CONSTANTINE
Etats-Unis - 2004
Image plateforme « Blu-Ray »HD-DVD
Image de « Constantine »
Genre : Fantastique
Réalisateur : Francis Lawrence
Image : 2.35 16/9
Son : Français et anglais en Dolby Digital Plus 5.1, Français en Dolby TrueHD 5.1
Sous-titre : Français, anglais et divers
Durée : 100 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 1 octobre 2008
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Constantine »
portoflio
LE PITCH
Depuis sa tentative de suicide il y a vingt ans, John Constantine (Keanu Reeves) tente de racheter sa place au paradis en renvoyant les démons en enfer. Un acharnement qui fait d’ailleurs courir le bruit que le diable se déplacera en personne pour collecter son âme. Et alors qu’il voulait se traîner en paix, voilà qu’une jeune flic (Rachel Weisz) vient l’entraîner involontairement dans une course pour sauver notre monde de l’arrivée de l’antéchrist.
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L'Enfer c'est les autres

Largement boudé lors de sa sortie en salles, partiellement re-monté, vendu comme un sous Matrix, le premier film de Francis Lawrence n'en est pas moins ressorti en édition collector HD-DVD et Blu-Ray. De quoi revoir cette fameuse « trahison » et arrêter de bouder notre plaisir.

 

Peu connu en France (les traductions sont rares), Constantine et sa série Hellblazer est devenue un classique de la bande dessiné américaine au même titre qu'un Batman ou un Hellboy. Un personnage qui aura beaucoup évolué au fils des années et scénaristes, mais qui reste l'une des nombreuses création d'Alan Moore. Reprenant la suite du travail de Len Wein (créateur des Nouveaux X-men) sur la série d'horreur gothique Swamp Thing en 1985, Moore s'amuse immédiatement à en détourner le propos et la nature pour transformer la série en un chef d'œuvre écologique et social (rien que ça). Déjà passionné d'ésotérisme il va créer avec ses dessinateur, un personnage tout d'abord très secondaire : le spécialiste mystique Constantine. Un personnage cynique et égoïste dont les motivation restent alors très étrange. habillé de son imperméable vert-olive, la clope à la bouche, les cheveux blond et son accent british en font très vite l'un des chouchou des lecteurs dont le plébiscité aboutira à la création du label Vertigo (gamme de BD pour adulte de DC) et à la série Hellblazer.

 

Suppôts de Satan

 

C'est d'ailleurs plus les périodes dirigées par Garth Ennis (The Preacher) et Jamie Delano qui intéresse la Warner car visuellement plus identifiable (vive le film noir) et surtout plus ludique. Un ton peut-être poussé parfois un peu loin dans ce Constantine qui due subir très vite les critiques de certains ponte de la Warner. Quel intérêt effectivement pour eux d'utiliser Keanu Reeves dans un films ou les gens spectateur de Matrix ne s'y retrouverait pas. Forcément pas en position de force, le réalisateur débutant (qui s'était fait remarquer par des clips particulièrement réussis pour, entre autres, Michael Jackson ou Britney Spears) doit alors s'incliner et laisser son polar sombre et nihiliste (le degré restant toujours inconnu car trop peu de monde on pu apprécier le premier montage) caviardé de nouvelle scènes offrant quelques jeux de mots et référence souriante. Reste que malgré cet acharnement (il suffit de voir certains des scènes coupées présenté dans le DVD), on sent que ce jeune cinéaste qui montre une vrai application pour créer son univers et servir l'iconographie du personnage, préserve une bonne part de son coté sale gosse.

 

Les brunes comptent pas pour des prunes

 

Certes Keanu Reeves n'a pas la blondeur du personnage, certes il ne porte pas d'imperméable mais une veste noir, certes il n'a pas l'accent anglais, mais il a parfaitement réussit à retrouver l'esprit même du personnage. Un personnage qui correspond tout de même à l'orientation que prenait sa carrière à ses début (post-Matrix donc) et qui lui sie à merveille. C'est d'ailleurs ce qui fait encore la réussite de ce Constantine malgré les petits défauts de la politique des studio : un vrai sens pour l'irrévérence (voir Constantine faire un doigt au diable fait toujours plaisir), beaucoup de bonne idées (le final est parfait, l'illustration de l'enfer...) et même le fameux sidekick (interprété par Shia LaBeouf, qui avait le même emploi dans I Robot) finit par avoir une raison d'être présent.

 

Si Constantine n'est effectivement pas le grand film qu'il aurait pu être (encore une fois Alan Moore est partit en claquant la porte), s'il ressemble parfois à un grand blessé avec des erreurs de montages du au sacrilège de la Warner, il reste parfaitement honorable, drôle, divertissant et surtout à contre courant des productions hollywoodiennes actuelles. Et puis quand même, Keanu Reeves, il fait un gros doigt à Satan !

Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

 

 

 

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Image :

Ce n'est pas avec Constantine que les réfractaires à la HD vont trouver de quoi alimenter leur moulin. Véritable prouesse technique, ce disque affiche un compression hallucinante, mettant en valeur la photographie extrêmement contrastée du métrage, à quoi vient s'ajouter une résolution foudroyante (1080p oblige), permettant des zooms ultra précis au sein de l'image. Les fans de Rachel Weisz vont être aux anges, de même que les amateurs de beaux effets visuels, les allers-retours de John Constantine vers les Enfers valant leur pesant de cacahuète.

 

Son :

Peu inspirée mais terriblement efficace, la bande sonore de Constantine gagne à être redécouverte en Dolby Digital Plus 5.1, format dont on n'a pas fini de louer les qualités enveloppantes. Si les mixages français et anglais sont techniquement équivalents dans ce format, on préférera toujours la VO, ne serait-ce que pour l'accent irrésistible de l'actrice principale. Les amateurs de VF pourront toutefois bénéficier d'une version Dolby TrueHD 5.1 encore plus saisissante, mais dont les différences avec le DDP ne seront perceptibles qu'avec un matériel adéquat.

 

Interactivité :

Aux oubliettes les trois éditions jadis sorties en DVD, ces éditions HD reprenant l'ensemble des suppléments existants et l'enveloppant de fonctionnalités propres au nouveau format, notamment la diffusion de bonus en surimpression de l'image via l'option In-Movie-Experience. Au programme pour commencer : un clip de rock somme toute dispensable et  deux commentaires audio, d'un côté Francis Lawrence et Akiva Goldsman, de l'autre Kevin Brodbin et Frak Cappello ; commentaires comme à l'accoutumée non sous-titrés par Warner (le Blu-Ray ne va guère changer nos habitudes à ce sujet, mais c'est ici finalement peu gênant vu la placidité des propos). Vient ensuite une poignée de documents intéressants à commencer par un sujet sur les origines du personnages, commenté par certains scénaristes du comics (et non, pas Alan Moore) et un bon quart d'heure de scènes coupées ou de scènes alternative. Des scènes qui ne sont pas forcément l'eldorado que l'on attendait (un director's cut serait largement bien venu), mais qui marquent le retour du personnage d'Ellie, un belle démone partageant parfois son lit avec le héros, ou une scène particulièrement réussie du suicide de deux gardes frontières. Des disparues commentées par le réalisateur, mais dont la véritable raison de leur disparition (trop de noirceur) n'est jamais réellement évoquée lors de la longue série de featurettes. Edition sympathique sans être renversante, ces HD-DVD et Blu-Ray marqueront sans doute la dernière apparition au format numérique de Constantine, à moins qu'une suite peu probable ne vienne justifier un nouveau coffret "Ultime".

 

Liste des bonus : Commentaires audio de Francis Lawrence et Akiva Goldsman, Commentaires audio de Kevin Brodbin et Frank Capello, Le Casting de Constantine, De la bande-dessinée à l'écran, Confessions du réalisateur, Confrontation avec le Mal, Les armes et accessoires du film, Fusillade au fusil à pompe, Exploration de l'Enfer, La création de Vermin Man, Les ailes des Guerriers, La scène de l'enlèvement, Constantine, un héros mythologique, Le rôle de la prévisualisation, Le visage du Diable, Clip vidéo, Scènes coupées, Bandes-annonces.

 
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