantée par un esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d'enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 86 minutes, "Paranormal Activity".
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Rumeur persistante

C'est le buzz de la fin 2009, loin devant le boursoufflé 2012 : Paranormal Activity, le petit film qui monte, qui monte... qui n'en finit plus de monter. Reste à espérer que cette bulle spéculative gonflante va gentiment éclater dans la stratosphère, au vu de la qualité effective de la chose.

 

Depuis l'arrivée des caméras numériques, permettant de shooter à moindre coût la plus petite idée qui passe par la tête, nombre de cinéaste (Romero, Balaguero & Plaza...) ont démontré que le changement de support pouvait apporter au film de genre une inventivité nouvelle et une véritable réflexion sur le matériau même. Une vague croissante qui fut initiée dès 1999 par le diablement malin et flippant Projet Blair Witch. Une influence évidente pour le premier long-métrage d'Oren Peli, soutenu depuis deux ans par ses divers passages dans les festivals du monde entier, une belle campagne promotionnelle sur Facebook et une bande-annonce qui, avouons-le, savait mettre l'eau à la bouche (même si entièrement pompée sur celle de [REC]). On en parle partout, on s'extasie devant le succès monstrueux d'une production indépendante tournée avec 15 000 dollars en poche, on se gargarise à la télévision de ce que l'on qualifie de renouveau de la flippe sur grand écran... Sauf qu'il semblerait que la plupart des ces « journalistes de cinéma » se contentent des avis d'un public ricain, traumatisé par l'esprit Youtube. Car malheureusement, on ne devient pas réalisateur en s'achetant un caméscope, ni en tournant n'importe quoi le weekend avec ses potes.

 

Ferme les yeux

 

Reposant uniquement sur l'envie de montrer quelques scènes de nuit intimistes perturpées par un soi-disant démon invisible, Paranormal Activity démine systématiquement la moindre montée de tension. Via un bruit assourdissant qui réveille l'assistance pour bien prévenir que « attention mesdames et messieurs, maintenant il faut avoir peur ». Via une créature qui s'amuse à laisser des traces dans de la farine, à faire joujou dans les escaliers et à ouvrir la porte de la chambre... brrr traumatisant, en effet ! On appelle ça du cinéma d' « horreur pour les nuls » (bientôt dans toutes les bonnes librairies, ndlr). Surtout que tout aussi grand scénariste, Oren Peli, intègre après chacune de ces nuits une petite séance de débriefing décrivant... ce que l'on vient de voir. Suivent des dialogues interminables et d'une vacuité sans nom égrenés par un couple aussi charismatique que buche, incapable de sortir de sa maison pour calmer les ardeurs du poltergeist. Au diable la crédibilité du dispositif, au diable tout semblant de dramaturgie, au diable le cinéma. Paranormal Activity est une arnaque évidente, dont l'ampleur a même dû étonner son principal instigateur, qui s'était après tout contenté de diluer ses 90 minutes avec une lenteur difficilement supportable. Quant au grand final (minable si l'en est) que le distributeur demande de garder secret pour ne pas en éventer l'effet (on rigole-là)... encore aurait-il fallu que la bande-annonce évite de le balancer à la première occasion. Après, si quelqu'un pouvait simplement nous expliquer ce qu'il y a de terrifiant là-dedans en dehors de l'outrage fait au cinéma, merci de nous contacter. 

Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

 

 

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Image :

Devant l'indigence de la photographie, on se demandait réellement en quoi le Blu-ray pouvait supplanter, dans le cas présent, le simple DVD. Le gain est tout de même visible au niveau des détails (on aperçoit l'heure sur le four de la cuisine... super), même si les couleurs tendent toujours autant à baver, en raison de la caméra utilisée lors du tournage. C'était déjà moche en salles, ça ne va donc pas s'améliorer par miracle en Home Cinema, en dépit du professionnalisme évident de Wild Side.

 

Son :

Même remarque que pour l'image : un mauvais son, même compressé en DTS-HD Master Audio, reste un mauvais son. Les vrombrissements annonçant chaque phénomène surnaturel (ce qui casse dès lors tout suspense ; bien joué M. Peli) sont toujours aussi irritants, tandis que la version française, aussi naturelle qu'un épisode d'Hélène et les garçons, est à éviter comme la peste.

 

Interactivité :

L'inévitable rencontre avec le réalisateur (une exclusivité française) a de quoi laisser perplexe, Oren Peli assurant être tout à fait calé en termes de mise en scène, puisqu'il a visionné tous les making of inclus dans sa DVDthèque (sic !). Il est également amusant de le voir décrypter le pourquoi de son intrigue, basée sur de simples contraintes budgétaires. La fin alternative se montre encore plus drôle, voyant l'héroïne s'égorger face caméra tout en tombant bord cadre, Benny Hill style ! Peut-être bien embêté par la pauvreté de réflexion qu'inspire le sujet, l'éditeur a inclus sur le disque un très bon petit making of de [REC]², future sortie Wild Side. Une preuve, qu'on aime ou non le film, qu'il est possible de jouer autour de la caméra subjective sans oublier de faire du cinéma...

 

Liste des Bonus : Fin alternative, interview du réalisateur, making-of de [REC]², Bandes-Annonces.

 
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