BATES MOTEL
Etats-Unis - 1987
Image plateforme « DVD »
Image de « Bates Motel »
Réalisateur : Richard Rothstein
Musique : J. Peter Robinson
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 95 minutes
Distributeur : Movinside
Date de sortie : 26 septembre 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Bates Motel »
portoflio
LE PITCH
Suite à son procès, le tueur en série Norman Bates est envoyé dans un asile psychiatrique. Là, il fait la connaissance du jeune Alex, interné pour avoir tué son père qui le maltraitait. Norman tient vite un rôle de père de substitution pour Alex qui lui voue une véritable admiration. Au décès de Bates, Alex hérite du motel familial, lieu où ont été perpétrés les crimes de Norman. Avec l’aide d’une jeune fille en fugue, il décide de remettre la propriété sur pied, et par...
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Chambre à la nuit

15 ans avant Bates Motel la série, il y avait Bates Motel le téléfilm qui aurait voulu devenir une série. Un pilote atypique, carrément évacué de la « chronologie » Psychose, qui se voulait une alternative décalée au classique d'Alfred Hitchcock. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Nous sommes à la fin des années 80, alors qu'un courant de fantastique et d'horreur vient s'installer progressivement à la télévision. Des classiques du genre comme Les Contes de la crypte, ou des adaptations de licence fructueuse comme Vendredi 13 ou Freddy Le Cauchemar de vos nuits, ne sont pas encore arrivés, mais d'une certaine façon Universal et NBC entendent bien les devancer en produisant un programme dérivé du classique culte Psycho. Il a d'ailleurs de son coté à déjà connus deux suites méritantes au cours de cette même décennie. Des films en couleurs portés par Anthony Perkins qui vont être totalement mis de coté dans Bates Motel, imaginant un Norman Bates sur la voie de la guérison qui va confier par testament son fameux hôtel au gentil Alex West, pas mal dérangé lui aussi. Pas question cependant de serial killer ici, nous sommes à la télévision, et ce brave antihéros ressemblerait plutôt à un Forrest Gump, autrefois martyrisé par papa et partageant une légère fascination pour la taxidermie.

 

changement de propriétaire


Créateur de la série à succès Le Voyageur (The Hitchhiker) et futur auteur d'Universal Soldiers, Richard Rothstein plaque l'univers autrefois noir et blanc du chef d'œuvre du cinéma d'horreur tel un décor d'arrière plan, et s'amuse sur la scène à opter pour une distance amusée, presque parodique. Toute la première partie dans l'hôpital psychiatrique, avec l'inénarrable Robert Picardo (acteur fétiche de Joe Dante), tire plutôt bien les cordes de l'humour noir et l'air ahuri de Bud Cort, ancienne tête d'affiche de l'inoubliable Harold et Maud y fait des merveilles. Les intentions sont visibles et palpables, mais la forme télévisuelle va rapidement rattraper cette tentative assez originale, alourdie par une mise en scène bien plate, et des personnages secondaires difficilement supportables. Future belle surfeuse de Point Break, Lori Petty hérisse le poil en hystérique de service. Et Bates Motel ne peut prétendre à la forme et à la structure d'un film de cinéma, se retrouvant constamment segmenté justement entre une introduction encourageante, une mise en place des enjeux (la restauration du motel et son faux mystère autour des apparitions de la « mère ») trop factuelle, le placement des futurs personnages récurent et le premier «pitch» épisodique. Ce dernier n'apparait que dans le dernier tiers et suit la première cliente des lieux, venues là pour mettre fin à ses jours mais qui va rencontre une bande de jeunes (avec au milieu un Jason Bateman au visage poupon) qui vont la remettre d'aplomb. Un soupçon de fantastique romantique collé au tube Uhu, pas bien loin de La Quatrième dimension et autres programmes anthologiques, qui fait alors entrevoir ce qu'aurait pu devenir Bates Motel, la série. La volée de bois vert des fans et le manque d'intérêt des spectateurs ne lui laisseront pas cette chance. Pourtant avec la distance des années cette proposition, ratée certes, avait au moins le mérite de s'embarquer sur un chemin difficile et original.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Diffusé il y a bien longtemps à la télévision et parfois croisé dans les bacs promo VHS avec un boitier signé CIC Video, Bates Motel est une production oubliée et boudée (on en parle même pas dans Psycho Legacy, c'est dire) qui bien entendu n'a jamais été restaurée. C'est donc bel et bien toujours ce master vidéo que l'on retrouve sur l'édition DVD française. L'image est aléatoirement floue, parfois envahie d'effets neigeux, aplatie par quelque logiciels réducteurs de bruits... Rien d'étonnant ni de choquant pour un objet aussi rare.

 


Son :
Disparition totale du doublage français d'époque, jugé exécrable de toute façon par les premiers spectateurs, ne reste alors plus que la version originale en mono. Une piste frontale et directe, sans fioriture mais avec parfois un léger souffle, qui est tout à fait convenable pour ce genre de titre.

 


Interactivité :

Codirecteur de la collection Les Trésors du fantastique, le journaliste Marc Toullec se fend à nouveau d'une présentation appliquée du film. Comme à chaque fois ce n'est pas le texte qui est à remettre en question, efficace et documenté, mais la forme du bonus vidéo.

Liste des bonus : Présentation du film par Marc Toullec (7')

 
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