UNDERWORLD : NOUVELLE èRE
Underworld : Awakening - Etats-Unis - 2012
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Réalisateur : Måns Mårlind, Björn Stein
Musique : Paul Haslinger
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 84 minutes
Distributeur : M6 Vidéo
Date de sortie : 8 juin 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires…
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"je veux du cuir!"

Tourné à l'esbroufe, le premier film de Len Wiseman n'avait pas forcément vocation à devenir une licence lucrative du cinéma bourrin. Pourtant, les Underworld en sont déjà à un quatrième épisode toujours aussi famélique question profondeur, mais qui relève clairement la barre question efficacité.

 

Déjà le Underworld 3 de Tatopoulos et sa trame moyenâgeuse fauchée avait montré qu'il suffisait que le film ne se prenne pour rien d'autre qu'une simple série B esthétisante pour qu'elle en devienne sympathique. Oubliés les mouvements de caméra sous-matrixiens de Wiseman, les séquences érotico-glauques avec sa femme et les tergiversations insupportables d'Underworld 2, la Nouvelle Ere n'a rien, malgré la participation attendue de la toujours superbe Kate Beckinsale (qui a d'ailleurs perdu toute forme d'expression faciale) des volontés égotistes boursouflées de son créateur, mais dévoile plutôt les charmes d'un film de série qui n'essaye jamais de « péter plus haut que son cul » comme le dit si élégamment le proverbe. Pour leur deuxième film américain, les camarades suédois Mans Marlind et Björn Stein (The Guild, Le Silence des ombres) se glissent avec facilité dans les exubérances stylistiques de la saga. Un cahier des charges bien codifié où doivent sagement apparaître quelques petits bullet time, des ralentis sur la veste en cuir de l'héroïne, sur les transformations lycanthropiques (beaucoup de ralentis, donc), des gunfights incohérents qui aimeraient avoir la même classe que ceux de John Woo...

 

noir est le nouveau noir

 

Mais les réalisateurs s'y attèlent avec une rigueur certaine, un vrai sens de la chorégraphie et une mise en scène parfaitement efficace. Pas d'errance ici d'ailleurs, puisque usant jusqu'à la corde un scénario construit en épisodes désarticulés, en clichés vampiriques rabattus, Nouvelle Ere finit de couper le cordon avec les poses shakespeariennes pour se laisser bercer par les sirènes de l'Entertainment primaire. Cet Underworld 4 s'apparente donc à une simple course-poursuite entre la belle héroïne, les méchants loups-garous, quelques vampires un peu classe (mais un peu seulement) qui passaient par là, et une gamine hybride sur laquelle repose le futur. Déjà fait, déjà vu, mais entretemps les affrontements passent les plats admirablement, entre des designs plus bestiaux qu'auparavant, quelques effets bien sanglants et encore une fois un rythme bien tenu pas ces réalisateur venus du froid. Alors certes, le pitch de départ censé transformer définitivement l'univers des films (les créatures sont pourchassées par les humains) est totalement oublié une fois l'intro passée, les personnages sont vides comme des coquillages échoués sur la plage et l'émotion est tristement absente (Selene perd tout le monde mais on s'en fout royalement !). Reste qu'on ne s'ennuie vraiment jamais, soufflés par les prouesses de ce petit film bricolé avec ferveur, attendris par des figures de direct-to-video... et le popotin de Kate.  

Simon Grueber




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Image :
C'est comme une constante dans la série des Underworld : une maîtrise technique irréprochable, des masters électriques et performants. Même en DVD le travail est impressionnant, la copie se rapprochant sans cesse des limites entre le support basse définition et le Blu-ray. Entre des noirs profonds, des teintes bleutées qui reflètent artificiellement toute source de lumière, les yeux des créatures qui brillent au fond des pupilles et quelques arrières-plans un peu plus fouillés, rien n'est reprochable ici à l'éditeur qui fournit un DVD impeccable.

 

Son :
Il a beau être moins glorieux qu'un DTS-HD, le Dolby Digital 5.1 du DVD du nouveau Underworld entend montrer constamment qu'il a presque tout autant de coffre. Dynamique, puissance, vociférations, le mixage en met plein les oreilles avec certes parfois un petit manque de discernement, mais qui correspond sans doute aussi à l'absence de finesse du film. Installant le dispositif arrière à grands renforts d'explosion, de bullet-time et de musiques pseudo-rock, les pistes sonores anglaise et française remplissent largement leurs bon office et devraient ravir les nostalgiques de Matrix.

 

Interactivité :
Pas toujours facile d'en rester à l'ère du DVD, en particulier lorsque les éditeurs prennent un malin plaisir à ne proposer qu'une infime partie de l'interactivité du Blu-ray. Pas de making of, de featurettes sur les scènes d'actions et les effets spéciaux et tout logiquement, pas de document vidéo intégré pendant le visionnage. Restent quelques petits moments sympa avec le petit bêtisier ou le clip qui dépote. L'essentiel ici se concentre clairement dans un commentaire audio regroupant les deux réalisateurs et leurs producteurs. Le flot de paroles (presque) ininterrompu assure un bon niveau d'informations : reprendre l'univers des trois premiers films, résumer l'ensemble en quelques minutes, travailler avec le relief, compresser la trame au maximum... Pas forcément un document cinématographique indispensable, mais les intervenants sont de bonne foi et véhiculent une énergie agréable. 

 

Liste des bonus : Commentaire audio de Måns Mårlind et Björn Stein, Bêtisier, Clip : « Heavy Prey » de Lacey Sturm, Storyboard animé (6 scènes), Bande-annonce.

 
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