LA MALéDICTION DE LA DAME BLANCHE
The Curse of La Llorona - Etats-Unis - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « La Malédiction de la Dame Blanche »
Genre : Horreur
Réalisateur : Michael Chaves
Musique : Joseph Bishara
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby True HD Atmos Anglais, Dolby Digital anglais, espagnol, français, italien, allemand…
Sous-titre : Français, Espagnol, Danois, Norvégien, Grec…
Durée : 93 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 21 août 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « La Malédiction de la Dame Blanche »
portoflio
LE PITCH
Los Angeles, années 1970. La Dame Blanche hante la nuit… et les enfants. Ignorant les avertissements d'une mère soupçonnée de violence sur mineurs, une assistante sociale et ses enfants sont projetés dans un monde surnaturel des plus effrayants. Pour espérer survivre à la fureur mortelle de la Dame Blanche, leur seul recours est un prêtre désabusé et ses pratiques mystiques destinées à repousser les forces du mal… à la frontière où la peur et la foi se rencontrent…
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Mother of Tears

Commençons par une précision : La Malédiction de la Dame blanche n'a rien à voir avec la légende urbaine colportant l'histoire d'une femme fantôme faisant du stop sur les routes de campagne françaises... Ici, la Dame blanche du titre n'est que l'adaptation plutôt hasardeuse et quelque peu opportuniste d'une autre légende, mexicaine celle-ci, la "Llorana", le spectre d'une femme ayant noyé ses enfants et revenant hanter d'autres progénitures pour les emmener dans l'au-delà...

Ce nouveau spin-off de la franchise Conjuring commence donc relativement bien niveau honnêteté intellectuelle, même si, on ne va pas se mentir, ça ne bouleverse pas non plus la dimension du film, produit calibré pour apporter son lot de frissons à son public cible, majoritairement adolescent. Production James Wan oblige, on est en présence d'un film d'horreur ultra calibré, pas avare de scènes (relativement) angoissantes et parsemé de jump-scares. Passé l'origine mexicaine de la légende et le folklore qui l'accompagne, La Malédiction de la Dame blanche n'est pourtant rien d'autre qu'une série B très (trop) classique, comme tant d'autres avant elle, sans grande personnalité, dans la droite lignée des Annabelle, La Nonne et autres productions Jason Blum. Un scénario balisé et sans aucune originalité, des lieux communs en veux-tu en voilà, des personnages interchangeables (l'exorciste, le flic qui ne sert à rien, le prêtre qui révèle l'origine du mal...) font du film un catalogue de scènes déjà vues et sans ambition.

 

Beaucoup de cris pour rien


Une fois que l'on a dit cela, on peut également se poser trente secondes et mettre en avant une conception plutôt soignée, avec notamment une approche visuelle, si ce n'est complètement renversante, au moins des plus convaincantes. La Malédiction de la Dame blanche ne révolutionne rien dans sa façon de construire le suspense (assez artificiel dans l'ensemble), mais le réalisateur Michael Chavez (en charge du futur Conjuring 3 prévu pour 2020) prend soin de soigner l'emballage avec quelques bonnes idées de mise en scène (la fillette et le parapluie près de la piscine) et des plans plutôt bien pensés et efficaces. Son approche privilégiant des prises longues sans cut, nous épargne par ailleurs tout surdécoupage filant la migraine. Un constat que l'on peut également appliquer aux apparitions du fantôme, pour lesquels le réalisateur s'en sort assez bien, prenant le temps de l'action, jouant sur l'iconisation graphique de la Llorana dans sa robe blanche diaphane, des scènes donnant lieu à quelques jolis jeux de lumières (la photographie est soignée). Même s'il faut rester lucide, cette Dame blanche fonctionne trop sur ses jump-scares pour être totalement honnête, on ne refait pas sa nature. De même, le lien à la saga Conjuring paraît bien artificiel (le récit d'un personnage secondaire, le père Pérez, rescapé de Annabelle, qui évoque la poupée maudite... Mouais).

Mené à un rythme soutenu, sans aucun temps mort, pour une durée resserrée d'une heure et demie, La Malédiction de la Dame blanche n'est pas le pire film d'horreur de série sorti ces dernières années, mais, malgré une assez bonne tenue visuelle, n'a rien à offrir de suffisamment intéressant/pertinent pour s'élever au-delà de sa condition de simple série B horrifique.

Nicolas Mouchel










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Image :
Un poil sombre, l'image du Blu-ray reste malgré tout d'une excellente tenue, dotée d'un très beau piqué pas avare de précision, de couleurs chaudes bien tranchées (mention spéciale à la scène introductive) et de contrastes nets et précis, l'ensemble retranscrit très bien la très belle photographie du film, qui apporte un vrai plus en termes d'ambiance.

 


Son :
Plusieurs pistes anglaises sont proposées, et elles sont d'excellente factures. On retiendra particulièrement la Dolby Atmos 7.1, particulièrement dynamique et puissante, qui offre l'ampleur nécessaire aux ambiances et aux effets liés aux nombreux jump-scares. La version 5.1 fonctionne aussi très bien, tout comme la version française qui ne démérite pas.

 


Interactivité :
L'interactivité du Blu-ray est substantielle en termes de quantité. Le contenu est quant à lui plutôt relatif en intérêt. L'origine de la Dame blanche et la conception du design de la créature reviennent sur la légende et sont un peu redondants, même si on peut y découvrir le maquillage utilisé pour les prises en live de la comédienne interprétant le fantôme. Un making-of d'une dizaine de minutes revient sur le tournage du film, laissant la parole au réalisateur et révélant la présence du producteur James Wan sur le plateau. Enfin, quelques scènes coupées, dont certaines pas anodines, et une longue séquence de comparaison storyboards et résultat à l'écran (toujours intéressant) parachèvent cette section de bonus plutôt convaincante.

Liste des bonus : "La Création d'un monstre de cinéma" : la conception du design de la Dame Blanche et de son costume (6') ; "Le Mythe de la Dame Blanche" : l'origine du mythe de la Dame Blanche (3') ; "Derrière la malédiction" : la création du tout dernier film de l'univers Conjuring (10') ; Scènes coupées (12') ; Storyboards (18').

 

 

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