CUT
Australie - 2000
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Genre : Horreur
Réalisateur : Kimble Rendall
Musique : Guy Gross
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 82 minutes
Distributeur : BQHL
Date de sortie : 15 juin 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Cut »
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LE PITCH
Jeune réalisatrice, Ruffy Carruthers embarque un groupe d'étudiants en cinéma dans une aventure dont elle ne mesure pas les risques : mettre la touche finale à Hot Blooded, un film d'horreur laissé inachevé quatorze ans plus tôt, après qu'un inconnu masqué a notamment assassiné son auteure… Si, autrefois assistant sur le film en question, le professeur Lossman désapprouve cette idée, il ne peut s'y opposer, d'autant que sa star se dit désormais prête à reprendre son rôle. Dans ...
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Attention chérie, ça va couper

En l'an de grâce 2000, parvenait dans nos contrées, en passant par les montagnes vosgiennes du festival de Gérardmer, un petit slasher australien dénommé Cut. On est alors en pleine vague post-Scream, dont le succès mondial et le positionnement méta/slasher entraînent une très longue vague de descendances plus ou moins inspirées. Un phénomène qui trouvait écho jusqu'en Australie où le réalisateur Kimble Rendall bouclait ce petit film d'horreur au budget modeste.

Cut s'inscrit dans une lignée d'œuvres s'appuyant sur un concept de mise en abîme, puisqu'on y suit une bande d'étudiants en cinéma bien décidés à achever le tournage d'un slasher stoppé net quelques années plus tôt en raison des meurtres commis sur le plateau par l'un des comédiens. Une poignée d'années plus tard, l'actrice principale revient dans son rôle, tandis que la nouvelle réalisatrice reprend à son compte cette histoire de tueur en série masqué et amateur de cisailles...
Disparu des radars depuis bien longtemps, Cut s'avère un hommage plutôt respectueux et connaisseur du genre dans lequel il s'inscrit et ne démérite pas à sa manière. Néanmoins, il n'offre aucune surprise à l'amateur éclairé. Le film de Kimble Rendall suit un schéma bien établi et ne sort jamais des rails. Les meurtres se succèdent, sans être révolutionnaires et originaux, ils arborent des effets spéciaux en dur plutôt efficaces. Toutes les composantes du slasher sont là, avec un léger aspect Whodunit dans un premier temps, puisqu'on ignore qui enfile le masque du tueur, mais une orientation qui laisse vite place à un versant "fantastique" assumé, aspect qui provoque d'ailleurs toujours le débat de la légitimité dans le genre. Mais c'est un autre débat...

 

Un fan-film plus abouti que la moyenne


Avec son postulat de film dans le film, Cut plonge dans l'envers du décor, sans aller bien loin non plus, ni entrer dans le détail, avec une approche naïve pas bien méchante, mais qui ne propose rien de bien riche à se mettre sous la dent. D'ailleurs, l'argument méta du film est peut-être ce qui peut le plus irriter, car condensé en une trop grande abondance de clins d'œil et de citations de titres du genre sans jamais rien en faire. A la longue, ça en devient globalement agaçant, là où le pilier Scream, même dans ses séquelles les moins abouties, s'appuyait sur un véritable discours en miroir sur les règles et la nature même du slasher. Incomparable. Ici, le film dans le film n'est qu'un décor, une simple toile de fond jamais interrogée.
Alors que retient-on aujourd'hui de Cut ? Et bien pas grand chose... Un petit film sympathique, fait avec passion, incontestablement, mais sans aucune personnalité. Dans le même style, on a vu mieux ailleurs, ici, Kimble Rendall se contente d'aligner les clichés, de manière efficace, certes, de convoquer Molly Ringwald (The Breakfast Club) et la chanteuse Kylie Minogue pour une courte apparition et met en scène un tueur masqué à l'allure plutôt convaincante, mais perd en route la substance qui aurait pu en faire autre chose qu'un fan-film plus abouti que la moyenne... D'ailleurs, suite au succès modeste de ce premier long-métrage, Kimble Rendall, qui n'avait jusqu'alors pas fait grand chose, n'en a pas profité pour faire fructifier sa carrière de cinéaste, à part quelques bisseries oubliables (Bait en 2012 et 7 Guardians of the Tomb en 2018). Mais le bougre affiche quelques lignes importantes à son CV en tant qu'assistant réalisateur chez les Wachowski ou encore Alex Proyas. Quand même...

Nicolas Mouchel






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Image :
Ce disque haute définition proposé par BQHL Editions assure une qualité assez remarquable pour une image que l'on devine soumise à des contraintes de luminosité et d'exposition limitées à l'époque du tournage. On y retrouve un grain assez prononcé mais surtout un niveau de détails et une restitution des couleurs très satisfaisants, ainsi que des contrastes plutôt corrects, même si les scènes de nuit souffrent d'un grain un peu trop présent. Quelques défauts d'image en début de film à noter dont on ignore s'ils sont volontaires. Mais rien de dramatique.

 


Son :
Deux pistes en anglais et français sont proposées, avec un rendu assez remarquable, dynamique et clair, les dialogues y trouvent leur place sans aucun souci, l'ambiance sonore et la musique ne sont pas en reste.

 


Interactivité :
Le commentaire audio du réalisateur Kimble Rendall a la bonne idée d'être proposé en VOST. Merci à l'éditeur. En revanche, le making-of de deux minutes brut de décoffrage montrant des instantanés de tournage n'a clairement pas la légitimité d'en être un. Bien trop succint pour être pertinent.

Liste des bonus : Commentaire audio du réalisateur Kimble Rendall ; Making-of (2') ; Bande-annonce.

 
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