CARS 3
Etats-Unis - 2017
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Cars 3 »
Réalisateur : Brian Fee
Musique : Randy Newman
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 7.1, 5.1 et 2.0, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français, anglais, néerlandais…
Durée : 102 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 2 décembre 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Cars 3 »
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site officiel
LE PITCH
Dépassé par une nouvelle génération de bolides ultra-rapides, le célèbre Flash McQueen se retrouve mis sur la touche d’un sport qu’il adore. Pour revenir dans la course et prouver, en souvenir de Doc Hudson, que le n° 95 a toujours sa place dans la Piston Cup, il devra faire preuve d’ingéniosité. L’aide d’une jeune mécanicienne pleine d’enthousiasme, Cruz Ramirez, qui rêve elle aussi de victoire, lui sera d’un précieux secours…
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vroom puissance 3

Si les fans de Pixar rejettent en général l'univers de Cars, la franchise créée par John Lasseter reste l'une des mannes financières les plus sûres de Walt Disney. Alors que le prix des petites voitures a doublé en magasin depuis le premier épisode, sans que cela n'affecte les ventes, le studio à la lampe relance la machine avec un troisième long-métrage attendu au tournant. Si son trop-plein de personnages souligne constamment l'enjeu commercial, Cars 3 reste une surprise plaisante, et beaucoup plus familiale que l'opus précédent.

Virage tonal à 180°, Cars 2 souffrait en dépit de sa réalisation solide d'un problème de taille : son intrigue alambiquée était totalement inintelligible pour le public ciblé, et le public adulte théoriquement attiré par le cinéma d'espionnage pouvait difficilement se projeter dans son concept enfantin. Oubliées, donc, les frasques James Bondiennes de la première séquelle. Etrangement vendu comme un drame réaliste (les premiers teasers ne montraient même pas les yeux et bouches des voitures), Cars 3 revient aux fondamentaux en répondant de façon très appliquée à tous les enjeux exposés dans l'original. Un peu à la manière de Retour vers le futur 3, le film table en permanence sur un effet miroir, en plaçant Flash McQueen face aux mêmes obstacles que son mentor Doc, du temps de sa gloire. Mal dissimulée derrière une relation de coach / sportif de haut niveau qui s'inversera inévitablement durant le dernier acte, la notion de transmission (hum) est une nouvelle fois au coeur du récit... et donne surtout l'occasion à Disney et Pixar de féminiser un univers que beaucoup assimilent instinctivement aux garçons, élargissant ainsi leur public de façon exponentielle.

 

cars fury road


Il faut donc faire l'effort de trier entre les enjeux financiers du projet et la sincérité de sa démarche narrative pour pleinement profiter de cette suite ; effort largement aidé par la maîtrise toujours irréprochable des artistes de Pixar. Visuellement splendide et mis en scène avec classe, Cars 3 se paie ainsi quelques morceaux d'anthologie, en particulier un derby de démolition à mi-parcours sans doute largement influencé par le récent Mad Max Fury Road. L'écriture des personnages de McQueen et de la nouvelle venue Cruz Ramirez est également assez touchante, contrastant avec le manichéisme des coureurs high-tech, seulement là pour pousser le champion vers la sortie sans le moindre scrupule. Alternant le simpliste et les vrais moments humains (un comble, pour une histoire de voiture), Cars 3 ne s'imposera certes jamais parmi les classiques de Pixar, mais son efficacité et sa candeur intempestive assurent un divertissement plaisant, voire parfois émouvant. Après la débauche nonsensique et semi-parodique de Cars 2, c'est presque un miracle !

Alexandre Poncet












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Image :
Vous en doutiez ? Nous non, tant chaque film d'animation Disney est systématiquement choyé par l'éditeur qui n'a, il est vrai, finalement que très peu de difficultés pour rendre ses dernières création en images de synthèse rutilantes sur support HD. Et dans le genre Cars 3 impressionne a plus d'une occasion, imposant teintes, contrastes et profondeurs avec une facilité déconcertante, et se montrant une nouvelle fois particulièrement généreux sur les effets d'éclairages et les reflets sur les matières. Mais ce qui séduit le plus ici est le mélange de réalité cartoon avec des environnements et des textures photo-réalistes absolument bluffants de détails et de crédibilité. On ne peut plus pointu donc et c'est d'autant plus spectaculaire lors des nombreuses courses montées avec énergie, où la vitesse délirante n'entraine aucune baisse de régime.

 

Son :
Pauvre petit spectateur français qui doit simplement visionner le métrage avec un 5.1 Dolby Digital gentiment efficace soit, mais tellement loin des prouesses offertes par la version originale. Cette dernière est d'ailleurs déclinée pour toutes les installations (2.0, 5.1 et 7.1) mais avec une dynamique assez monstrueuse pour les moutures DTS HD Master Audio reposant sur une énergie déployée tout au long du métrage. Les courses, folles et vives, ne sont pas les seuls à faire les malines, puisque les ambiances sont constamment habilement construites, enveloppantes, voyant naitre de véritable petites trésors sonores dans les différenses entre les moteurs, les crissements de pneus, les holàs de la foule ou le vent qui file entre les arbres. Ca sent la démo technique.

 


Interactivité :
Les grands amateurs de productions Pixar ne seront bien entendu pas étonné en découvrant en première ligne le court métrage vu au cinéma en avant programme. Soit L.OU nouvelle petite merveille de finesse et de poésie autour d'un vilain garçon et d'objets perdus qui prennent vie.
Le segment consacré à Miss Fritter, soit une fausse pub pour école de conduite sauvage, est pour le coup un peu plus anecdotique. A l'image certainement des pauvres petites featurettes disposées sur la galette, revenant sur la gloire des coureurs automobiles (chouette message pour les futurs pollueurs) et un item un peu plus poussés sur la création de la toute nouvelle Cruz Ramirez. Tout cela reste un peu court, mais heureusement le commentaire audio collégial (réalisateur, producteur et directeur artistique) lève plus généreusement le voile sur les coulisses de création, les techniques d'écriture et de mise en scène et l'héritage des films de Lasseter.
A noter que le pack contenant la version 3D et la version 2D propose en sus un bluray inédit dédié à d'autres bonus soit un vrai et long making of et des scènes coupées. Injuste ?

Nathanaël Bouton-Drouard

Liste des bonus : Commentaire audio de Brian Fee, Kevin Reher & Andrea Warren (prod.) et Jay Ward (dir. artistique), « L.OU., Lost & fOUnd » de Dave Mullins (7'), « L'école de pilotage de Miss Fritter » de James Ford Murphy (3'), « Prêts pour la course » (5'), « Cruz Ramirez : la création de la voiture jaune » (8'), Bandes-annonces.

 
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