RIDDICK
Riddick : Rule the Dark - Etats-Unis / Royaume-Uni - 2013
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Riddick »
Réalisateur : David Twohy
Musique : Graeme Revell
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 126 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 18 janvier 2014
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Riddick »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Riddick a été laissé pour mort sur une planète brûlée qui semble exempte de toute vie. Pourtant, il se retrouve rapidement obligé de lutter pour sa survie contre des prédateurs aliens plus mortels que tous les humains qu’il a affrontés au cours de sa vie. Il trouve un refuge précaire dans une ancienne gare de transit interstellaire désaffectée. La seule façon pour lui de s’en tirer est d’activer une balise d’urgence et d’alerter les mercenaires et autres chasseurs de prime...
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Primal

Le cinéma est parfois une affaire de fans. Ce fut le cas pour le métrage Serenity (suite et fin de la série Firefly), c'est carrément toute la trajectoire de la saga Riddick qui en dépend. Après les quasi-flops des deux premiers opus au cinéma, mais une carrière en vidéo (DVD puis Bluray) plus qu'honorable, l'antihéros solidement bâti s'offre une nouvelle résurrection inespérée.

Il faut dire que si malheureusement David Twohy, le réalisateur, peine à trouver de nouveaux projets malgré l'attachant The Arrival et le superbe Abîmes sur le CV, Vin Diesel lui, enquille les Fast & Furious sans soucis... Quitte à le suspecter d'accepter ces contrats uniquement pour assurer le retour de son personnage préféré. C'est qu'à l'instar des fans, Vin Diesel ne cesse de clamer sa passion réelle pour le rôle qui a définitivement lancé sa carrière en 2000, et qui surtout l'a fait entrer parmi les figures les plus imposantes du Space Opera moderne. C'est donc en grande partie grâce à son forcing (le bonhomme est coproducteur mais aussi coscénariste non crédité) que le sobrement intitulé Riddick, s'offre un come-back digne de ce nom. Come-back pour sûr car lorsque Les Chroniques de Riddick, profitant de l'étrange engouement d'Universal pour cette Dark SF absolument non commerciale, faisant entrer le furyan dans une fresque aussi grandiose que rococo, voir décadente, l'épisode 3 joue la carte du retour aux sources. Abandonné de tous, laissé pour mort par les Necromonger, Riddick doit se « déciviliser », retrouver toute sa sauvagerie, sa nature animale. Le plan d'ouverture est d'ailleurs un manifeste évident de l'ambition du spectacle, lorsque la main puissante de l'ancien roi jaillit de terre et casse sèchement la nuque d'un nécrophage alien : trop vite enterré, le vieux briscard est prêt à en découdre.

 

Castaway


Et c'est carrément avec un Rated R, assurant quelques débordements authentiquement gores (superbe décapitation) voir même quelques vestales agréablement dénudées renvoyant directement aux toiles de Frazetta. Sombre, percutant, bad-ass et bis affirmé, Riddick n'a d'ailleurs jamais autant ressemblé au grand Conan de Robert E. Howard, barbare s'emparant du monde qui l'entoure, se pliant à sa nature sans la domestiquer mais en gravissant solidement les marches de la chaine alimentaire. Avec son défilé de gros mercenaires viandards et adeptes des concours de quéquettes, son décorum complexe mais visualisé avec un petit coté carton-pâte et des CGI un brin flashys, Riddick aurait sans aucun doute sombré dans les tréfonds de la série B VOD si Vin Diesel n'incarnait pas à nouveau un authentique monstre de cinéma (présence, charisme, voix, utilisation du cadre digne d'un Carpenter) tandis que David Twohy n'inscrivait pas sa démarche des plus honnêtes dans une filiation avec John Millius (Conan Le Barbare donc, mais aussi le script d'Apocalypse Now), un cinéma couillu et iconisant à l'extrême la survivance de l'Homme. Moins habile, mais presque plus pêchu que Pitch Black, Riddick ne cache heureusement pas sa tendance étonnante au quasi-remake (une planète qui devient hostile, des chasseurs de prime, des créatures qui attendent dans le noir), mais réussit brillamment son volte-face en emprisonnant volontairement le "Riddick" dans un éternel recommencement, une fatalité de personnage de celluloïd, à la manière d'un certain Los Angeles 2013 de John Carpenter. D'ailleurs entre Riddick et Snake Plissken, il n'y aurait pas comme une petite ressemblance ?

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Les deux premières aventures de Riddick en HD sont encore considérées aujourd'hui comme des titres faisant partie du haut du panier, sa dernière péripétie en date les rejoint sans aucun souci, même si la perfection visuelle souligne parfois un peu trop la modestie du budget (certaines CGI, quelques plans composites). En tout cas le travail de David Eggby (déjà sur Pitch Black) est respecté à la lettre avec des contrastes tranchants et une précision infaillible. Du tout bon qui donne aux teintes chaudes des reflets joliment brillants et ambrés, et surtout habille les ténèbres d'une profondeur virtuose. Les attentes sont comblées.

 


Son :
Impossible de visionner autrement Riddick qu'avec la voix caverneuse de Vin Diesel... et donc en VO. Celle-ci est proposée dans un DTS HD Master Audio 5.1 particulièrement musclé, jouant avec précision sur les sonorités d'un « autre monde », soulignant l'orage qui gronde en s'approchant dangereusement, accompagnant le moindre mouvement d'un dynamisme percutant, laissant couler sur l'installation l'avancée des créatures locale... Une très belle réussite, ample et maitrisée qui place tout aussi parfaitement dialogues et musiques.

 


Interactivité :

Si la jaquette annonce quelques sympathiques documentaires, ceux-ci se révèlent rapidement bien moins passionnanst qu'on l'aurait espéré. Cinq featurettes au total, qui n'excèdent pas les 10 minutes chacunes, et qui reviennent avec politesse sur la nécessité d'un troisième opus, l'investissement de Vin Diesel, le travail des acteurs, les effets spéciaux et les designs de la nouvelle planète. Quelques informations à grignoter de-ci de-là, mais rien de jamais essentiel. A l'image d'ailleurs de Riddick Blindsided, court métrage sobrement animé (on appelle ça un « motion comic ») produit au départ pour la promotion internet du film, mais dont on retrouve un équivalent filmé dans la version longue du film. C'est cette dernière qui fait donc l'essentiel du spectacle (le montage cinéma est aussi disponible) avec un flashback indispensable faisant le lien entre Riddick et le précédent film (avec forcément la présence de Karl Urban) et un final légèrement rallongé permettant d'insinuer une saga toujours inachevée. Les fans de Riddick choisiront
encore une fois la vision complète de Twohy et Diesel.

Liste des bonus : Version Cinéma (119') et Version longue (126'), La Touch Twohy (6'), La Technologie Riddickienne (10'), Le Riddick de Vin (9'), Rencontres aves les mercenaires (11'), L'Univers de Riddick (11'), Riddick Blindsided (6'), Bandes-annonces.

 
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