LES MAîTRES DU TEMPS
France - 1982
Image plateforme « DVD »
Image de « Les Maîtres du temps  »
Réalisateur : René Laloux
Image : 1.66 4/3
Son : Français Dolby Digital 5.1 et Stéréo
Sous-titre : Aucun
Durée : 75 minutes
Distributeur : Opening
Date de sortie : 20 avril 2004
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Les Maîtres du temps  »
portoflio
LE PITCH
Sur la planète Perdide, un véhicule tente d’échapper à une nué de frelons géants. Claude, accompagné de son fils Piel, lance dans l'espace un appel au secours à son ami Jaffar. Alors qu’ils vont être atteints par les frelons, Claude envois son fils se cacher avant de périr sous la morsure des insectes. Dès lors les seuls espoirs du petit garçon sont Jafar et son équipage qui tentent coûte que coûte de le rejoindre avant que celui-ci ne subisse l’un des nombreux dangers de la...
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ce que l'avenir nous réserve...

Malgré l'énorme succès mondial que rencontre La Planète Sauvage, René Laloux devra attendre 10 ans avant de monter son second long métrage : les Maîtres du temps. Car si le film est désormais reconnu par tous, c'est bien Roland Topor qui reçoit les louanges. Exploité en salles en 1982 avec une énorme couverture médiatique (malgré un nombre de salles restreint), le second film de René Laloux est à la foi le plus prestigieux grâce à la participation de Moebius, mais aussi celui qui aura le plus souffert des conditions déplorable de production d'animation française.

 

Increvable

 

Pour son second film, René Laloux choisit d'adapter de nouveau un roman de Stefan Wul, L'Orphelin de Perdide, mais confit cette fois le travail graphique à Moebius. Un artiste alors en plein ascension grâce au succès phénoménal de Blueberry et L'Incal et qui, d'une certaine façon, représente l'esprit du magazine « culte » Métal Hurlant. Mais Les Maîtres du temps est un projet des plus attendus, ce qui entraîne presque logiquement une énorme déception pour les spectateurs de l'époque qui ne trouvent là ni une expérience aussi dépaysante que La Planète sauvage, ni un film assez « disneyen » pour être reconnu comme un film pour enfant. Et pourtant, si ce métrage a survécu aussi longtemps, c'est grâce justement à ce jeune publique qui sue reconnaître l'un des rares films qui ne les prenaient pas forcément pour des idiots. Une œuvre brillante qui finalement ne montre ses défauts que dans ses aspects techniques dû à manque de moyens des plus handicapants. Alternant séquence ultra saccadée, personnages esquissés et fulgurances d'une extrême fluidité, Les Maîtres du temps peut s'avérer effectivement déstabilisant. Il n'en reste pas moins que l'intelligence de son scénario, la richesse de l'univers mis en image par Moebius et son rythme languissant et poétique marque à tout jamais. Une œuvre qui pèche peut-être par trop d'ambition mais qui pourtant, après autant d'années entraîne toujours cette fascination que connaissent les « œuvre survivantes ».

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Sans aucun doute la plus grosse surprise de cette édition. On retrouve ce film datant de 1982 dans une superbe copie. Aucune trace des années passées n'est visible grâce à un sublime master encore plus impressionnant (vous me direz, c'est assez logique) que celle présentée pour la ressortie en vidéo il y a maintenant presque 10 ans. Lumineuse et d'une excellente définition (le film d'une courte durée prend toute sa place sur ce DVD9) elle redonne toutes ses couleurs à ce space opera.

 

 


Son :
On sent le même souci de bien faire du coté des pistes sonores. Mais si celle-ci à été remanié pour une expérience en multicanaux Dolby Digital 5.1, on reste sur notre réserve devant un rendu, certes dynamique, mais qui abuse des effets de profondeurs entraînant parfois une audition difficiles des personnages en arrière plan. Heureusement la piste stéréo d'origine est toujours disponible pour un rendu plus fidèle à l'expérience initiale.

 

 


Interactivité :
Le second disque de cette édition propose d'excellentes surprise comme un très bon documentaire revenant sur l'épopée du tournage (40 minutes), une interview du romancier Stefan Wul qui revient sur le film et sa carrière (15'), un comparatif film / story-board en multi-angle et une galerie de dessins originaux de Moebius. Mais le plus réjouissant reste la présence du dernier film de Laloux, le court métrage Comment Wang-Fo fut sauvé d'après la nouvelle de Margueritte Yourcenar et illustré par les dessins de Caza. Malheureusement ce petit bijou n'est livré que dans une copie franchement abîmée et floue.


Liste des bonus : Documentaire "De l'orphelin de Perdide aux Maitres du temps" (38'), Interview de Stefan Wul (17'), Extrait du story-board (3'), Dessins de Moebius (3'), Court métrage "Comment Wang-Fo fut sauvé" (15'), Bande-annonce (2')

 
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