DE PALMA
Etats-Unis - 2015
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Documentaire
Réalisateur : Noah Baumbach, Jake Paltrow
Acteurs : Brian de Palma
Musique : Divers
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 5.1 ou 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 110 minutes
Distributeur : Carlotta
Date de sortie : 6 juin 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Dans ce documentaire réalisé par Noah Baumbach (Frances Ha) et Jake Paltrow (Young Ones), le grand cinéaste américain Brian De Palma passe devant la caméra. Illustré par de nombreux extraits de ses œuvres, De Palma retrace l’incroyable filmographie de cette figure de proue du Nouvel Hollywood. La conversation prend également un tour plus intime lorsque le réalisateur évoque son admiration pour Alfred Hitchcock et son amitié avec ses contemporains Martin Scorsese et Steven Spielberg.
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Shooter

Un monstre de cinéma. Un artiste gigantesque et passionnant. Une œuvre maniérée et outrageusement stylisée et surtout un impact définitif sur son art. Brian De Palma, l'auteur de Phantom of the Paradise, Carrie, Blow Out, Scarface, Les Incorruptibles, Outrages... Un simple documentaire retraçant toute sa carrière peut-il vraiment en capturer toute l'amplitude ?

La réponse est bien évidemment non. En premier lieu car les deux réalisateurs Noah Baumbach (Greenberg) et Jake Paltrow (Young Ones) optent pour un dispositif simple, voir simpliste. Une caméra sur pied. Posée et clouée au sol. Un gros plan immuable et une discussion, longue mais unique, avec un bonhomme qui passe rapidement sur sa jeunesse et plus vite encore sur sa vie personnelle, pour enquiller les anecdotes sur chacun de ses films. Pièce par pièce pour une réalisation rigide et un montage trop attendu, qui forcément passent totalement à coté de l'empreinte même de l'homme qu'ils essayent de décrire. L'autre raison est ce besoin étrange de parler de toutes ses réalisations connues, sans jamais prendre vraiment le temps de se consacrer aux plus pertinentes, voir en oublier volontairement pour mettre en place un schéma écrit plus à même de creuser les figures visuelles et thématiques d'un artiste aussi génial, que parfois crispant dans ses petites saillies mégalomaniaques.

 

tout petits vertiges


Semble-t-il surtout conçu pour les néophytes, ce De Palma ne remplace clairement pas l'indispensable bouquin d'entretiens signé Samuel Blumenfeld et Laurend Vachaud, et aurait sans doute bien mieux trouvé sa place en disque bonus d'un coffret comprenant quelque uns des ces joyaux noirs. Pourtant, le visionnage ne peut qu'être conseillé aux amateurs qui certes ne découvrirons que de très rares infos ou images inédites (la fin alternative de Snake Eyes, le comportement de Tom Cruise sur Mission Impossible) mais ne pourront s'empêcher de rester fascinés par les quelques retours sur ses trouvailles visuelles (de l'utilisation du split screen), de s'amuser de ses moqueries envers les "autres" Carrie, de compatir devant son analyse frontale du système hollywoodiens et de ses multiples échecs commerciaux, voir d'apercevoir fugacement de vrais instants de sincérités. Lorsque De Palma évoque sa collaboration puis le décès de Bernard Hermann, ses amitiés avec la bande de Spielberg, son mariage qu'il juge étrange avec la productrice Gale Anne Hurd (Terminator, The Walking Dead) et sa manière de redessiner une carrière constamment remise en question. C'est d'ailleurs dans les toutes dernières minutes qu'il se montre le plus franc en lachant la phrase qui résume sans doute le mieux toute sa vie et son œuvre : « My true wife is my movie, not you ».

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
De Palma est un documentaire essentiellement rétrospectif et comporte donc un mélange inégal entre l'interview du cinéaste capturée sur une caméra HD de dernière bourre (une Canon EOS Mark II pour être précis) et divers extraits de ses long métrages ou d'autres œuvres ayant servies d'influences (Hitchcock mais aussi Godard et la Nouvelle vague). Ces sources ne sont pas toujours issues de masters restaurés, voir parfois même en SD upscallé, mais certains segments (Les Incorruptibles, Carrie, Mission Impossible) rappellent directement les blurays disponibles sur le marché. Une tenue fluctuante donc, relativement bien homogénéisé, et qui n'a de toute façon rien d'étonnant.

 


Son :

Visible en DTS HD Master Audio 5.1 ou 2.0, le film reste dans tout les cas relativement concentré vers les avants et des sources frontales. L'interview est claire, tandis que les extraits restent plutôt bien intégrés. Questions élans dynamiques, on se contentera de quelques segments plus enveloppants lorsque De Palma évoque ses compositeurs fétiches. Basique, mais adapté.

 


Interactivité :
Aucun supplément directement attachés aux films ne semble exister comme le prouver la galette toute nue américaine. Carlotta a donc imaginé intégré le film a sa toute nouvelle collection Edition Prestige initiée par Cinq et la peau. Le disque HD ne comprend donc qu'une petite bande annonce en sus, alors que le très joli boitier en carton préserve classieusement le digipack comprenant Bluray et DVD, et une belle série de goodies pour cinéphiles. Cinq cartes postales, un poster de l'affiche du documentaire et surtout deux fac-similés des dossiers de presse d'époque de Furie et Blow Out, deux métrages disponible chez Carlotta en Bluray et qui sont hautement recommandés bien entendu.

Liste des bonus : Fac-similés des dossiers de presse de Furie et Blow Out, 5 Cartes postales, affiche du film.

 
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