LES NOVICES LIBERTINES
La vera storia della monaca di Monza - Italie - 1980
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Réalisateur : Bruno Mattei
Musique : Gianni Marchetti
Image : 1.66 16/9
Son : Français et italien DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 92 minutes
Distributeur : Le Chat qui fume
Date de sortie : 18 avril 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Les Novices libertines »
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LE PITCH
En Lombardie, au début du XVIIème siècle, la jeune Virginia de Leyva entre au couvent de Monza. Issue de la noblesse locale, son ambition lui permet rapidement d'accéder au rang de mère supérieure, s'attirant en contrepartie haine et jalousie, au point de devenir la cible d'un tueur. Au sein de ce couvent où des passions coupables se nouent, où des complots s'ourdissent et où le pouvoir de l'Inquisition peut se manifester à tout instant, Virginia sera-t-elle capable de lutter contre la...
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Ceci est son corps

Goûtant à tous les vices, à toutes les modes du cinéma d'exploitation, notre cher Bruno Mattei si souvent consacré parmi le pool de tête des tacherons du cinéma (injuste mais pas toujours), se livre corps et âme à la Nunsploitation avec Les Novices libertines. Une évocation forcément très libre de la célèbre Nonne de Monza.

Née dans le giron du fabuleusement décadent The Devils de Ken Russell, la nunploitation venant s'intéresser aux mœurs forcément dissolues, de ces femmes forcées à l'abstinence, aura fait quelques émules tout au long des années 70. Quelques vrais bijoux (Aaah Le Couvent de la bête sacrée) et de nombreuses productions bien sexy à l'italienne auquel succède le tardif Les Novices libertines arrivant, comme souvent avec Bruno Mattei, en fin de cycle. D'autant plus que le sujet choisi a déjà été évoqué officiellement par trois fois déjà dans le cinéma italien (par Giovanna Ralli et Sergio Corbucci en 62 et Eriprando Visconti en 69). Il faut reconnaître que cette affaire de la Nonne de Monza a tout pour fasciner et s'intègre parfaitement au cahier des charges de se sous-genre un poil pervers : Sœur Virginia Maria, que tous louaient pour sa piétiné et sa douceur, devint la maîtresse d'un noble, lui donna deux enfant et devint complice du meurtre d'une autre sœur qui voulait révéler cette passion. Un véritable scandale pour l'époque, surtout que les témoignages induisent que d'autres pensionnaires étaient plus ou moins impliquées.

 

rêves pieux


De ce fait divers historique, Bruno Mattei qui s'adjoint pour la première fois le concours du scénariste et homme de main Claudio Fragasso, en tire certes un film ouvertement érotique, scrutant avec voyeurisme le moindre corps dénudé et imaginant quelques orgies enjouées, mais finalement beaucoup plus sobre qu'attendu. Grand poète devant l'éternel, Mattei se montre plutôt touché par le personnage de Sœur Virginia de Leyva (habitée par Zora Kerova vue dans Anthropophagous ou Cannibal Ferox), victime ici autant du carcan du monde religieux que de ses propres pulsions réfrénées à coups d'automutilations. Manipulée par un amant pernicieux, poussée dans une spirale sensuelle et violente par un prêtre allumé et hanté par ses propres démons (la gueule de Franco Garofalo), cette mère supérieure se laisse entrainer dans la déchéance et le péché. Assez juste, mais suffisant, dans son exploration psychologique des personnages, Les Novices libertines se montre surtout séduisant par son atmosphère lascive et par une mise en scène, étrangement inspirée. Sans en faire des tonnes, Mattei utilise ici joliment les décors froids et étriqués à disposition, et réussit surtout à donner corps à quelques jolis tableaux parfaitement sacrilèges. Comme ce Christ fantasmé descendu de la croix et que l'héroïne embrasse avec des manières que la Bible réprouve, ou cette première étreinte forcée avec le beau Mario Cutini (Opération K) qui rapidement se transforme en libération sous le regard échauffé des adeptes. Et presque pas une once de mauvais goûts dans tout ça. Bruno Mattei avait-il été touché par la grâce ?

Nathanaël Bouton-Drouard







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Image :
Encore une petite rareté au compte de Le Chat qui fume qui nous délivre un transfert HD de ces Novices libertines. Un master d'une propreté étonnante, offrant des cadres stables et limpides, retrouvant alors d'un même mouvements ses teintes douces d'origines et un léger grain plutôt agréable. On dénotera par contre quelques soucis d'artefacts lors d'un ou deux plans (en particulier les petits stock-shot habituels du monsieur) et une ou deux séquences où les logiciels ont été un peu plus lourdement employés (avec un effet lissé). Pas parfait soit, mais très agréable.

 


Son :
L'exploitation du film en France s'était faite avec une version partiellement tronquée, la piste VF, excessive, n'accompagne que ce montage censuré. Pour la version intégrale c'est uniquement en italien et ce n'est pas plus mal. La piste DTS HD Master Audio 2.0, on ne peut plus frontal, s'avère assez propre, claire et nette avec aucun soucis majeur à noter.

 


Interactivité :
Mis à disponibilité en même temps que les westerns Bianco Apache et Scalps, Les Novices libertines est donc la première collaboration entre Bruno Mattei et Claudio Fragasso, le co-scénariste souvent coréalisateur. L'occasion donc de lancer la première partie de la longue interview carrière de celui-ci. Consacré à ses débuts dans le cinéma, l'entretien traite autant de ses modèles que de sa rencontre avec le fameux Mattei, que de ce monde très particulier du cinéma italien de l'époque. Entre deux anecdotes truculentes en mode gangster, le monsieur revient forcément sur le tournage simultané de Les Novices libertines et L'Autre enfer (nuns vs Carrie), avant d'enchaîner avec le cultissime Virus Cannibale.

Liste des bonus : CLAUDIO ET CLYDE (PARTIE 1) avec Claudio Fragasso (39mn), Film annonce

 
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