LA LIGNE VERTE
The Green Mile - Etats-Unis - 1999
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « La Ligne Verte »
Genre : Fantastique
Réalisateur : Frank Darabont
Musique : Thomas Newman
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Dolby TrueHD 5.1 anglais, Dolby Digital 5.1 anglais, français, espagnol…
Sous-titre : Français, anglais, danois…
Durée : 189 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 2 décembre 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « La Ligne Verte »
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LE PITCH
Gardien de prison depuis de nombreuses années, Paul Edgecomb dirige la section consacrée aux condamnés à mort, appelée aussi la ligne verte pour la couleur de son linoléum. Une petite vie somme toute tranquille malgré les exécutions régulières, qui va être chamboulée par l’arrivée de John Coofey, un colosse un peu attardé, accusé du viol de deux fillettes…
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La Meilleure façon de marcher

Après Les Evadés, Franck Darabont revient au monde carcéral et à une adaptation de Stephen King avec La Ligne verte. Un conte humaniste et fantastique qui aura pourtant quelque peu souffert du succès de l'opus précédent. Cette nouvelle édition signée Warner est donc l'occasion rêvée d'offrir une nouvelle chance à ce joli film.

 

Scénariste de talent (Freddy 3, The Blob, Young Indiana Jones...), Frank Darabont parvient enfin à se faire remarquer comme réalisateur avec Les Evadés (The Shawshank Redemption), une excellente adaptation d'une des plus belles nouvelles de King. Un film qui connaît un succès retentissant (en particulier aux USA), mais qui le fait fortement réfléchir lorsque Stephen King en personne lui propose d'adapter La Ligne Verte, son roman en six épisodes qui se déroule lui aussi dans le milieu carcéral. Cette ressemblance visuelle et thématique entre les deux films, on la reprochera bien sûr au cinéaste lorsque le film sortira durant l'été 1999. Son exercice de style et sa maîtrise d'exécution méritaient indéniablement un meilleur accueil. On reste encore bluffé aujourd'hui devant l'intelligence de l'adaptation, qui a saisi l'essentiel du roman et en a préservé l'étrange mariage entre drame et conte fantastique sans faire de fioritures ni d'effets de style outrageusement signifié.

 

Dans le couloir

 

Ici tout est simple, évoqué ou délicatement dessiné. Habité par un casting de très haut niveaux (Tom Hanks d'une grande sobriété, David Morse, Bonie Hunt, Sam Rockwell) - et tout particulièrement un Michael Clarke Duncan (Sin City, Daredevil, The Island) bouleversant en géant à l'esprit de petit garçon - La Ligne verte repose sur une mise en scène discrète et élégante, s'effaçant pour offrir le meilleur éclairage à cette histoire d'Hommes, discutant les petits mystères de tous les jours, mais aussi la finalité de la mise à mort. Sans pouvoir bien entendu rivaliser avec des adaptations aussi brillantes que Christine (John Carpenter), Carrie (Brian De Palma) ou The Dead Zone (David Cronenberg) nourries par la personnalité de grands cinéastes, La Ligne Verte a le mérite de servir au mieux le roman. Artisan de talent dénué du génie des artistes susmentionnés (si ce n'est dans le surprenant et impréssionant The Mist), Darabont ne manque pas de passion en son sujet, et la magnifique intrigue de La Ligne verte n'a décidément rien à envier à celle des Evadés.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Si l'on retrouve la même superbe copie des précédentes éditions rendant à merveille le travail de David Tattersall (directeur photo des Evadés et de la nouvelle trilogie Star Wars), l'apport de la technique HD ajoute indéniablement à l'ensemble. Les détails sont désormais nombreux, soulignés et les contrastes parfaitement dessiné. Colorimétrie au poil, noirs profonds, lumières creusées... le visionnage est tout simplement un vrai régal.  

 

Son :
La ligne verte n'étant pas un film truffé d'explosions et de combats acharnés, il ne faut bien entendu pas s'attendre à des pistes Dolby Digital 5.1 (VO et VF) au dynamisme forcé. Le réalisateur a bien entendu privilégié la restitution des ambiances et quelques tonalités un peu plus poussées lors des scènes fantastiques ou d'exécutions avec quelques effets de basse bien sentis. Warner oblige, la nouvelle piste sonore n'est pas un attendu DTS HD mais bien du Dolby TrueHD 5.1 uniquement en anglais. On y note une plus grande clarté dans la restitution des effets et une ampleur délicatement plus naturelle. 

 

Interactivité :
Après avoir fait souffrir les cinéphiles français avec un montage photo atrocement « Photoshopé », Warner France choisit enfin la très belle illustration de Drew Struzan (les affiches d'Indiana Jones et Star Wars) pour servir de couverture à cette édition en forme de livre. En effet, outre le disque attendu, ce pack élégant contient une reproduction du livret de presse d'origine. Sympa et ça change des boitiers en plastique bleu. Ceci mis à part, on doit reconnaître que cette nouvelle édition est particulièrement réussie, notamment grâce à l'excellent documentaire de 90 minutes (segmenté en six sujets) qui revient sur toutes les étapes de la fabrication du film et s'arrête intelligemment sur un portrait de Stephen King ou une réflexion sur le travail d'adaptation. Permettant de découvrir de nombreux petits secrets de fabrication, ce supplément permet aussi de se rendre compte de la franche camaraderie qui régnait sur le tournage. Tout aussi passionnant, le commentaire audio de Frank Darabont (malheureusement non sous-titré comme à l'habitude de l'éditeur) dévoile un réalisateur extrêmement consciencieux dans son approche de l'exercice. Habitant totalement les trois heures du métrage, il déborde d'enthousiasme et d'anecdotes, n'hésitant jamais à se remette en question. Largement de quoi nous captiver durant toute la durée du film.

 

Liste des Bonus : Commentaire audio du réalisateur, Deux scènes coupées (4'), Bouts d'essai de Michael Clarke Duncan (8'), Essais de maquillage de Tom Hanks (6'),  Making of (25'), Documentaire en six segments (92'), Bandes-annonces

 
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