THANATOMORPHOSE
Canada - 2012
Image plateforme « DVD »
Image de « Thanatomorphose »
Genre : Horreur
Réalisateur : Eric Falardeau
Musique : Inconnu
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais stéréo
Sous-titre : Français
Durée : 100 minutes
Distributeur : Uncut Movies
Date de sortie : 7 avril 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Thanatomorphose »
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LE PITCH
Laura et Antoine viennent d’emménager dans un appartement miteux. Tournant en rond et ne voyant pas d’issue à son quotidien, Laura est malheureuse. Un jour, après des ébats sexuels agités, le corps de Laura devient de plus en plus marqué. Les blessures ne s’effacent plus. Commence alors une violente décrépitude.
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Un film qui laisse des traces

Après avoir fait le tour des différents festivals de films d'horreurs en Amérique du nord et en Europe, Thanatomorphose arrive en DVD. L'occasion de répondre à de nombreuses questions que l'on pouvait se poser lorsque l'on suit la carrière de certains techniciens français. Premier long métrage du réalisateur canadien Eric Falardeau, si il y a bien une chose que l'on peut attribuer avec certitude à Thanatomorphose c'est que le film a tout pour être déconcertant.

Obsédé par le sexe et la mort (il suffit de lire les résumés de ses courts-métrages sur sa page IMDB), Falardeau n'opère aucune sortie de route par rapport à son sujet. Laura, jeune artiste en pleine crise de « je sais pas quoi faire de ma vie » va sombrer après de violents ébats sexuels dans une décrépitude l'amenant (ainsi que son conjoint) jusqu'en enfer. Falardeau ne va s'intéresser qu'à sa déchéance programmée et les rares scènes faisant allusion à autre chose (une rencontre avec des amis) n'ont que très peu d'intérêt. Une volonté du réalisateur ? On ne saurait trop dire, mais il est claire que le résultat attendu est la : nous inclure dans l'ennuie que vit Laura. Parce que si Thanatomorphose est généreux en effets gores réussis, il faut tout de même avouer que dans ses deux 1ers tiers il reste un film sacrément ennuyeux.

 

généreux dans l'horreur


Et ce n'est pas la technique qui va rattraper le tir. Certes, la vie de Laura (et la succession de scènes qui va avec) est rébarbative et le spectateur comprend assez vite ou veut aller Falardeau, mais les faiblesses techniques sont effarantes et auront vite fait de dérouter les moins patients d'entre nous. Cadrage et éclairage approximatifs, prises de sons très désagréables (en vue du peu de lignes de dialogues), il n'en faut pas plus pour faire monter l'impatience jusqu'à ce les litres de faux sang arrivent. Impossible dès lors de s'enlever l'impression que ces premières scènes à rallonge n'avaient pour but que de faire de Thanatomorphose un long métrage de ce qui n'aurait pu être qu'un court généreux en ce concentrant sur son dernier acte. Et la, impossible de ne pas admirer le travail de David Scherer, spécialiste des effets spéciaux, et les idées d'Eric Falardeau ! Gore, crade et dérangeant à souhait, le film va laisser des traces bien épaisses sur votre rétine ! On en oublie l'ennuie et la pauvreté du début pour laisser place à un malaise certain. Dommage cependant qu'il faille attendre plus d'une heure pour cela ! Thanatomorphose reste donc un film raté dans son ensemble, mais qui laisse de bons présages quant à l'avenir d'Eric Falardeau. Nul doute qu'avec un véritable budget (ne pas oublier que celui-ci n'aurait couté que 40 000 dollars), sa réalisation devrait passer au niveau supérieur. Maladroit certes, mais prometteur !

François Rey




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Image :
Le manque de moyens va cruellement se faire ressentir en technique sur toute la durée du métrage. Image floue de trop nombreuses fois, contrastes absents, photo minimaliste et non soignée...Ce n'est pas le passage au DVD qui va rattraper ces trop nombreux défauts. La nausée arrive vite, bien plus vite que les effets gores.

 


Son :
Tout comme l'image, le travail en amont se fait cruellement ressentir lors du pressage des galettes. La faute à une prise de son calamiteuse ? Une chose est certaine, vos enceintes ne vont pas vibrer ! Il vous faudra même rehausser votre niveau sonore de façon conséquente si vous voulez entendre correctement les dialogues en début de film. Dommage.

 


Bonus :
En dehors de traditionnelles bandes annonces, le Making-of vous permettra de suivre toute l'équipe sur le tournage. Assez intéressant lors des séquences sur les effets spéciaux, cela reste assez anecdotique sur le reste, mais permet d'instaurer une ambiance détendue et de désacraliser un peu le film. Parfait à regarder s'il vous a un peu retourné... et vous serez surpris d'apprendre comment est née l'idée du film. Niveau étrangeté, c'est vers les deux courts Purgatory et Crépuscule qu'il faut se tourner. Le second reprend les thèmes principaux du film (la mort, le sexe, la déchéance) alors que le premier est une succession d'images sombres et étranges, parfait pour se placer dans l'ambiance avant le film.

Liste des bonus : Purgatory (16'34), Crépuscule (19'40), Making-of (23'16), Photos, Bandes-annonces

 
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