MAMAN J’AI RATé L’AVION ! 1&2
Home Alone / Home Alone 2 : Lost in New York - Etats-Unis - 1990/1992
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Comédie
Réalisateur : Chris Columbus
Musique : John Williams
Image : 1.85 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais, DTS 5.1 français, italien…
Sous-titre : Français, anglais, italien…
Durée : 222 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 15 décembre 2013
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
La famille McCallister a décidé de passer les fêtes de Noel à Paris. Seulement Kate et Peter McCallister s'aperçoivent dans l'avion qu'il leur manque le plus jeune de leurs enfants, Kevin, âgé de 9 ans. D'abord désespéré, Kevin reprend vite les choses en main et s'organise pour vivre le mieux possible. Quand deux cambrioleurs choisissent sa maison pour commettre leurs méfaits.
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Opération hohoho

Films récurrents des fêtes de Noël depuis le premier gros succès au début des années 90, les deux Maman j'ai raté l'avion concoctés par la même équipe (réalisateur, scénaristes, acteurs...) sont aujourd'hui encore l'un des rendez-vous indéboulonnable des gamins cherchant un divertissement sympa planqués sous la couette pour mieux digérer la dinde et les trois tonnes de chocolat.

Plus de vingt ans après, la magie opère encore et toujours, mais avec la distance certains points sautent plus facilement aux yeux. Ainsi le fameux Macaulay Culkin, grande découverte du diptyque, semble à la fois bien moins talentueux que dans les souvenirs (sur-jeux, intentions poussives, manque de charisme), mais aussi bien moins agaçant qu'on a souvent voulu le croire. Avec sa petite bouille d'ange, sa dégaine de sale gosse adorable et sa débrouillardise piquante, autant dans sa manière de réponde aux adultes que de mettre à mal ses « adversaires », il porte assez habilement un spectacle concocté avec efficacité par Chris Colombus, spécialiste des films pour enfants avec les deux premiers Harry Potter au conteur, mais aussi le premier Percy Jackson ainsi que le charmant Nuit de folie avec une Elisabeth Shue comme une baby-sitter fantasmée. Surtout, ses premières armes se sont faites sur les scénarios de trois grands néo-classiques du divertissement familial que sont Le Secret de la Pyramide, Les Goonies et Gremlins ! Avec ce dernier, Maman j'ai raté l'avion partage d'ailleurs la même envie d'utiliser les références des piliers hollywoodiens dédiés aux grandes valeurs de Noël (avec toujours La Vie est belle de Frank Capra en ligne de mire), pour mieux les dérouter vers un versant moins naïf. Home Alone (titre anglais bien plus efficace) est donc un authentique conte de Noël, porté en ce sens par la BO féerique de John Williams, où l'élément fantastique (la disparition de la famille) est certes explicité, mais où finalement les conséquences sont les mêmes : dépité par sa famille nombreuse et son statut d'insupportable de la fratrie, Kevin va devoir apprendre à se débrouiller seul, à affronter ses peurs, pour finalement se rendre compte que toutes ses personnages si agaçants lui manquent cruellement.

 

10 candles


On peut compter ici sur le très grand John Hugues (Breakfast Club, La Folle journée de Ferris Bueller) entamant malheureusement sa descente dans l'anonymat, pour donner un véritable écho à la personnalité des bambins et permettre ainsi un véritable reflet, dans les dialogues et à l'image, de l'énergie et l'imagination d'un garçon de 10 ans. Mais si le film est aujourd'hui toujours aussi célèbre, c'est bien entendu grâce à sa délirante dernière demi-heure dans laquelle Kevin, pour protéger sa maison de deux cambrioleurs (hystériques Joe Pesci et Daniel Stern), la trasnforme en piège géant. Entre les gags ultra-rythmés d'un cartoon de Tex Avery, le comportement azimuté de Laurel et Hardy, le film retrouve agréablement la rythmique du slapstick additionné à une cruauté aussi enfantine que vacharde.
Une fois n'est pas coutume, Maman j'ai encore raté l'avion, dégoupillé dès les fêtes de l'année suivante, est étrangement presque plus réussi. Non pas que l'idée de départ soit particulièrement lumineuse, s'inscrivant dans un copier-coller incroyable du premier scénario (jusqu'à la figure du vieux voisins inquiétant remplacé ici par une clocharde et ses pigeons) et décrédibilisant la situation initiale en la dépassant de la maisonnée à la grande pomme, mais tout simplement parce que la formule est plus concentrée. Les voleurs sont de retour prêts à se prendre quelques lots de briques sur le crane, des clous dans la main et de l'électricité dans les roustons dans un dernier affrontement plus généreux encore comme calqué sur les poursuites de Bipbip et Coyote, mais c'est pourtant le maître d'hôtel huppé, malmené par un Kevin en pleine crise des grandeurs qui leur vole la vedette. Il faut dire que cet être guindé et totalement désarçonné par le manque de retenue de son petit client est interprété par le trop rare, mais absolument génial, Tim Curry ex-travestie extraterrestre du Rocky Horror Picture Show.

Dans les deux cas, les années n'aidant pas toujours, il faut reconnaître que les Mamans j'ai raté l'avion ne sont plus toujours en totale adéquation avec les jeunes spectateurs d'aujourd'hui, perdant un peu patience devant les grandes séquences d'émotions (pas franchement ce qu'il y a de mieux) et une mécanique qui se met lentement, mais efficacement en place. Depuis la recette à fait nombres de petits (souvent terriblement poussifs), mais ces deux petites aventures là, restent tout de même les plus charmantes.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Image :
Plus tout jeunes, en tout cas pour un support comme le bluray, les deux Maman j'ai raté l'avion n'avaient jamais été restaurés, remasterisés, avant ces deux transferts HD. Les films paraissent du coup en bien meilleur forme qu'auparavant, avec en particulier une palette de couleurs vivifiée et des contrastes bien plus ciselés. Un gain notable, mais les deux galettes ne sont pas exempts de défauts avec tout de même des cadres qui manquent encore de piqué, particulièrement évident dans les gros plans, des noirs un peu chiches en profondeur et quelques séquences où le grain numérique devient assez visible (en particulier sur le 2). De la HD encore timide, mais qui n'a rien de honteux tout de même.

 


Son :
Pour le coup, des films comme ceux-ci se prêtent assez naturellement à de nouvelles pistes sonores 5.1, surtout lorsque le traitement DTS HD Master Audio est aussi efficacement amené qu'ici avec une limpidité excessivement agréable et idéale pour profiter du travail de John Williams et une dynamique bondissante qui épouse généreusement les moments les plus excessifs de ce « cartoon live ». Belle mise à jour, que l'on ne retrouve malheureusement pas du tout sur les versions françaises, DTS 5.1, où les effets et la musique bouffent totalement l'espace sonore des dialogues pour le premier, tandis que la spatialisation est relativement absente pour le second.

 


Interactivité :
Comme cela arrive bien souvent avec ce genre de coffret, le second épisode est proposé dans une édition absolument vide de supplément. Il aurait pourtant mérité quelques précisions, ou au moins une petite featurette, question de revenir sur l'exercice difficile de la suite obligée et la réception générale du travail. Dommage. Heureusement le premier film rattrape largement l'impair avec une bonne quantité de bonus, allant des petites featurettes rigolotes (les vidéos de tournage de Culkin, l'équipe du film qui imagine le futur du grand frère, le bêtisier, le doublage à travers le monde...) à deux authentiques making of le premier s'intéressant à toutes les questions qui accompagnent l'écriture d'un tel film (bel hommage à John Hugues), son casting, sa réception colossale, tandis que le deuxième se réserve tout ce qui entoure les stratagèmes du bambins et les différentes cascades. Un programme assez complet et toujours traité avec amusement et nostalgie, qui risque d'occasionner quelques sourires chez les spectateurs de la première heure. Enfin, le métrage est aussi accompagné d'un commentaire audio réunissant Chris Colombus et l'ex-star Macauley Culkin. Extrêmement détendus, les deux prennent manifestement un grand plaisir à délivrer un maximum d'anecdotes et de souvenirs. Sympa jusqu'au bout.

Liste des bonus : Commentaire audio de Chris Columbus et Macauley Culkin, featurette d'époque (4'), Les coulisses du tournage (19'), Les Vidéos de Macauley Culkin (5'), « S'équiper contre le cambriolage » (7'), Autour du monde (3'), Où est Buzz maintenant ? (3'), Des anges abominables (2'), Scènes inédites (15'), Bêtiser (2'), Bandes-annonces.

 
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