L’HOMME DE NEANDERTHAL / LES MANGEURS DE CERVEAU
The Neanderthal Man / The Brain Eaters - Etats-Unis - 1953 / 1958
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Image : 1.33 4/3
Son : Anglais mono
Sous-titre : Français
Durée : 135 minutes
Distributeur : Bach Films
Date de sortie : 28 février 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « L’Homme de Neanderthal / Les Mangeurs de cerveau »
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LE PITCH
L’Homme de Neanderthal : Le professeur Clifford Groves est un imminent scientifique qui a orienté ses recherches sur l'étude des origines de l'homme. En étudiant la morphologie de l'homme de Neanderthal, il avance la théorie que cette espèce n'était pas moins intelligente que l'homo-sapiens. Mais sa démonstration est rejetée par l'ensemble de la Société Naturaliste. De retour dans son laboratoire, il travaille alors à la fabrication d'un sérum, qu'il compte essayer sur lui-même......
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D'un autre âge

Ah les glorieuse 50's et leur science-fiction peuplée de monstres en tous genres, de scientifiques fous et d'envahisseurs mal-intentionnés (forcément communistes, même à l'autre bout de l'univers)... Un véritable âge d'or qui vit apparaître autant de grands classiques que de nanars incroyablement ringards que seules les années ont pu teinter d'un second degré irrésistible.

 

Et clairement, il n'y a bien que cela qui peut sauver le terrible Homme de Neanderthal (avec un H comme en anglais parce que ça fait plus classe ?), dans lequel un scientifique persuadé que notre ancêtre avait les mêmes capacités cérébrales que l'homme moderne ne trouve rien de mieux que d'inventer un sérum qui lui permet de régresser. Et forcément la morale américaine lui apprend durement qu'il aurait mieux fait de fermer sa bouche, car le voilà en train de parcourir la campagne en grognant, affublé d'un masque grotesque (qui fait rire les enfants et les lamas), se chamaillant avec les chiens et enlevant une femme. Sans doute à cause des réglementations, on ne saura jamais vraiment ce qu'il voulait lui faire, même si une fois rendue à sa famille, on remarqua que sa garde-robe était tout déchirée de partout. De quoi rêver à un « Fils de l'homme de Neanderthal » ? Non, cela aurait été bien trop cruel, en particulier pour les pauvres chatons obligés de faire croire dans leurs miaulements qu'ils se sont transformés en tigres à dents de sabre. Pas crédible c'est sûr, mais toujours plus que la peluche affreuse qui vient provoquer un fou rire incontrôlable dans un superbe gros plan. Bien entendu, entre ces petits moments de bonheur coupable, il faut se farcir des dialogues interminables et pseudo-scientifiques, la bluette soporifique de circonstance et le final tragiquement prévisible.

 

double couche

Même propension au ridicule dans Les Mangeurs de cerveau (aka The Brain Eaters), vieille production Corman qui explique sa cohabitation avec Cro-Magnon par l'origine, assez inattendue, de ces envahisseurs qui aimeraient beaucoup que tout le monde partage le même cerveau. Comme dans une ruche, et surtout comme dans une multitude de film de SF anti-rouges qui se lancèrent dans la propagande après avoir vu (sans comprendre) l'extraordinaire L'invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel. Et si cette pelloche s'inspire aussi d'un classique de la littérature de genre, aka The Puppet Masters, ce fut bien entendu sans l'aval de l'auteur qui n'hésita pas à intenter un procès aux producteurs. Une petite histoire certes, mais qui montre bien l'esprit artisanal et terriblement fauché de ce thriller qui doit composer avec des bestioles en forme de gloumoutes rampantes (aucune idée de ce que c'est) et quelques coupes manifestes dans le planning de tournage. Obligé de combler les vides ou les dialogues non-enregistréss (véridique), l'homme à tout faire Bruno VeSota (acteur, producteur, réalisateur, technicien pour une ribambelle de films Corman) ajoute tout du long une lourde et grave voix off censée appuyer le sentiment de paranoïa ambiant. Mais malgré ses défauts inoubliables, le film ne manque pas d'inspiration (parfois du moins), offrant quelques séquences d'une réelle modernité (l'attaque du passant en ouverture, la séquence tendue dans le bureau du maire), et s'amusant même à détourner le manichéisme final en présentant le porte-parole de « l'esprit collectif » sous l'apparence d'un monsieur à la barbe blanche, trônant au milieu d'une brume évocatrice. A noter que si le film est tombé depuis longtemps dans l'oubli, l'affiche totalement hallucinée peut être retrouvée sous forme de T-shirt, de sacs et autres goodies. Les voies du seigneur sont impénétrables...

Nathanaël Bouton-Drouard






 

 

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Image :
Petite collection promo, les doubles-programmes de Bach Films ne nous ont jusque-là pas franchement émus par la qualité des copies proposées. Ici pas vraiment de changement, les taches et autres stries ne se faisant pas toujours des plus discrètes. Mais tout est surtout question de transfert, manifestement hérités directement de vieilles VHS. Pour L'Homme de Neanderthal cela passerait presque, mais Les Mangeurs de cerveau est proche de la catastrophe atomique. Le bruit vidéo transforme l'image noir et blanc en aplats horribles bourrés d'artefacts de compression. C'est bien simple, certains passages sont à la limite de l'indéchiffrable.

 

Son :
Pas beaucoup mieux sur les deux pistes sonores anglaises en mono d'origine. Le premier film offre une écoute correcte mais loin d'être parfaite. Le second est constamment habité d'un grésillement plus ou moins audible mais très désagréable.

 

 

 

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