GREMLINS
Etats-Unis - 1984
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Gremlins »
Réalisateur : Joe Dante
Musique : Jerry Goldsmith
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais DTS HD Master Audio 5.1, Dolby Digital 5.1 français, italien…
Sous-titre : Français, anglais, portugais…
Durée : 106 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 15 novembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Gremlins »
portoflio
LE PITCH
Qu'il est étrange et émouvant le chant du Mogwaï le soir de Noël ! C'est le cadeau bizarre et intrigant que reçoit Billy. Trois règles sont à respecter: toujours garder le Mogwaï éloigné de l'eau, ne pas l'exposer à la lumière et surtout ne jamais le nourrir après minuit. Rien à craindre de cette petite créature tant qu'elle ne donne pas naissance à des Gremlins, beaucoup plus blagueurs, hargneux et dévastateurs...
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Les diables dans la boite

Ne pas le confronter à la lumière vive, Ne pas le mettre au contact de l'eau, ne pas lui donner à manger après minuit... Trois commandements auxquels il faut ajouter un quatrième : voir et revoir Gremlins jusqu'à la fin de ses jours sous peine d'oublier ce qu'est le grand cinéma populaire.

C'est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. En cette époque bénie, la participation de Chris Columbus annonçait encore un divertissement familial de qualité, Spielberg ne se fourvoyait pas dans les Transformers et Joe Dante n'était pas encore un génie oublié par une Warner à la mémoire courte. Trois talents qui à l'aube de 1984 s'essayèrent au conte de Noël. Un exercice idéologique typiquement anglo-saxon, habituel véhicule de bons sentiments, de rêveries sucrées et de morale envahissante. Et ici, tout y est, de la charmante famille pleine d'amour mais dans le besoin, à la petite ville de banlieue perdue sous la neige, en passant par la richissime acariâtre... On nage en plein Capra revival. Sauf que le film s'appelle Gremlins et qu'en guise de rédemption la vieille mégère va finir dans le décor, propulsée violemment par un siège motorisé arrangé par les charmantes bestioles. Le film de Dante reste encore aujourd'hui une grande farce cruelle, méchante et délirante (où même une gentille mère de famille transforme sa cuisine en salle de torture), à l'image justement des ces créatures facétieuses créées par l'immense Chris Walas, moteurs inépuisables de gags et de destructions en tous genres.

 

"Gizmo, caca" ?

On est bien loin du charmant Gizmo, petite boule de poil adorable, symbole évident d'un certain idéal de la vie frugale. Par opposition, sa terrible progéniture n'est donc rien d'autre que la représentation (à peine) caricaturale d'une Amérique naissante : celle des yuppies et de leur société de consommation aveugle, écrasant l'image d'Epinal des 60's sous son talon. Une peinture au vitriol, mêlée de nostalgie enfantine, qui porte la marque évidente du Joe Dante de Hurlements, The Second Civil War ou Looney Tunes Back in Action. Son humour est tout simplement irrésistible et jamais gratuit, tandis que la justesse de sa réalisation trouve un écho idéal dans les compositions faussement guillerettes d'un Jerry Goldsmith en toute liberté. Vingt-cinq ans plus tard, cette comédie idéale, accumulation monstrueuse de scènes cultes (Gizmo qui chante, les Gremlins en extase devant Blanche Neige...) paraît plus que jamais d'actualité autant dans son scanner aux rayons X du monde moderne que dans sa maîtrise filmique. Comble, les effets spéciaux, croisements de marionnettes, d'animatroniques et d'animation image par image ont encore de quoi faire pâlir la plupart des images de synthèse récentes. Le meilleur d'une époque sans aucun doute.
Nathanaël Bouton-Drouard
Un Autre Avis :

"Enfant des drives-in, des monstres en caoutchouc et des margoulins de la série B, Joe Dante l'indomptable livre l'Amérique des yuppies cyniques et des nostalgiques de Norman Rockwell à une horde de petits hommes verts aux dents pointues et aux manières qui laissent à désirer. Le conte de Noël le plus agréablement débraillé des 80's."

A.W.









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Image :
Plutôt sympathique mais aujourd'hui daté de plus de dix ans le transfert HD précédent de Gremlins a rapidement montré ses limites avec une restauration très légère et un grain assez proéminent. Voici enfin un tout nouveau transfert et un tout nouveau scan 4K pour le classique de Joe Dante, mais qui malheureusement ne règle pas tous les problèmes. Il est évident qu'il y a un gain colossal entre les deux supports (d'autant plus que le Bluray classique est présent dans le boitier) autant au niveau de la propreté des cadres que de sa désormais inédite stabilité. Le piqué est révélateur avec des plans dont on n'avait pour l'instant qu'à peine effleuré la richesse (la boutique de Mr Wing) et des séquences nocturnes qui préservent leur standing. Le film n'a bien entendu jamais été aussi riche dans sa restitution mais on peut rester dubitatif devant quelques choix de cette restauration avec des variations de teintes soumises en HDR qui semblent un poil artificielles et une gestion de la photographie vaporeuse parfois un peu fragile. Pour ceux qui se demandent, non Joe Dante et son directeur photo John Hora n'ont pas participé à cette restauration.

 

 

 

Son :
Zéro changement, ou tout comme, pour les pistes sonores décalquées sur le vieux Bluray. Le DTS HD Master 5.1 Anglais s'en sort le mieux avec une spatialisation bien sentie et une clarté irréprochable. Pas de grandes vagues, mais la dynamique globale est on ne peut plus appréciable. La version française en Dolby Digital 5.1 manque quelque peu de souffle et le doublage nous parvient avec une légère distance, mais cela reste plutôt probant. Les stéréos d'origines n'auraient pas été de refus cependant.

 

 

 

Interactivité :
En 2016 est sortie une édition collector de Gremlins aux USA contenant un second disque plein de bonus inédits ressemblant à s'y méprendre à un documentaire rétrospectif complet. Las, celui-ci est toujours inédit en France et seul le Bluray classique est glissé ici. Ce sont donc bel et bien les suppléments de 2009 à l'identique que propose l'édition. Soit deux commentaires audio plutôt sympas avec une nette préférence pour celui profitant de la présence du réalisateur (mais sans aucun sous-titres), une featurette promo d'époque et, heureusement, quelques scènes coupées désormais largement connues des fans. On aurait pu espérer mieux...

 

Liste des bonus : Commentaire audio de Joe Dante, Phoebe Cates, Zach Galligan, Dick Miller et Howie Mandell, Commentaire audio des acteurs, Michael Finnell (prod.) et Chris Walas (effets spéciaux), Making of (6'), Scènes coupées (10'), Galerie photos, Bandes-annonces

 
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