DRAGON BALL SUPER : BROLY
Doragon bôru chô: Burorî - Japon - 2018
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Dragon Ball Super : Broly »
Réalisateur : Tatsuya Nagamine
Musique : Norihito Sumitomo
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Japonais et Français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 100 minutes
Distributeur : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 17 juillet 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Dragon Ball Super : Broly »
portoflio
site officiel
LE PITCH
La planète Vegeta, 41 ans avant les derniers évènements sur Terre. Le cruel Freezer devient souverain des guerriers Saïyen et détruit leur planète pour asseoir sa domination. Mais plusieurs enfants sont envoyés dans l’espace avant sa disparition. D’un côté, le futur Son Goku, de l’autre Broly, qui pourrait bien être le Super Saïyen légendaire.
Partagez sur :
KAMEHAMEHAAAAA !

240 millions d'exemplaires vendus dans le monde pour le manga, 638 épisodes répartis sur 4 séries et 19 films pour l'anime, 45 jeux vidéos... Sans conteste, Dragon Ball est un phénomène planétaire qui ne se dément toujours pas depuis plus de 30 ans. Alors forcément, quand un 20ème film sort, ça reste toujours un évènement d'importance pour ses millions de fans.

En France, le 26 février 1986, la terre a tremblé. Dragon Ball, anime adapté du manga du même nom d'Akira Toriyama, était diffusé pour la première fois au sein du fameux Club Dorothée. Une émission qui ne tarda pas à cultiver une culture de l'animation japonaise qui fit la joie des jeunes (et moins jeunes) téléspectateurs de l'époque. Et si de nombreux titres se succédèrent sous la bannière de l'animatrice vedette, certains marquèrent à jamais au fer la rétine des mordus du petit écran. Dragon Ball est de ceux là. Avec son univers drôle et coloré, où humains et animaux parlants se côtoient, profitant du sens de l'humour totalement délirant de son auteur (qui avait déjà signé le manga Dr. Slump), Dragon Ball proposait un style et une histoire réellement inédits, où son héros, un jeune garçon du nom de Son Goku, évoluait entre humour et arts martiaux, quant il ne se transformait pas tout simplement en énorme loup-garou géant. Un drôle de mixage de mythes et légendes qui dura plusieurs années avant de se transformer en autre chose. Goku devenu adulte, la série devint Dragon Ball Z. Beaucoup moins drôle, beaucoup plus violente, elle devint un véritable phénomène de société qui dépassa rapidement et totalement son auteur (ainsi que ses diffuseurs français d'ailleurs). Très peu écrite, comparée à la série précédente, DBZ ne proposa bientôt plus qu'une succession de combats de plus en plus dantesques, où les coups spéciaux, dont le célèbre Kamehameha, pleuvaient sans arrêt (et parfois sans raison). Des OAV (Original Animation Video) disponibles en VHS chez certains revendeurs qui avaient du nez, proposaient de prolonger l'univers de la série, en proposant aux fans de découvrir de nouveaux ennemis, de nouveaux combats. Des films ne tardèrent pas eux aussi à sortir au cinéma. C'est dans l'un d'entre eux qu'apparut pour la première fois Broly, Super Saïyen légendaire, qui allait donner du fil à retordre à Goku et ses amis.

 

le combat des cheveux


Cela fait maintenant quatre ans que la dernière série en date, Dragon Ball Super, raconte les nouvelles aventures de Goku et sa bande. Si elle s'est terminée en 2018 au Japon à l'issue de son 131ème épisode, elle est toujours diffusée (et censurée, selon la chaîne qui la diffuse) en France. Et c'est dans son sillage qu'arrive donc ce 20ème film reprenant le personnage de Broly et écrit, pour l'occasion, par Akira Toriyama lui-même. Une bonne nouvelle qui se sent dès l'introduction du film, où l'auteur propose un flashback situé 41 ans avant les derniers évènements de la série. On y voit le terrifiant empereur galactique Cold abdiqué au profit du cruel Freezer, son fils. Ce dernier ne tardant pas à détruire la planète des Saïyens, ces guerriers à ses ordres, afin d'asseoir sa puissance. Mais avant sa destruction, plusieurs enfants Saïyens, destinés à devenir des conquérants, sont envoyés à l'autre bout de la galaxie. Tandis que Kakarot, futur Son Goku, est envoyé sur Terre, Broly, lui, déjà jugé trop puissant, est envoyé sur un astre quasi mort où seules subsistent des créatures belliqueuses. Evidemment, les deux futurs guerriers sont voués à ses rencontrer et se combattre, dans un déluge de feu, d'explosions et, comme à l'accoutumée, de cheveux de toutes les couleurs.
Si Akira Toriyama a la bonne idée de resituer l'histoire actuelle en rappelant ses fondations, c'est ensuite (mais on s'en serait douté) pour mieux la balayer d'un revers de main et ne proposer une nouvelle fois qu'un énième combat interminable (pendant environ la moitié du film). Personnages secondaires et quête des fameuses dragon balls n'étant alors relégués qu'au second plan. La réalisation, signée Tatsuya Nagamine (qui a oeuvré sur Saint Seiya et One Piece, on ne se refait pas!), ne devenant alors qu'une succession de plans ultra rapides virevoltant dans tous les sens, et toujours en 2D, même si quelques images de synthèse viennent parfois la compléter.
Quant aux fameux thèmes musicaux de Shunsuke Kikuchi, ils sont une nouvelle fois absents, puisque remplacés par ceux de Norihito Sumitomo, compositeur officiel de la franchise depuis 2013.

Si la nouvelle génération de fans de Son Goku risque donc de trouver dans ce Dragon Ball Super : Broly de quoi étancher sa soif de combats acharnés et de cheveux jaunes, rouges ou bleus sur des doublages japonais toujours aussi impressionnants, il en sera peut être autrement pour celle de ses plus anciens adorateurs, qui a finalement vu ça... des dizaines de fois. Mais il y a fort à parier qu'à la sortie du prochain film, tout le monde, toutes générations confondues, sera encore présent.

Laurent Valentin












Partagez sur :
 

Image :
Le support numérique est évidemment fait pour un tel Dragon Ball ! Ses couleurs toujours aussi vives éclatent plus que jamais à l'écran, emmenant avec elles force détail et sensation de vitesse comme rarement le support vidéo avait pu en offrir depuis les débuts de la franchise. Un régal pour l'œil.

 


Son :
Les enceintes sont mises à rude épreuve, surtout avec la piste japonaise, les doubleurs nippons donnant le meilleur d'eux même et confirmant leur domination dans les hurlements gutturaux lorsque sonne l'heure de la bataille. La piste française, elle aussi en DTS-HD Master Audio 5.1, ne démérite pas, même si les doubleurs se font plus discrets. Mais le plaisir de retrouver certaines voix habituelles de la franchise (comme celle de Patrick Borg fidèle au poste dans le rôle de Goku) peut emporter le fan français vers le doublage français.

Liste des bonus : Bandes-annonces.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2022