JAMES BOND 007 : DEMAIN NE MEURT JAMAIS
Tomorrow Never Dies - Angleterre / Etats-Unis - 1997
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Genre : Espionnage
Réalisateur : Roger Spottiswoode
Musique : David Arnold
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français en DD 5.1, Français en DTS
Sous-titre : Français, anglais...
Durée : 119 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 8 novembre 2006
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Un navire de la marine de Sa Majesté est coulé dans les eaux territoriales chinoises. La tension entre ces deux puissances menace l’équilibre mondial. James Bond est dépêché à Hong-Kong pour mener l’enquête et découvre qu’Elliot Carver, le richissime propriétaire d’un immense empire médiatique, a tout à gagner dans cette histoire…
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Les tribulations d'un anglais en chine

Attendu au tournant, ce second James Bond interprété par Pierce Brosnan montre enfin l'acteur à ses aises. Un nouveau métrage pas aux goûts de tout le monde, mais un divertissement explosif qui aligne les performances.

 

Après six ans d'absence l'agent 007 revenait sur les écrans avec Goldeneye et montrait un nouveau visage, celui de Pierce Brosnan. Une belle gueule qui avait encore du mal à convaincre dans un métrage hésitant entre grandiloquence et sobriété. Mais l'acteur trouve enfin dans Demain ne meurt jamais un Bond qui lui ressemble : élégant, séducteur et déconneur. Le second degré est ici constant, comme si ce 007 avait conscience de répéter les mêmes figures imposées depuis des années. Un ton forcément très proche de l'ironie sous-jacente des années 90 ; il suffit de voir à quelle vitesse passe notre héros de la tristesse face à la mort de sa nouvelle maîtresse à une franche poilade, jouant comme un gamin avec sa super bagnole télécommandée ! Bien plus occupé à draguer les filles ou à exécuter des cascades invraisemblables qu'à véritablement enquêter sur la menace qui pèse sur le monde, le Bond de Brosnan est un voyou, un sale gosse qui s'amuse de cet univers stéréotypé où le méchant mégalomane perd cinq minutes à lui expliquer son plan machiavélique au lieu de s'en débarrasser définitivement.

 

"Michelle ma belle"

 

On reproche bien souvent, et à juste titre, aux James Bond de n'être devenu qu'une série de films d'actions américains, des blockbusters parmi tant d'autres, mais on doit bien reconnaître que lorsque cela est bien fait, on prend notre pied ! Et c'est là le principal intérêt de ce Demain ne meurt jamais qui, totalement décomplexé, consiste en une suite de deux heures de scènes d'action plus excitantes les unes que les autres et implique tous les véhicules possibles et imaginables (avion de chasse, voiture high-tech, moto pilotée à deux, sous-marins). Ne se prenant clairement pas au sérieux et laissant à ses acteurs le soin de cabotiner comme des dingues (Jonathan Pryce mérite une médaille à ce petit jeu) ce grand divertissement décérébré, qui au passage présente la toute première James Bond girl capable de mettre notre espion préféré au tapis (incarnée par Michelle Yeoh, forcément),est une série B à gros budget comme le laissait entendre la présence à la réalisation de Roger Spottiswoode (A l'aube du 6eme jour, Le monstre du train, Under Fire). A déguster au second degré donc, avec le cerveau au repos et un gros paquet de pop-corn... Ce qui ne serait finalement pas si grave, si Demain ne meurt jamais ne se révélait pas être le meilleur épisode de Brosnan !

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
L'argument premier de cette nouvelle collection, au-delà de ses documents d'archives exceptionnels et de ses nouveaux commentaires audio, concernait bien sûr la restauration des films à partir des copies originales, restauration particulièrement spectaculaire dans le cas des Sean Connery et des Roger Moore. En plus de retrouver leur exact format d'origine (certains cadres des précédentes éditions étaient tronqués), Dr. No, Bons baisers de Russie, Goldfinger, Opération Tonnerre et L'Espion qui m'aimait brillent aujourd'hui de mille feux, présentant une colorimétrie, un contraste et un piqué hallucinants. Les effets miniatures de Derek Meddings pour L'Espion qui m'aimait sont particulièrement mis à l'honneur, de la base maritime de Stromberg au navire gigantesque abritant une armada de sous-marins nucléaires. Même les scènes sous-marines impliquant la Lotus amphibie retrouvent leur puissance d'origine, la compression s'avérant de bout en bout parfaite (les bulles, vagues et autres brumes ne facilitaient en rien l'affaire). Seul regret : Dr No, pourtant le tout premier épisode de la saga, bénéficie d'une image tellement incroyable qu'elle eclipse totalement celles de l'ère Brosnan, Goldeneye et Demain ne meurs jamais ayant littéralement été oubliés dans cette opération de ravalement. Enfin, petit détail qui saura titiller les fans, la copie de Permis de tuer correspond bel et bien au montage non-censuré du film (des requins festoient, une tête explose et un homme maigrit à grand coup de rouleau compresseur), jusqu'ici introuvable en DVD.

 

Son :
Chaque film est aujourd'hui présenté en remixage Dolby Digital 5.1 dans les langues de Shakespeare et Molière, la version française héritant en sus d'une piste DTS variablement immersive (impeccable pour Goldfinger, beaucoup moins convaincante pour Moonraker). Les scores de John Barry et David Arnold, plus ou moins audacieux selon les épisodes et les époques (L'Espion qui m'aimait s'inspire du disco, Meurs un autre jour opte pour des basses électro), sont dans tous les cas mis en exergue, de même que les bruitages explosifs des films. Enfin, les génériques présentent des versions superbement restaurées de leurs chansons respectives, inoubliables (Goldfinger, L'Espion qui m'aimait), efficaces (Goldeneye), datées (Dangereusement vôtre) ou déjà ringardes en leur temps (Tuer n'est pas jouer). Dans l'ensemble, du très beau travail.

 

Interactivité :
Passée la redécouverte des métrages dans des conditions techniques jusqu'ici impensables, la collection Ultimate promettait un déluge de suppléments exclusifs et inédits, les éditorialistes de la MGM ayant fouillé des années durant les greniers d'Albert Broccolli. Les faits sont là, jamais les fans de James Bond n'avaient pu accéder à une telle interactivité, les documentaires massifs (plus d'une heure pour certains) succédant aux making of, aux rétrospectives, aux émissions télévisées d'époque ou encore aux images de tournage, le tout dans des menus cohérents d'une élégance toute bondienne.

Commentaires audio :
Joli effort, chaque film propose déjà au moins un commentaire audio, pour la plupart du temps enregistré spécialement pour ces nouveaux disques. Bel exemple, L'Espion qui m'aimait (de même que Moonraker, mais évitons d'en parler) réunit plusieurs décennies après son tournage le réalisateur Lewis Gilbert, le décorateur Ken Adam, le co-scénariste Christopher Wood et l'assistant de production Michael G. Wilson, tous nostalgiques d'un tournage où régnait bonne humeur et émulation. Sans rentrer réellement dans l'analyse thématique ou la décryption d'une mise en scène brillante, l'équipe témoigne de la fabrication hardue d'un métrage particulièrement ambitieux, qu'ils semblent redécouvrir avec passion après des siècles de silence. Parallèlement, Roger Moore consacre lui aussi à cet épisode un commentaire, expliquant entre un milliards d'anecdotes à quel point cet épisode fut son expérience bondienne la plus marquante. Pierce Brosnan, avant-dernier Bond en date, profitera lui aussi de Meurs un autre jour pour évoquer sa période, à travers un monologue jouissif et éreintant dépourvu de la moindre langue de bois. Enfin, les réalisateurs John Glen et Martin Campbell auront tout loisir de s'épancher sur leur labeur, tandis que les épisodes les plus anciens bénéficieront, à l'instar des anciennes éditions, de montages d'interviews savamment sélectionnées au fil des séquences.

Permis de restaurer : Disponible sur le second disque de Dr No, ce documentaire explique en un peu moins de douze minutes le processus de restauration dont a bénéficié la série. Passionnante et instructive, cette bobine permet de saisir l'ampleur du travail effectué non seulement sur ce premier épisode, mais également sur les épisodes suivants.

Les Dessous du MI6 : Dans cette nouvelle section dont profite chaque métrage sont rassemblés les documents d'archive inédits. Vieilles bobines 8mm du décorateur Ken Adam, retour sur les grandes Premières des films (histoire de se gargariser des people de l'époque), émission spécialisée d'époque sur l'Aston Martin de Goldfinger, junkets télévisés, bobines dédiées aux armes et aux gadgets, questions / réponses volées sur le feu des tournages, inauguration des studios 007 de Pinewood à l'occasion de L'Espion qui m'aimait (une date !), montage d'interviews savoureuses de Roger Moore sur le plateau du même film, tournages en Suisse (Au Service Secret de Sa Majesté), en Egypte (L'Espion qui m'aimait), à Rio (Moonraker), en Grèce (Rien que pour vos yeux), coulisses de scènes de combat (Les Diamants sont éternels), scènes en multi-angles, scènes coupées (Dangereusement vôtre), storyboards animés, voire essais d'acteurs envisagés pour le rôle (Sam Neill sur Tuer n'est pas jouer, et croyez-le ou non, il aurait fait un sacré Bond !)... De beaux trésors en perspectives, dont les plus enthousiasmants ne sont pas forcément les plus longs, car derrière certains programmes s'étalant sur près d'une heure (par exemple "Bienvenue au Japon Mr Bond" sur On ne vit que deux fois) se cachent des pubs gigantesques brodant laborieusement sur les éléments les plus célèbres de la saga : armes, gadgets, femmes et super vilains.

Documentaires : La somme de documentaires rassemblée au sein de cette collection frise l'indécent. Déjà présentés pour la plupart dans les DVD précédents (Dr. No, Goldfinger), les making of rétrospectifs (d'une durée variant entre 20 et 45 minutes) vont droit à l'essentiel, et apportent leur lot d'anecdotes et de révélations juteuses. Une poignée d'artistes (le metteur en scène Terence Young sur Dr. No, le décorateur Ken Adam sur L'Espion qui m'aimait, l'acteur Desmond Llewelyn, Q en personne, sur Au Service Secret de Sa Majesté, le producteur Albert Brocolli sur Les Diamants sont éternels, le créateur des génériques Maurice Binder sur On ne vit que deux fois) ont par ailleurs droit à un portrait en bonne et due forme par leur entourage ou les collaborateurs réguliers à la série, suppléments justifiant dans certains cas l'acquisition d'épisodes mineures. Dans ce lot de souvenirs, on retiendra enfin ceux, justement amers, de George Lazenby pour Au Service Secret de Sa Majesté, déçu d'avoir été évincé aussi farouchement de la série.Seul hic assez paradoxal : les épisodes les plus récents (l'intégralité des Brosnan par exemple) se voient boudés par les équipes de MGM, les making of rétrospectifs laissant place nette à des émissions d'époque interminables et absurdes, consacrées à l'instar de certaines curiosités des Dessous du MI6 aux gadgets, aux femmes et aux adversaires de Bond. Pire, l'édition "ultime" de Meurs un autre jour bénéficie certes d'un nouveau commentaire de Pierce Brosnan, mais perd au passage les deux tiers des suppléments du collector précédent, notamment un paquet de featurettes et un making of entier de 70 minutes. On a du mal à comprendre...

Les Missions de 007 : Amis des bonus inutiles, bonjour. Ce segment présenté en second disque ne propose en fait qu'une sélection d'extraits ciblés du film (cascades, gadgets, etc.), extraits directement accessible via le chapitrage en première galette. Du beau n'importe quoi.

Ministère de la propagande : Si vous aimez les bandes-annonces et les spots TV, cette section est faite pour vous. Une bonne occasion de se repencher en détails sur la manière dont la promotion cinématographique a évolué au fil des quarante dernières années.

Listes des bonus :  Commentaire audio, Archives de production, Archives promotionnelles, Making of, Featurettes, Documents d'archives, Banques d'images, Bandes-annonces / Spots TV

 

 
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