UNFRIENDED
Cybernatural - Etats-Unis - 2014
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Unfriended »
Genre : Horreur
Réalisateur : Levan Gabriadze
Musique : Aucun
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS-HD Master Audio 5.1 Anglais et français
Sous-titre : Français, anglais, espagnol, allemand…
Durée : 83 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 27 octobre 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Unfriended »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Une jeune lycéenne se suicide après qu'une vidéo compromettante sur elle ait été publiée sur Internet. Un an plus tard, six de ses amis se connectent, un soir, sur skype, pour "tchater" entre eux. Mais une septième personne, inconnue des autres, se connecte également. Cet intrus se montre très vite sous un visage inquiétant et menace les six amis de tuer le premier qui se déconnectera. Peu à peu, les événements tragiques qui ont marqué la bande, un an plus tôt, refont surface et ...
Partagez sur :
Concept et cinéma

Pas de coupe, de montage, de répétition ou de bonne foi... Le septième art s'est souvent frotté au concept dans le développement de sa maturité, tâtonnant de nouvelles expériences en sublimant la forme pour un récit encore plus riche. Le faux plan séquence «unique» de La Corde du maitre Alfred, Timecode de Mike Figgis et ses destins convergents dans un split-screen virtuose ou l'inoubliable Arche Russe de Sokurov et ses 96 minutes non stop... Nombreuses sont les pellicules qui ont fait bouillir les neurones de cinéphiles par leur inventivité. Tantôts malhonnêtes comme le Silent House de Gustavo Hernandez, tantôt pépites comme le jouissif Buried de Rodrigo Cortès, qu'en est-il du mal nommé Unfriended ? Privilégiant à l'évidence sa forme en la survendant comme unique argument marketing, le film de Levan Gabriadze sent le sapin a peine la galette insérée. Alors jolie surprise ou ultime pirouette agaçante ? Au moins, on évite le found footage de Shyamalan...

 

dogme, huis clos, flash forward ou juste pourri ?


Alors donc que nous évoquions le parti-pris du film à savoir le fait de suivre 1h15 durant six têtes à claques clichées autour d'une réunion skype et donc, sur un seul et même écran d'ordinateur, où se situe le récit du scénariste de la série Sleepy Hollow, Nelson Greaves ? Malheureusement pas bien loin... Bien qu'il faille lui reconnaitre une certaine audace dans l'exploitation de son concept, force est de constater que quelques mois d'écritures sur la densité de l'intrigue n'étaient pas superflus. A l'anniversaire donc du suicide de l'une de leurs camarades, nos 6 branleurs se retrouvent au fil de leur soirée harcelés et menacés par un mystérieux hacker... Un soupçon de Souviens toi l'été dernier, une pincée d'Open Windows, une larme de Paranormal Activity... A l'évidence, le film manque franchement de personnalité. Bouffant à tous les râteliers en termes d'intrigue, on ne ressent aucune empathie pour chacun des personnages et on voit arriver le déroulement des événements dès le premier quart d'heure. Un autre problème évident est la sincérité de la mise en scène. Les plans de coupe sont visibles, l'image est brouillée ou floutée pour feindre l'apparition du fantastique et on peste devant la bêtise de nos futurs ingénieurs: « mais éteignez ce putain de PC et appelez les flics ! ». Mais pour ça, il ne faut pas avoir grandi avec les réseaux sociaux ou les yeux rivés au téléphone... Que ce soit dans une cabane ou devant skype (dont les bruitages deviennent vite insupportables), la jeunesse américaine est donc toujours aussi stupide.

On sauvera donc in extremis l'utilisation parfois subtile du réalisateur des codes visuels des messageries et réseaux contemporains ainsi que l'utilité de rappeler à son auditoire direct, le danger du harcèlement ou de tomber le voile sans retenue sur la toile. Au-delà donc d'un intérêt sociologique certain, cinématographiquement parlant, Unfriended ne devrait pas vous faire frissonner si vous êtes nés avant 2000. Un film pop corn générationnel vite oublié avec de jolies gonzesses.

Jonathan Deladerrière








Partagez sur :
 

Image :
Entièrement constitué d'amoncellement de sources « informatiques » de fenêtre de discussions en ligne et de menus Facebook, Unfriended ne va donc pas chercher du coté d'une image extrêmement léchée et pointue. Les différents cadres sont volontairement marqués par quelques drops, ralentissements, macroblockings et autres effets « escaliers ». Bien entendu tout cela est fait pour crédibiliser les frissons et de ce coté là, le transfert est donc irréprochable, respectant à la lettre les volontés premières. D'ailleurs, preuve du sérieux de l'éditeur, il suffit de bloquer sur les éléments aux premiers plans (l'ordi du « héros » donc) pour se rendre compte de la précision du piqué et la maitrise des teintes.

 


Son :
Même topo bien évidement avec les deux mixages DTS HD Master Audio 5.1 qui jouent de la même façon sur de nombreuses manipulations sonores laissant entendre tremblements, scratchs, souffles et tous ces petits bonheurs sonores de la vie en ligne. Assez sobre sur la spatialisation, la clarté de l'ensemble est cependant assez habilement gérée.

Nathanaël Bouton-Drouard

Liste des bonus : Aucun.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021