L'AIGLE S'EST ENVOLé
The Eagle Has Landed - Royaume-Uni - 1976
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Genre : Guerre
Réalisateur : John Sturges
Musique : Lalo Schifrin
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais DTS-HD 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 135 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 19 août 2014
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
En 1943, Hitler avait pour projet de faire enlever Churchill alors qu'il était censé séjourner dans un village anglais. Ce qu'ils ignoraient, c'était la présence d'un agent nazi dans la commune ! Heureusement, le projet des allemands est découvert et les américains mettent rapidement hors d'état de nuire les ravisseurs...
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Il faut tuer churchill !

Il n'y a pas à dire : il fut une époque où le cinéma à grand spectacle osait se permettre à peu près tout, y compris au sein d'une grosse production guerrière comme celle qui nous intéresse ici. Comme de donner les rôles principaux à une poignée de soldats allemands frondeurs, ou de faire jouer à Robert Duvall ou Donald Pleasance des personnages de nazis fondamentalement... sympathiques !

Quoi que pour l'ami Pleasance, on nuancera légèrement le propos, le futur interprète du Docteur Sam Loomis de La Nuit des masques personnifiant ici rien que moins que le Reichsführer-SS Heinrich Himmler, avec un sens de la dérision et une bonhommie naturelle qui laissent pantois. Mais il n'est pas le seul membre du casting - assez jouissif, il faut bien le dire - de cet excellent film d'aventure et de guerre à faire des merveilles, le haut de l'affiche étant tout même occupé par un trio d'acteurs incroyables, s'en donnant à cœur joie dans l'interprétation truculente (Robert Duvall en colonel nazi borgne), romantique (Donald Sutherland en terroriste irlandais amoureux) ou carrément badass (Michael Caine, impérial). Si le film est une authentique réussite, c'est aussi, et surtout à eux qu'on le doit.

 

LA fine équipe


Mais pas que. Car à bien regarder le générique, on se rend compte d'un autre trio, dont la somme des talents divers participent fondamentalement à la réussite de L'Aigle s'est envolé. Au scénario, nous retrouvons donc le très doué Tom Mankiewicz, auteur de quelques James Bond et scénariste (non crédité) du Superman de Richard Donner, et dont le talent pour l'écriture de personnages éminemment cinématographique éclate ici (la caractérisation des personnages de Duvall et Sutherland devrait être étudiée dans les écoles de cinéma), de même que son goût pour les péripéties feuilletonesques (rien que le pitch de départ vaut le détour) et les renversements de situations littéralement surprenant (comme cet ajout, en cours de récit, d'une faction de militaires ricains, parmi lesquels le jeunot Treat Williams), voire carrément insoupçonnable (la dernière scène avec Churchill). Son sens du rythme, couplé à la mise en scène robuste et efficace du vétéran John Sturges (oui, oui, l'homme des Sept Mercenaires et de La Grande évasion), font ici des merveilles, et assure au film son quota de répliques mémorables et de séquences d'action qui dépotent. À ces deux artisans doués d'un cinéma populaire n'ayant pas peur de prendre des risques, il convient donc d'adjoindre le talent du légendaire Lalo Schifrin. L'immortel compositeur de L'Inspecteur Harry livre ici une partition sans fausse note, avec son thème héroïque faisant écho aux caractères des protagonistes, ses passages romanesques enchanteurs et ses furieuses envolées d'action.

Difficile, donc, de faire la fine bouche devant un film aussi abouti, dans sa description facétieuse de la machine de guerre allemande, dans sa peinture réaliste d'une petite communauté anglaise soudée (superbe écriture de tous les seconds rôles) ou dans ses aspects les plus immédiatement jouissifs (l'élaboration du plan insensé qui lance l'intrigue, la mémorable fusillade finale, les élans amoureux de Sutherland), et porté à bouts de bras par un casting assurant le spectacle avec brio. Des films comme ça, on n'en fait plus, ma p'tite dame !

Frédéric Wullschleger






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Image :
Entièrement restauré pour cette édition, la copie HD proposé par Elephant Films rend justice à la photographie réaliste du talentueux Anthony B. Richmond (Ne vous retournez pas), qui voit ses couleurs ravivées et ses belles nuits américaines retrouver toute leur saveur. De l'excellent travail.

 


Son :
Très bon boulot également sur la partie sonore du film, qui voit ses aspects les plus « cinéma » (les bruitages de bagarres et de fusillades) accentués avec bonheur, tandis que la sublime partition de Lalo Schifrin s'épanouie à merveille entre deux dialogues. Presque parfait.

 


Interactivité :
Il parait qu'il devrait y avoir une présentation du film par Yves Boisset. En fait, non. Rien. Et c'est bien dommage.

Liste des bonus : Galerie de photos, Bandes annonces

 
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