HUNGER GAMES – LA RéVOLTE PARTIE 2
The Hunger Games : Mockingjay – Part 2 - Etats-Unis - 2015
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Science-fiction
Réalisateur : Francis Lawrence
Image : 2.35 16/9
Son : Français DTS HD Master Audio 7.1, Anglais Dolby Atmos 7.1
Sous-titre : Français
Durée : 137 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 22 mars 2016
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis - Gale, Finnick, et Peeta - sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà p...
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La lutte finale

Estampillé comme le nouveau modèle du divertissement ciné pour ados cherchant romances et sensations fortes, les Hunger Games ont graduellement monté les échelons, franchis les obstacles, pour finalement aboutir à un épisode affichant une maturité qui clairement, aura surpris tout le monde.

C'est que jusque-là, même si les intentions étaient palpables, à chaque fois un ingrédient venait gripper l'entreprise. Mise en scène pataude et manque de moyen pour le premier, répétition un peu lassante pour le second, rythme trop en retenu pour le second... qui bien entendu n'était que le tour de chauffe de La Révolte, troisième roman scindé en deux chapitres filmiques assez inégaux. Attention, il ne faut clairement pas s'attendre à une révolution cinématographique, l'objet étant toujours confié à un Francis Lawrence (Constantine, Je Suis une légende) trop propre et pas toujours des plus impressionnants dans sa mise en scène, et l'inintéressant triangle amoureux trainé comme un boulet n'est toujours pas réglé et vient délivrer un final d'une dizaine de minutes aussi inutile que tristement mélodramatique. Une trame secondaire qui baigne dans l'eau aux concentré de rose qui rappelle par intermittence qu'Hunger Games reste un objet de studio, une œuvre marquetée... Oui mais qui n'a de cesse de montrer des signes d'une rebellion certaine, une volonté de marquer ses spectateurs ados pour les pousser à une réelle réflexion sur le monde qui les entoure. Ici les ambitions sont manifestes, étalées au grand jour, clameés avec une rage et une ferveur carrément étonnante.

 

goût de cendre


Récit de l'ultime combat entre les rebelles des districts survivants et le puissant Capitole, La Révolte Partie 2 s'imprègne d'un esthétique aussi joyeuse que l'ancienne Allemagne de l'est, auréolée d'affiches de propagandes singeant intelligiblement l'Histoire, fait traverser des décors ravagés à Katniss et ses compagnons, laissant au loin retentir les mortiers, les explosions et les morts civiles. Francis Lawrence ne filmera jamais directement la guerre totale entre les deux clans, comme s'il refusait le sensationnalisme facile, l'héroïsme basique. Ici, les rares affrontements directs entre soldats tournent au massacre d'innocents usités par le terrible Président Snow (Donald Sutherland, tyran à visage humain) mais aussi par son opposante Alma Coin (Julianne Moore) dans une compétition de cynisme et de manipulations impressionnante. La guerre vue uniquement comme un outils et un carnage, une mise en lumière inventive des fameux « jeux » des deux premiers épisodes qui résonnent dans les pièges spectaculaires utilisés pour défendre la cité, la dénonciation constante du pouvoir de l'image et du prosélytisme nationaliste, le film a toutes les caractéristiques d'un brûlot SF. Il rappelle ainsi aisément qu'il se hisse bien plus haut que ses concurrents Divergente et Labyrinthe. Même cette chère Katniss, jusque-là bien souvent agaçante dans ses excès de larmes ou ses petites colères, prend de l'étoffe, renvoyant dos à dos les tyrans d'hier et de demain, refusant son instrumentalisation jusqu'à un acte définitif qui la place enfin comme un vrai modèle à suivre, comme un symbole de la révolte nécessaire de la nouvelle génération. Ça y est, la pro du tir à l'arc vise juste.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Dans la veine du précédent opus, ce qui est logique, La Révolte Partie 2 toujours tournée avec la caméra Arri Alexa délivre un rendu numérique des plus limpides. Le léger grain numérique est bien présent et bien géré, les teintes aux reflets jaunes/verts un poil délavé tiennent la route et bien entendu le piqué assure dans une précision rarement mise à mal. Les séquences extérieures sont donc toujours percutantes. Les nombreux passages dans des lieux plus sombres (les égouts) se montrent par contre un peu moins creusées. Les noirs sont envahissant et bien profonds, mais la caméra numérique n'est pas idéale pour jouer sur les clairs obscurs et écrasent parfois un peu les valeurs de plans et la colorimétrie.

 


Son :
Plutôt économe sur ses atours de grand spectacle, le dernier Hunger Games doit donc donner le change avec son mixage sonore. C'est largement le cas que ce soit dans son DTS HD Master Audio 7.1 français ou dans son Dolby Atmos anglais, qui délivrent une amplitude des plus appréciables. Quelques effets dynamiques et minutieux pour appuyer les petits moments de tension, une ouverture des canaux plus généreuse pour explorer les panoramiques sur la cité envahie par la rébellion, un caisson bien musclé pour faire sursauter à la moindre explosion... C'est ultra pro et efface.

 


Interactivité :
Depuis le tout premier épisode, les éditions des Hunger Games font tout pour satisfaire les fans avec une sélection de bonus assez consistants. On trouve certes les petits segments promos comme celui réservé à l'expo Hunger Games (pas encore arrivée en France) ou les détours anecdotiques sur les photos des coulisses puis les croquis d'étude pour la nouvelle armure de l'héroïne. Cela n'est présent que pour compléter encore un making of toujours aussi généreux de plus de deux heures. Forcément, là tout y passe, de l'adaptation à la postproduction en passant par le tournage, avec les multiples interventions des acteurs, producteurs et tutti quanti. Si cela n'atteint jamais la précision et la pertinence des documentaires autour du Seigneur des anneaux (par exemple), l'effort est plus que louable et l'ensemble est produit avec sérieux et devrait satisfaire les amateurs de la saga. Et question d'en rajouter, le réalisateur et la productrice Nina Jacobson sont de retour pour un commentaire audio carré et bien mené.

Liste des bonus : Commentaire audio du réalisateur Francis Lawrence et de la productrice Nina Jacobson, Making of en 8 parties (141'), Le carnet de croquis de Cinna (10'), Hunger Games : l'exposition (2'), Un voyage en photos (10'), Bandes-annonces.

 
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