BATMAN: ASSAUT SUR ARKHAM
Batman: Assault on Arkham - Etats-Unis - 2014
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Batman: Assaut sur Arkham »
Réalisateur : Jay Oliva, Ethan Spaulding
Musique : Robert J. Kral
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais, Dolby Digital 5.1 français, espagnol, allemand…
Sous-titre : Français, anglais, espagnol, allemand…
Durée : 72 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 3 septembre 2014
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Batman: Assaut sur Arkham »
portoflio
LE PITCH
Lorsque le gouvernement monte le Suicide Squad, une équipe de super-vilains dont le but est d’infiltrer l’asile d’Arkham afin de restituer des informations de très haute importance que le Sphinx a volées, Batman se retrouve très vite impliqué. Mais les choses vont de mal en pire dès lors qu’un membre du Squad (Harley Quinn) libère le Joker qui a tout ce qu’il faut pour faire exploser l’asile, mais aussi la majeure partie de la ville de Gotham…
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A Bunch of Bastards

En attendant la sortie sur consoles nouvelle génération de Batman Arkham Knight, la réécriture musclée de l'univers DC par Rocksteady s'offre un détour du coté de l'animation avec un long métrage parfaitement dans le ton.

Dès le départ, les animés dérivés de l'univers Batman se dédient essentiellement aux fans de comics, en reprenant peu à peu l'essentiel des grandes sagas du personnage. Petite surprise avec Batman Assaut sur Arkham qui pour une fois se présente comme une extension de l'univers développé dans les excellents jeux de Rocksteady : Arkham Asylum, Arkham City et Arkham Origins (confié à Warner Montréal mais c'est kifkif), s'amusant même à faire une liaison entre le premier épisode et sa prequelle un poil poussive. La vision de Gotham proposée sur console et PC étant volontairement sombre, violente et adulte, Assaut sur Arkham dénote forcément un peu avec les précédents DTV et va d'ailleurs piocher pas mal d'idées du coté de la dernière mouture du comic Suicide Squad dans lequel un groupe de vilains est envoyé en mission casse-cou par le gouvernement. Un film pour les connaisseurs en sommes, gonflé de tonnes de clins d'œil pour geek, de multiples guest-stars... Mais pas que.

 

Mercenaries


Car le métrage se montre aussi parfaitement accessible, en proposant un scénario inédit (et non pas directement adapté) qui prend des airs de gros divertissement badass où ce cher Batman est relégué pratiquement au statut de figurant. Un héros qui sert la plupart du temps de simple menace d'arrière plan (il doit apparaître une toute petite dizaine de minutes à l'écran) laissant toute latitude au Suicide Squad de jouer les vedettes. Deadshot, King Shark, Captain Boomerang, Black Spider, Killer Frost et surtout Harley Quinn sont ici les divas, personnages autrefois de second plan que l'on s'éclate à observer tandis qu'ils sympathisent, se raprochent, se vannent méchament, toujours pour mieux préparer un sale coup aux autres. Un coté Ocean's Eleven (pour le casse filmé à la cool) mais croisé aux Expendables, qui alors réussit à dépasser son pitch prévisible, en jouant la carte d'un second degré divertissant, d'un défilé de truands et de psychopathes en puissance où brille constamment d'ailleurs la blondinette Harley, sociopathe à la voix aigrelette, mais prédatrice toujours touchante et décalé. Une créature qui n'a sans doute presque jamais été aussi bien mise en valeur et qui forcément traine dans son sillage un certain Mister J. qui n'attendait que ça. Profitant au passage de design plus anguleux et typé que d'habitude (en fait assez proche des jeux vidéo justement), d'une animation de qualité et d'une réalisation énergique signée Jay Olivia (Green Lantern : Le Chevalier de l'Emeraude, The Dark Knight Returns), Assaut sur Arkham bouscule les habitudes des productions DC Universe Animated Original Movies et en profite même pour illustrer une violence plus pêchue et un érotisme carrément couillu. Fun.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Après le décevant Bluray de Le Fils de Batman, celui d'Assaut sur Arkham rattrape carrément le coup avec une HD bien mieux maitrisée, des noirs impériaux aux contrastes finement composés. Les couleurs sont parfaitement définies et le niveau de détails est particulièrement alléchant, même dans les séquences sombres (nombreuses) que la photographie bleuté et grisâtre n'entame en rien. Reste quelques effets de banding (légère bandes visibles sur les aplats) qui apparaissent toujours, mais de manière bien moins gênante que sur le film précédent.

 


Son :
Le film se veut une authentique série B ? Qu'à cela ne tiennent le DTS HD Master Audio 5.1 anglais en joue à merveille offrant une puissance appréciable aux compositions bourrines de Robert J. Kral (Angel) et une dynamique bien soutenue aux nombreuses scènes d'action du métrage. Très efficace, jusque dans les quelques ambiances de l'asile avec une clarté prononcée sur les dialogues.

 


Interactivité :
Proposé dans un joli boitier métal comportant en plus du Bluray, le DVD du film et un second pour les bonus, l'édition d'Assaut sur Arkham est une excellente surprise. En effet, si l'on n'échappe pas à l'habituelle featurette sur le prochain DTV Warner (Justice League : Le Trône d'Atlantis), le reste se montre bien plus profond et pertinent avec en premier lieu un documentaire sur l'exquise Harley Quinn. De sa première apparition dans la série animée des 90's à son passage aux comics jusqu'à sa relecture New 52 et son retour dans les jeux développés par Rocksteady, la belle est effeuillée avec beaucoup d'amour par son co-créateur, Paul Dini et le scénariste de Suicide Squad, Mike Carlin. Dans la même veine, "Arkham Analysé" s'intéresse à la petite histoire du fameux asile, apparu pour la première fois sous la plume de Dennis O'Neil (présent ici) puis entériné par le mythique Arkham Asylum de Morrison et Dave McKean. Il y est bien entendu aussi question des jeux, mais le segment est surtout une belle analyse du lieu dans l'univers de Batman, qui font se croiser autant les évolutions de la psychiatrie aux USA que les influences graphiques gothiques des artistes lui ayant donné corp.
L'édition propose aussi un sympathique commentaire audio réunissant le directeur artistique Mike Carlin, le scénariste Heath Corson et le producteur James Tucker, où ne manque finalement que la participation du réalisateur principal. Enfin, pour rester sur la lancée éditoriale des précédents DTV, l'éditeur a encore glissé quatre épisodes d'anciennes séries animées DC : Task Force X issu de La Ligue de Justice, Infiltrator de Young Justice, Two of a Kind de The Batman et l'ultra-référentiel Emperor Joker de Batman L'Alliance des héros. Généreux.

Liste des bonus : Commentaire audio, Arkham Analysé (27'), La Reine du Joker (13'), Un Aperçu de « Le Trône de l'Atlantide », 4 épisodes de séries animées Batman (93').

 
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