LA MURAILLE DE FEU
La Gerusalemme liberata - Italie - 1957
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Genre : Aventure
Réalisateur : Carlo Ludovico Bragaglia
Musique : Roberto Nicolosi
Image : 2.35 16/9
Son : Français et Italien 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 100 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 4 mai 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Lors de la première Croisade, Godefroy de Bouillon et son armée s’apprêtent à assiéger Jérusalem, afin de la délivrer des infidèles. Le Croisé Tancrède fait prisonnier deux femmes : Herminie, la fille du prince d’Antioche, et Clorinde. Cette dernière se laisse séduire par Tancrède. Jalouse, Herminie la dénonce comme alliée aux musulmans.
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chevalier sans frontière

Artus n'en finit plus d'exhumer des œuvres oubliées aussi différentes les unes des autres pour notre plus grand bonheur. Se tournant allègrement vers les films bis, l'éditeur français s'attaque aujourd'hui à une collection dite de « chevalerie » dont les cinéastes italiens ont su user jusqu'à la corde.

En cela le metteur Carlo Ludovico Bragaglia en est un digne représentant. Inconnu (ou presque) du grand public, il a œuvré dans plus d'une soixantaine de films répartis sur une période de 30 ans. Débutant au théâtre avec son frère, il choisit rapidement les contrées cinématographiques plus prolifiques et particulièrement celles du cinéma populaire. Il fait ses armes sur différentes comédies en dirigeant notamment l'acteur Toto. Le temps aidant, il se spécialisa ensuite à l'aube des années cinquante dans les prolifiques péplums que le pays produisait à la chaîne. Parmi eux se tourne le film du jour : La Muraille de feu. Tiré d'un poème épique italien datant de 1591 au doux nom de La Jérusalem délivrée, il a la particularité de faire dresser sur leur tête les cheveux de tous les historiens par sa veracité. Car ni les vers du XVIe siècle ni le film de 1957 ne semblent se soucier un tant soit peu de la dure réalité de l'époque.

 

exigence où es-tu ?


L'intrigue s'inspire librement des croisades menées par les fiers anglais ayant pour seules intentions de délivrer la Jérusalem éternelle de son siège perpétré par les Sarrasins en 1090. Bon, disons-le clairement, pas question ici d'évoquer les massacres et les pillages, au risque de faire désordre. Le croisé Trancede tombera fou de la belle Clorinde tandis que la fille du prince d'Antioche est folle de jalousie. S'en suis alors complots et trahisons, batailles et duels. Un calibrage parfait pour les amateurs de romances et de films épiques. Enfin, c'est ce qu'on aimerait. Car si l'histoire d'amour est bel et bien le cœur du récit, le spectateur a bien du mal à y croire. Faute aux acteurs qui déclament ici leur texte sans grande conviction dans leurs beaux costumes d'apparat. Ceux-ci, étrangement, apportent un charme indéniable au film et en constituent un atout non négligeable. Du point de vue épique on repassera ; le terme porte mal son nom sans doute dû à un budget trop étriqué. Souvent filmés en plan serré les combats bien trop statiques pèchent par manque d'envergure. Le metteur en scène en pilotage automatique les enchaine avec autant de conviction que ses figurants qui ne savent que faire des armes qu'on leur a mises entre leurs mains. L'ennui fini petit à petit à s'installer.

Film typique d'une époque, La Muraille de feu fait partie de ces métrages que l'on regarde d'un œil distrait les dimanches après-midi pluvieux. Sans surprise, l'on sait pertinemment que l'on ne regardera pas un film d'une véracité historique à toute épreuve. Notre perversité et notre curiosité auront malgré tout le dessus et nous nous y attarderons d'un air ricanant peut-être mais avec aussi un zest de bienveillance.

Cédric Lemaire







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Image :
Le master est bien souvent granuleux et a tendance à saturer à de nombreux moments. Néanmoins le film a bien été remasterisé et se trouve bien plus probant sur la gestion des couleurs.

 


Son :
Bien plus vivante en Italien, la piste son est très correct. Artus nous offre ici un montage intégral avec des scènes jamais doublées. Ces passages passent automatiquement en vost dès lors que vous le regardez dans cette langue.

 


Interactivité :

Sur le disque proprement dit, vous n'aurez droit qu'à un diaporama de photos et le générique français d'époque. Heureusement un joli livret a été glissé dans le digipack. Un petit ouvrage très complet signé François Amy De La Bretèque, spécialiste de la réprésentation médiévale au cinéma, qui aborde tous les versants du film, historiques et esthétiques.

Liste des bonus : Livret de 24 pages, Diaporama d'affiches et photos 3', Générique français 1'

 
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