HERCULE CONTRE LES FILS DU SOLEIL
Ercole contro i figli del sole - Italie / Espagne - 1964
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Genre : Peplum
Réalisateur : Osvaldo Civirani
Musique : Coriolano Gori
Image : 2.35 16/9
Son : Italien et français mono
Sous-titre : Français
Durée : 84 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 4 septembre 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Hercule contre les fils du soleil »
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LE PITCH
Après un naufrage, Hercule échoue sur les côtes du Pérou. Attaqué par les indigènes, Maytha lui vient en aide. Ce dernier est le fils du roi chassé de son trône par son propre frère. Hercule va lui venir en aide pour débarrasser son peuple de ce tyran.
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Celui qui rit quand...

Fier fils illégitime de Zeus, héros de légende, pourfendeur de monstres mythiques et défenseur de la justice (et des jolies romaines), Hercule revient enfin sur les écrans pour sauver... le Peuple Inca ! N'importe quoi ? Oui, plutôt oui.

Comme tous les genres populaires cannibalisés par la si fructueuse (autrefois) industrie cinématographique italienne, le Péplum, rapidement devenu le Péplum fantastique grâce à l'imagination débordante des scénaristes, dépasse son petite âge d'or et s'engouffre dans un spectaculaire déclin. Une longue agonie faite de productions de plus en plus fauchées, de moins en moins mythologiques, optant souvent pour la parodie amusée, les crossovers super-héroïques et le gros bordel pas franchement réfléchi. Et Hercule contre les fils du soleil fait totalement partie de cette catégorie presque crée pour l'occasion. Echoué tristement sur une plage méditerranéenne que l'on nous dit être la côte péruvienne, le symbole de l'ère antique Hercule se retrouve donc nez à nez avec la population locale : les Incas. Un peuple censé être apparus au XIIIème siècle... Bin voyons ! Voyage dans le temps et dans l'espace donc pour le demi-dieu qui en plus, belle surprise et tellement pratique, parle le même italien des faubourgs que ces péruviens... qui ressemblent quand même beaucoup à des ritals qui auraient le même salon de bronzage que Berlusconi. Mais comme à la fin y a un joli plan de lama, on y croit.

 

les travaux ont pris un peu de retard...


Conçu comme une petite entreprise vouée à servir de divertissement pour un public peu regardant, le métrage porte la marque de son auteur, Osvaldo Civirani (Kindar Prince du désert, Lucrèce fille de Borgia), artisan peu doué que l'histoire du cinéma a préféré oublier en cours de route. Et ce n'est pas Hercule contre les fils du soleil qui va le réhabiliter tant sa mise en scène (en dehors d'un très joli plan de charge en mouvement) est totalement stérile et plate, sa narration aussi soporifique que les dialogues d'une lourdeur effarante le permettent. Le pauvre tente quand même de glisser dans cette grande aventure si prévisible deux scènes de danses folkloriques, mais en plus d'être en décalage avec la musique (même pas le bon rythme) ces petits instants gênants rappellent par la légèreté du jeu de jambes de ses danseurs que le Péplum est le genre préféré des amateurs de messages crypto-gay. Soit ici des guerriers qui doivent «toucher» la lance de leur roi avant de partir à la bataille (mais pourquoi ce dernier sourit béatement ?) et ce beau diable de Giuliano Gemma qui ne semble s'intéresser qu'aux prouesses musculeuses de son nouvel amis en pagne. Toujours aussi plaisant à admirer, le culturiste Mark Forest (sept Maciste à son actif) pourrait se taper le frère, il penchera pour la jolie princesse, sa sœur, mais préfère discuter philosophie (« la guerre c'est mal mais hé, parfois faut bien taper ») plutôt que de la rouler dans la paille. Comme souvent avec ce type de petite série B pleine d'archers myopes pas capable d'envoyer une flèche à plus de dix centimètres, de combats aux glaives projetés en accéléré (c'est plus spectaculaire), de décors en carton-pâte et de biceps bandés et huilés, c'est au second degré que cela fonctionne le mieux.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Joyeux nanar forcément très rare dans notre beau pays, Hercule contre les fils du soleil rejaillit dans toute sa splendeur grâce à un DVD d'une qualité surprenante. S'il parait évident que la copie ne survivrait sans doute pas au format HD, elle est plus que convenable en SD avec des cadres excessivement propres, une colorimétrie vive et pêchue et une définition assez solide. L'ensemble a été lissé pour passer le cap des années, mais le résultat est bien plus convaincant que la grande majorité des Péplum que l'on croise en DVD par chez nous depuis des années.

 


Son :
Sans surprise se sont les petits monos d'époque qui se glissent sur la galette avec un confort auditif là aussi convaincant. Les mixs sont propres, efficaces et directs, même si, assez naturellement, le doublage français a tendance à écraser un peu les ambiances.

 


Interactivité :
Journaliste déversant depuis longtemps sa passion du péplum sous toutes ses formes sur sont site dédié (https://peplumeloy.wordpress.com/) Michel Eloy revient pour une nouvelle présentation appliquée d'un essai sans doute peu mémorable. Maitrisant clairement son sujet, l'intervenant à tout de même un peu tendance à beaucoup trop élargir le sujet (ça divague, ça divague) et donc à épuiser son auditoire avant la fin du programme.

Liste des bonus : Le sauvage et le cruel, par Michel Eloy (38'), Générique italien, Diaporama d'affiches et photos, Film-annonce.

 
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