GREAT WHITE
Australie, Etats-Unis, Royaume-Uni - 2021
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Horreur
Réalisateur : Martin Wilson
Musique : Tim Count
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 88 minutes
Distributeur : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 9 juin 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Great White »
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LE PITCH
Un voyage touristique bucolique se transforme rapidement en cauchemar lorsque cinq passagers d’un hydravion se retrouvent coincés avec des requins blancs à des kilomètres du rivage. Dans une tentative désespérée de survie, le groupe essaie de se rendre à terre avant qu’il ne manque de provisions ou qu’il ne soit dévoré par les requins affamés qui se cachent juste sous leurs pieds…
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la pêche au gros

La saison des requins est décidément loin d'être terminée en Australie où malgré la rude concurrence locale, le squale est encore et toujours le symbole d'une nature revancharde et affamée. Et c'est pas un hydravion qui va lui faire peur !

Revenue fièrement à flots depuis quelques années le film de requin se sépare actuellement en deux branches bien distinctes. D'un coté les grosses farces improbables et bordéliques produites dans le sillon de Sharknado et consorts, et de l'autre un pendant que l'on qualifierait presque de naturaliste, grossissant souvent le volume de la créature en question soit (on est au cinéma!) mais en restant bien plus raisonnable. Des oppositions Man vs Wild qui prennent alors la forme du thriller animalier, du survival en milieu aquatique, et qui permet à quelques petits studios indépendants de se lancer dans la traque aux succès. Et comme ceux-ci ne manquent pas voici donc le petit dernier, le sobrement nommé Great White. Une production purement australienne qui s'installe confortablement sur les côtes du continent, là où à la saison la moins chaude les requins blancs prennent un peu le large et permettent enfin le retour des baignades. Ce n'était sans oublier le réchauffement climatique, qui déboussole nos pauvres bestioles qui viennent gâcher la séance de selfie d'un petit couple en ballade romantique en bateau. Une introduction qui annonce immédiatement la couleur. Oui Great White va se contenter d'enquiller tous les clichés attendus 90 minutes durant... mais sera aussi capable d'installer une petite tension non négligeable.

 

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On passera rapidement sur le scénario proprement dit, obligeant une équipe de tour operator et leurs riches clients à s'échapper en catastrophe de leur hydravion mordillé par la bébêtte (le requin a du voir Jaws The Revenge) et de s'abriter piètrement dans un canot de sauvetage gonflable. Sans eau ni nourritue. Et en plus il pleut. Manquerait plus qu'une mouette leur chie dessus.
Les personnages sont limites caricaturaux et surtout l'ordre d'élimination est de façon amusante excessivement prévisible. Le bon pote un peu grande gueule, le couple de héros (tous blonds tout beaux), la jeune japonaise qui vient honorer son héros de grand-père, son petit amis qui travail dans la finance (un salaud donc), vont devoir alors se supporter, s'entraider, et se voir boulottés un à un. Heureusement, si on excepte une sortie d'eau un peu craignos, le (les?) requin tour à tour mécanique, réel et en synthèse, se montre particulièrement convaincant. S'appuyant modestement sur le dispositif historique des Dents de la mer, le réalisateur Martin Wilson ménage ses apparitions pendant une bonne partie du film, préférant mettre en place une atmosphère menaçante, une présence hors champs bien sentie. La moindre sortie dans l'eau s'accompagne alors de cadrages laissant toujours un peu trop de place autours des jambes ou des bras, tandis que les plans sur le canot s'accompagne de clapotis inquiétants, d'une ligne de flottaison ramassée et d'une mer d'huile impénétrable. Même s'il n'a pas souvent grand-chose d'intéressant à filmer donc, Martin Wilson fait de son mieux pour donner un peu de corps et de tenue à ce spectacle de Marineland juste un peu plus mordant que d'habitude.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Tourné en numérique soit, mais avec une certaine finesse puisque les paysages maritimes imposent autant quelques superbes couleurs sur la végétation (tant qu'il y en a) que sur les vastes étendues d'eau. La photographie est bien contrastée, avec des couleurs chairs très naturelles, et surtout les noirs tiennent admirablement la route sans artefact à l'horizon. De toute façon la définition est parfaite et le piqué imparable.

 


Son :
Comme pour l'image, même si Great White n'est pas un film de grand studio il a profité d'une production soignée et cela s'entend. Le DTS HD Master Audio 5.1 est ainsi particulierment dynamique, aussi bien capable de jouer sur quelques effets de gouttes par temps calmes, que de faire glisser l'aileron au raz de l'auditoire. De très bonnes ambiances bien placées et enveloppantes.

Liste des bonus : Aucun

 
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