LARA CROFT : TOMB RAIDER
Etats-Unis - 2001
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Lara Croft : Tomb Raider »
Genre : Aventure
Réalisateur : Simon West
Musique : Graeme Revell
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 français et espagnol
Sous-titre : Français, anglais, espagnol...
Durée : 100 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 9 juin 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Lara Croft : Tomb Raider »
portoflio
LE PITCH
Lara Croft a hérité de son père archéologue de nombreux trésors parmi lesquels une mystérieuse horloge magique. Des années plus tôt, celui-ci lui dévoila l’existence d’une organisation secrète, les Illuminati, qui s’était lancée à la recherche d’une horloge dont la clé ouvrait les portes du Temps et de l’Espace. Celle-ci est un triangle sacré qui assura, 5.000 ans auparavant, la victoire des premiers Illuminati sur leurs ennemis.
Partagez sur :
Lara Croft et la première croisade

Lorsque Tomb Raider sort sur les écrans en 2001, les adaptations cinématographiques de jeux vidéo se comptaient sur les doigts d'une main et aucune n'avait côtoyé les cimes du box office. Succès aidant, la notoriété de Lara Croft allait ouvrir cette brèche dans laquelle de nombreux héros codés allaient s'engouffrer.

Mise à part un célèbre plombier moustachu dont les rares spectateurs se rappellent honteusement les aventures sur grand écran, peu de personnages ont réussi à atteindre un statut aussi culte que celui de Lara Croft. Sorti de l'imagination des studios Eidos en 1996, le Guinness book des records a reconnu que le personnage était « l'héroïne humaine de jeux vidéo la plus couronnée de succès », en 2017. Il faut dire qu'Eidos a misé gros en se focalisant sur une aventurière mêlant action et énigmes alors que le joueur était jusque là abonné aux gros bras et grosse pétoire. Forcément, lorsque Tomb Raider déboule sur les consoles, les formes ne sont pas les mêmes. Jamais des pixels ne furent aussi sexy et tout ado un peu geek normalement constitué ne pouvait que fantasmer en suivant Lara dans ses aventures le joystick en main (euh...). Lorsque le cinéma s'empare du phénomène, il ne pouvait définitivement pas se planter sur l'actrice pour interpréter cette icône de la pop culture. Angelina Jolie s'est avérée idéale pour ce passage du pixel à la réalité.

 

Eidos, y'a un os !


Si l'argument physique de l'actrice est de première importance, ça n'en fait pas un film pour autant. Le scénario navigue entre aventures fantastiques mâtinées d'Illuminati et d'invraisemblances. Tout semble fait pour divertir le spectateur et le gamer en passant par les cases obligées, imposées par les jeux vidéo ; à savoir énigme, action, courses poursuites, le tout sur fond d'archéologie. Mais n'est pas Indiana Jones qui veut. Simon West tout frais de son succès surprise des Ailes de l'enfer est dépassé par les événements, il confond montage et mise en scène abandonnant la direction d'acteurs au profit des scènes d'action. Seul Daniel Craig pas encore rentré dans le costume de 007 dévoile déjà un certain magnétisme à l'écran. Jon Voight en papa à la ville comme à l'écran d'Angelina Jolie et Ian Glen peinent à s'imposer par manque d'investissement. West, mise à part un Expendables 2 aura du mal à performer par la suite faute de style. A l'image de Renny Harlin il donne un second souffle à sa carrière en s'expatriant en Chine pour y tourner des blockbusters locaux. Pourtant le film reste fidèle à la trame du jeu brossant le joueur dans le sens du poil en offrant une intro dans le manoir Wayne (pardon Croft) à l'image des séquences d'entrainement du jeu. Les poses sont là, Angelina est filmée sous toutes les coutures (et pour le coup mérite bien son nom) mais la sauce ne prend pas. Ce qui était un succés à l'époque à forcement vieilli en vingt années. Les jeux comme les films ont évolué, de film d'action décérébré, Tomb Raider s'est enlaidi par des CGI datés. Le féminisme révolutionnaire a pris le pouvoir, la Lara d'antan n'est plus, mais miss Croft y survivra.

Cédric Lemaire




Partagez sur :
 

Image :
Paramount exhume petit à petit son fond de catalogue et profite du vingtième anniversaire du film pour le ressortir avec un passage une restauration flambant neuve disponible aussi sur support 4K. L'image comme on s'en doute est à la hauteur avec des contrastes assumés et un piquet parfait. Du coup les effets spéciaux d'époque ont bien du mal à s'imposer dans les technologies actuelles sortant le spectateur de cet embellissement visuel.

 


Son :

Encore une belle occasion de tester ses enceintes. La pyrotechnie auditive est irréprochable. Les scènes d'actions s'imposent en HD et le travail sur les ambiances sonores reste très convaincant.

 


Interactivité :
Comme on s'y attend, les différents modules proposés nous font le tour de la création du film de manière très consensuelle. Un petit making of par-là, la conception des effets spéciaux par ci. Ajoutez un focus sur l'entrainement d'Angelina Jolie et quelques scènes coupées et le tour est joué. De quoi tenir une heure et demie tout de même.

Liste des bonus : Commentaire du réalisateur Simon West, Fouillez dans l'Univers de Tomb Raider 25', Le modelage de Lara Croft 7', Les cascades 8', Les effets visuels 20', Etes-vous joueur ? 8', Scènes Inédites 7', U2 - Elevation (Mixage Tomb Raider) 4', Autre séquence titre 2', Teaser 2', Bande-annonce 2.'

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021