TWIN DRAGONS
Seong lung wui - Hong-Kong - 1992
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Twin Dragons »
Genre : Action, Comédie
Réalisateur : Tsui Hark, Ringo Lam
Musique : Loung Phe
Image : 2.35 16/9
Son : Cantonnais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 104 minutes
Distributeur : HK Vidéo
Date de sortie : 10 février 2014
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Twin Dragons »
portoflio
LE PITCH
La nuit où Madame Chan donne naissance à des jumeaux, un gangster en cavale s’introduit dans la clinique et prend un des deux bébés en otage. L’enfant ne sera jamais retrouvé et ses parents vont reporter toute leur affection sur le petit John. Vingt-cinq années plus tard, ce dernier, devenu un chef d’orchestre réputé, descend dans un hôtel de luxe de Hong Kong, où il rencontre un certain Boomer… son frère jumeau ! Les deux frères réunis vont devoir affronter malgré eux, le ...
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Dream team

Tsui Hark, Ringo Lam, Jackie Chan (x2), Maggie Cheung et toute l'industrie de HK font les guignols dans un grand classique de la comédie chinoise. Comment résister ?

Il existait une amusante coutume dans le cinéma hongkongais qui consistait à profiter des fêtes de fin d'année pour lancer d'énormes productions familialles et décomplexées où venaient se rejoindre le temps d'un spectacle les grands noms du moment. Le plus souvent d'ailleurs à but caritatif ou pour grossir les caisses de retraite d'anciens de l'industrie. Sortie en 92, Twin Dragons (autrefois appelé "Double Dragon" chez nous) a été entièrement conçu dans cette dynamique et ne prétend donc nullement réinventer la kung-fu comedy, loin de là. Le scénario extrêmement limité, n'est ainsi qu'un prétexte pour embarquer ce brave Jackie Chan dans un double rôle forcément caricatural (un frère musicien, donc sensible, tandis que l'autre se prénomme Casse-cou) qui va rapidement tourner à une succession ininterrompue de quiproquo bordélique, d'inversement de situation et de comédie de mœurs où les deux frangins finiront même par s'échanger leurs dulcinées, la jolie Maggie Cheung (en partance pour des rôles plus exigeants) et la sculpturale Nina Li Chi (madame Jet Li). Une farce souvent lourdingue, mais tout aussi irrésistible, qui est étonnement concocté par un duo de cinéaste Tsui Hark / Ringo Lam, qui s'ils se répartissent respectivement les séquences de comédie et d'action, semble faire un effort considérable pour laisser toute signature visuelle aux oubliettes.

 

Double dose


Un pur produit de studio qui est surtout une carte de visite pour l'écurie star de l'époque, la Film Workshop de Tsui Hark, et sa vision gargantuesque et haletante du divertissement, où viennent d'ailleurs participer le temps de quelques cameos réjouissant John Woo, Kirk Wong, Wong Jing, Liu Chia Lang, et bien entendu les deux réalisateurs en question. Gros gags, fantastique poussif, et même si les effets spéciaux ont pas toujours bien vieillis, les rencontres entre des doubles (Jackie Chan & Jackie Chan) sont plutôt réussis pour l'époque, en particulier la fameuse séquence, très enfantine mais hilarante, se déroulant autour de la baignoire. Twin Dragons reste ainsi un spectacle des plus agréables, vivifiant qui a au passage le bon ton de s'achever sur une longue séquence d'action dans un garage dédié aux crash-test. Entièrement réglée, conçue et même réalisée par Jackie Chan et son équipe de cascadeurs, cette dernière rappelle sans soucis les meilleurs moments de Police Story, Opération Condor et autres Le Marin des mers de chine dans ses enchainements entre castagnes et cascades improbables, utilisation géniale du décors et des accessoires, jusqu'à quelques prouesses inoubliables comme un évitement de justesse d'une voiture lancée à 200khm contre un mur ou un duel dans une cage chauffée à blanc. L'esprit d'une époque.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
On s'était habitué à retrouver les films HK dans une HD presque «en l'état» avec des masters souvent fatigués, granuleux et aux couleurs passées. Twin Dragons vient changer un peu la donne avec une image bien plus propre qu'à l'accoutumée, des teintes contrastées et vives et un grain quasiment absent. Plutôt agréable, sauf si l'on regarde dans le détail puisque les techniciens chinois semblent avoir un peu abusé sur le réducteur de bruit, occasionnant une perte massive de détails et un lissage souvent trop prononcé et l'apparition de quelques paquets et/ou artefacts, particulièrement visibles avec l'utilisation d'un vidéoprojecteur.

 

Son :
Version française d'époque (mais pas folichonne) et version cantonaise sont toutes deux proposées dans un DTS HD Master Audio 5.1 plutôt alléchant. Bien entendu dans la pratique, ce remixage ne fait pas de grands miracles avecde tout petits effets sur les arrières, mais l'essentiel se situe surtout sur les avants. Un peu cahotante, parfois légèrement étouffée, l'ambiance a aussi tendance à trop mettre en avant les dialogues au mépris de la bande originale (franchement ringarde il est vrai) et les petits effets percutants.

 


Interactivité :
Un peu tristoune, le seul bonus présent, « l'interview » de Jackie Chan n'est qu'un très court entretien enregistré lors de la promo du film pour sa sortie aux USA et manifestement à distance (la voix de la journaliste est étrangement lointaine). Les quelques petites questions ne sont pas des plus pertinentes et les réponses pas beaucoup plus inspirées.

Liste des bonus : Interview de Jackie Chan (5'), Bandes-annonces.

 
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