MEN, WOMEN & CHILDREN
Etats-Unis - 2014
Image plateforme « DVD »
Image de « Men, Women & Children »
Réalisateur : Jason Reitman
Musique : Divers
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 114 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 12 mai 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Men, Women & Children »
portoflio
LE PITCH
Le portrait de lycéens leurs rapports, leurs modes de communication, l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et leur vie amoureuse. Le film aborde ainsi plusieurs enjeux sociétaux, comme la culture des jeux vidéo, l’anorexie, l’infidélité, la course à la célébrité et la prolifération de contenus illicites sur Internet. Tandis que les personnages s’engagent dans des trajectoires, dont l’issue est parfois heureuse et parfois tragique, il est désormais évident que personne ne peut...
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les enfants de l'écran

Huitième long-métrage pour le talentueux Jason Reitman, fils du grand Ivan, qui revient à la comédie sociale après un détour remarqué par le drame. Une réussite mineure, certes, mais une réussite quand même !

Même pas un an après le très surprenant Last Days of Summer, qui le voyait quitter la sécurité de son univers habituel (la comédie douce-amère) pour mieux s'aventurer en un territoire plus louvoyant, aux personnages marqués par la vie et la tentation d'un autre genre de cinéma (en l'occurrence la chronique dramatique), Jason Reitman change à nouveau son fusil d'épaule, arpentant cette fois-ci les sentiers du film-choral pour mieux ausculter les rapports du l'humain aux nouvelles technologies de communication. Et, chemin faisant, s'interroger à nouveau sur cette étrange créature qu'est l'adolescent américain. Figure central de son film le plus célèbre, l'adolescent n'est pas ici une petite force de la nature au courage insoupçonné, comme l'était l'héroïne de Juno, mais bel et bien un mini-adulte dont le comportement social est calqué sur celui des parents (pas mieux loti que leurs enfants devant la caméra de Reitman), comme pour leur renvoyer un reflet, forcément biaisé par le prisme des réseaux sociaux.

 

portraits numériques


Mettant habilement en scène les incursions du numérique dans la vie de tous les jours, Reitman parvient à fondre les textos et écrans divers au sien de sa narration, donnant du corps à des personnages-clichés n'existant finalement que comme outil de démonstration. C'est peut-être là qu'est la limite du cinéaste, dans ce trop plein de caractères peu originaux, là où les portraits singuliers de ses précédents films (le publicitaire de Thank You For Smoking, l'adolescente de Juno, le spécialiste du licenciement d'In the Air ou la romancière de Young Adult) lui permettait de se concentrer plus en profondeur sur ces personnalités contrariées. Heureusement, Reitman est un excellent directeur d'acteur, et le casting de ce bien-nommé Men, Women & Children assure le spectacle, à commencer par un Adam Sandler surprenant et une Jennifer Garner tout simplement géniale. Peut-être le doué Jason aurait-il du se faire moins gourmand, à se vouloir cinéaste « choral », mais la tentative s'avère heureusement suffisamment bien rythmée, dialoguée et interprétée qu'elle finit par emporter l'adhésion du spectateur. C'est tout ce qui compte, non ?

Frédéric Wullschleger






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Image :
Pas de Bluray en France pour le film de Jason Reitman, uniquement distribué en DVD chez nous. Bien entendu la copie n'en est pas moins d'excellente qualité avec un master lumineux, des couleurs bien tranchées et un piqué précis. Les noirs tiennent toujours la route, sans faillir, seul manque finalement un soupçon de relief pour s'approcher au plus près de la HD.

 


Son :
Disponible en Dolby Digital 5.1 les versions française et anglaise sont essentiellement concentrées sur la restitution des dialogues, assurant une clarté efficiente et frontale. Le mixage est par contre un peu léger sur la dynamique globale, ne faisant au final effet que lors des plans « spatiaux » où lors des rares séquences censées visualiser l'omniprésence des écrans.

 


Interactivité :

Les trois bonus présents sur l'édition ne sont certes pas très longs, mais chacun apporte un éclairage loin d'être inintéressant sur le film en lui-même. A commencer par la sélection de scènes coupées qui se concentrent essentiellement sur une trame secondaire entièrement (ou presque) éludée consacrée à un autre jeune couple de l'établissement scolaire, qui aurait pu d'une certaine façon servir d'exemple classique, de témoin, des premières relations amoureuses. « Une interface intégrée » laisse, lui, la parole à Gareth Smith, responsable des différents design servant à visualiser dans le film les différents écrans de tchat ou pages sociales. Reste le cas du making of, s'attardant essentiellement sur le point de vue porté sur cette invasion des nouvelles technologies et ces nouveaux dispositifs de communication. Etrange de voir que presque tous les intervenants (réalisateur, scénariste, acteurs...) se montrent extrêmement méfiants vis-à-vis de celle-ci, avec souvent un mélange de més-information sur leur contenu et de banalités qui peuvent même contredire ce qui finalement à été raconté dans le film. Etrange, à se demander même si le métrage n'est alors pas totalement passé à côté de son sujet initial...

Nathanaël Bouton-Drouard

Liste des bonus : L'intimité en ligne (12'), Une Interface intégrée (8'), Scènes inédites (10'), Bandes-annonces.

 
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