HéROS
Heroes - 1977
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Genre : Drame
Réalisateur : Jeremy Kagan
Musique : Jack Nitzshe
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 113 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 30 mars 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Jack, un vétéran du Vietnam, est toujours hanté par les souvenirs douloureux de la guerre et de ses horreurs. Séjournant en hôpital psychiatrique, il convainc les responsables de le laisser partir pour un voyage professionnel. Il veut retrouver les anciens membres de son unité pour les associer dans son projet. En partant pour ce périple, il rencontre Carol Bell, jolie femme aussi perdue que lui…
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Traumatisme

Le Vietnam. Traumatisme toujours vivace dans le cœur des américains, plaie béante ayant fait vaciller de son piédestal la toute puissante United States of America, cette guerre aura presque fait couler autant d'encre qu'elle s'est imprimée sur pellicule. A l'heure des yéyés et des babas-cool, le docteur cinéma allait essayer de panser les blessures.

Ce que l'on peut reconnaitre chez les ricains c'est qu'ils n'hésitent pas à battre le fer pendant qu'il est chaud. Sitôt les conflits terminés, sitôt les films sont mis en chantier. Si les dictionnaires citent volontiers Cimino et Coppola pour Voyage au bout de l'enfer et Apocalypse now, peu se souviennent de ce Héros. Il faut dire que celui-ci ne marche pas sur les mêmes plates bandes. Contrairement à ces glorieux collègues, le film de Jeremy Kagan (metteur en scène ayant principalement œuvré dans les productions télévisées) opte pour une autre approche : celle de la réinsertion difficile de ces G.I. dans la vie civile. Pour beaucoup d'entre eux, cette banalisation de l'existence leur est devenue étrangère. Leur réhabilitation est loin d'être de tout repos et le regard que leur portent leurs concitoyens n'est pas toujours tendre et des plus bienveillants. Dans un pays en plein Peace and Love, ces vétérans de guerre ayant risqué leur vie pour la bannière étoilée sont des coquilles vides ayant perdu tout repère.

 

sortir de l'oubli


Bien avant John Rambo qui traitait de façon bien plus rurale et extrémiste ce problème majeur pour nombre de rapatriés, Héros fut le premier de ces films à en parler de manière frontale. D'où l'importance de ce film oublié dans le cinéma des 70's. Malheureusement, ce sera plus pour ses propos et son casting que l'on s'en souviendra aujourd'hui.
Partant du principe d'un road-movie à la New York - Miami, le réalisateur confronte les protagonistes et les points de vue en essayant d'accommoder de la légèreté dans son drame. Mais n'est pas Capra qui veut. La faute n'en incombe pas forcément au metteur en scène. Le film devait être un tremplin cinématographique pour Henry Winkler. Embourbé dans la série phénomène Happy Days depuis plusieurs années, Fonzy rêvait de cinémascope. Mais entre la coolatitude qu'il avait adopté pour la TV et la version tourmentée qu'il veut nous faire avaler dans ce film il y a un gouffre. Il n'arrive pas, malgré des efforts qui forcent la sympathie à nous emporter dans sa psychose. Il n'y a pas cette folie dans le regard comme on aurait pu l'espérer avec des acteurs de la trempe d'Al Pacino ou de Michael Keaton. A l'image de son acteur principal, le film se compose essentiellement de vedettes issues de la télévision. Sally Field en tête. Pas encore oscarisée pour Norma Rae, elle venait d'obtenir un beau succès télévisuel avec La Sœur volante. Elle vole sans trop forcer la vedette à Winkler. Autre future star au casting, un jeune comédien finissant à peine le tournage d'un certain Star Wars est au point d'exploser au box-office. Même si son rôle est secondaire, il a malencontreusement dû faire de l'ombre à Winkler. Le film de Lucas étant sorti entre deux, les foules déjà peu nombreuses n'ont pas dû se déplacer pour les bonnes raisons. Kagan, s'en sort avec les honneurs, on sent son propos sincère, il veut bien faire, il illustre son film avec son cœur. Il le clôture en fusionnant l'esprit de son héros avec celui de la réalité. Seul dans les rues de son esprit, il court entre des explosions imaginaires dans les artères d'une ville bien réelle. Pas forcement finot, les intentions sont là.
La guerre a beau être terminée, les désastres psychologiques de l'âme humaine ne font que commencer.

Cédric Lemaire






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Image :
Le master fourni par Universal est d'excellente bonne tenue. La restauration est plus que notable avec une image soigneusement nétoyée et l'étalonnage des couleurs est très convaincant et les nuances bien équilibrées. De quoi découvrir le film dans de bonnes conditions.

 


Son :
Une VO comme on se doute bien plus équilibrée que la piste française. Très claire et dynamique elle ne souffre pas du souffle récurrent que l'on retrouve parfois sur les productions des années 70.

 


Interactivité :
Le journaliste Laurent Aknin revient sur les films américains parlant du traumatisme vécu par les Etats-Unis suite au conflit vietnamien. Il s'attarde particulièrement sur le sort de ses vétérans de guerre ayant beaucoup de mal à être acceptés à leur retour au pays.

Liste des bonus : Le film par Laurent Aknin 17', Bande-annonce d'époque 1'

 
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