THE NIGHT
Etats-Unis, Iran - 2020
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « The Night »
Genre : Horreur
Réalisateur : Kourosh Ahari
Musique : Nima Fakhrara
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 101 minutes
Distributeur : First International Production
Date de sortie : 20 mai 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « The Night »
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LE PITCH
Après avoir dîné chez des amis dans la banlieue de Los Angeles, un couple avec leur bébé décide de rentrer chez eux malgré l’heure tardive et l’excès l’alcool. Sur le chemin du retour, ils tombent en panne de GPS et se perdent. Vaincus par la fatigue, ils doivent trouver un endroit où passer la nuit, quand leur route les amène à l’Hôtel Normandie… La nuit s’annonce être sans fin…
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Un vaste hôtel perdu en zone urbaine. Des chambres vides, des couloirs interminables et des apparitions de plus en plus inquiétantes, voici ce qui attend un couple d'immigrés iraniens après une soirée un peu arrosée chez des amis. Voici ce qui attend des spectateurs plus en quètes d'atmosphères que de gros effets.

Mettant largement en avant la participation possible de l'un des nombreux producteurs à l'une des énièmes versions de Massacre à la tronçonneuse, la communication autour de l'indépendant The Night cache sa première particularité. Celle d'une coproduction américano-iranienne qui a sonné le retour sur le sol Iranien d'un film estampillé USA... du jamais vu depuis 1979 ! D'autant plus remarquable qu'effectivement The Night est un film de genre, un film d'horreur qui triture une certaine notion identitaire, une particularité culturelle, dans un décorum typiquement américain. Ici le fameux hôtel, vide et angoissant, lointain écho de celui de Shining, mais qui plutôt que la mathématique kubrikienne préfère invoquer l'inquiétante étrangeté lynchienne. S'il y est question d'apparitions, peut-être de fantômes, ou en tout cas d'ombres menaçantes, le réalisateur Kourosh Ahari jusque-là plutôt tourné vers le drame avec The Yellow Wallpaper et Generations, refuse catégoriquement les artifices de l'horreur moderne.

 

Room service


Pas de vrais jump-cut, d'images de synthèses notables, le film s'approche plus délicatement du thriller psychologique, usant de ces apparitions, essentiellement une femme et un petit garçon, comme des révélateurs de failles pré-existantes dans le couple. Des secrets, une culpabilité, des non-dits, constamment accentués par cet isolement provoqué par le contraste entre ces alentours de Los Angeles et la langue farsi parlée par ces derniers. Le film crée alors une vraie atmosphère, une angoisse latente grâce à une caméra fluide et maître de ses effets qui intrigue. Sans doute aussi car elle est admirablement amené par une poignée d'acteurs, dont Shahab Hosseni récompensé à Cannes pour Le Client, très justes et naturels. Mais The Night a les défauts de ses qualités, car à force de ne jamais trop vouloir en dire, à s'accrocher à son dispositif fantastique, au doute omniprésent, l'effet perd peu à peu de sa force, de sa pertinence, voir à tourner en rond sans aucune réponse à la clef. Nuit de folie ou nuit dans un lieu hanté ? Créatures venus souligner les pêchés du couple Naderi ou personnification d'une folie enfouie ? The Night ne choisit jamais, ni ça ni grand-chose finalement, prenant la forme d'un exercice de style techniquement intéressant, mais un peu vainc. Dommage.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Tourné en numérique The Night dégotte un superbe master HD en Bluray. Si assez logiquement quelques matières ont un peu tendance à laisser filer des zones d'artefacts lors de rares séquences sombres, la définition reste admirable de bout en bout. Une excellente gestion des lumières et des zones d'ombres, assurent une ambiance tendue.

 


Son :
La piste DTS HD Master Audio 5.1 se montre là aussi assez généreuse, réunissant la sobriété du sujet avec les atmosphères particulièrement dynamiques et coulantes du film du genre. Quelques effets biens flippants se font entendre sur les enceintes latérales et arrières et souvent aux moments les plus inattendus.

 


Interactivité :
Vraiment pas grand-chose pour accompagner le film. Quelques petites interventions bien sélectionnées de spectateurs interviewés sans doute lors d'une première aux USA sont présentés sous deux formes courtes et pas très différentes. Sans doute qu'un entretien avec le réalisateur aurait permis de lever quelques zones d'ombres.


Liste des bonus : Micro-trottoir (1'), Réactions du public (3').

 
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