PARANORMAL ACTIVITY 3
Etats-Unis - 2011
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Paranormal Activity 3 »
Genre : Horreur
Réalisateur : Henry Joost, Ariel Schulman
Musique : Aucun
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais, Dolby Digital 5.1 anglais, allemand, italien…
Sous-titre : Français, anglais, allemand, italien…
Durée : 94 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 7 mars 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Paranormal Activity 3 »
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site officiel
LE PITCH
Les origines des phénomènes paranormaux qui poursuivent la jeune Kate, à travers un prequel qui revient sur sa jeunesse...
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Transcodage

Après la saga des Saw, le nivellement pas le bas du cinéma d'horreur doit aujourd'hui en passer par Paranormal Activity. Un épisode par an distribué avec une rigueur métronomique et un manque d'imagination constant.

 

Là où les trois Paranormal Activity peuvent surprendre, c'est dans leur étonnante cohésion scénaristique. Alors que le film d'Oren Peli subjuguait par sa vacuité mythologique, les deux opus suivants tentent d'utiliser le principe du long flashback pour faire découvrir peu à peu les origines des évènements et, peu à peu, mettre une saga familiale en place teintée de fantastique purement américain, amenant le public lors du final de Paranormal Activity 3 à apercevoir une messe noire forcément plus puissante à l'écran qu'une dondon faisant du surplace en retroussant son nez. Cela étant dit, l'essai de Henry Joost et Ariel Schulman (remarqués à Sundance pour leur documentaire Catfish) a beau tenter de repousser les murs du concept initial, il est forcément emprisonné dans un cahier des charges d'une lourdeur sans nom. C'est donc bel et bien reparti pour des minutes entières à scruter des images vides (mais « il va sûrement se passer quelque chose »), des objets qui tombent à l'autre bout de la maison et deux petites filles qui font des trucs bizarres la nuit. Le moment le plus excitant du long-métrage restant le début de sex-tape enregistrée par le couple, mais coupée en pleine action par Toby, l'ami imaginaire. Merci Toby !

 

vie de famille


Les deux réalisateurs se contentent d'ailleurs la plupart du temps de reprendre toutes les idées un tant soi peu marquantes des films précédents entre deux tunnels dialogués (le drap qui bouge tout seul, la cuisine qui se vide de ses objets, la silhouette dans la poussière...), poussant même le parallélisme jusqu'à montrer le beau-père fabriquer un dispositif de caméra de surveillance avec un vieux ventilateur. Car oui, pas question de dispositif ultra-perfectionné ici, Paranormal Activity 3 se déroulant en 1988 dans la maison d'un vidéaste professionnel (ouf !). Fin des années 80, l'époque où les caméras se contentaient du format VHS, ou au mieux du HI8, standards reconnus pour leur faculté à créer un grain vidéo prégnant, des couleurs qui bavent, une absence totale de profondeur de champ. Une qualité d'autant plus fragile que les bandes se conservent relativement mal... En particulier dans un vieux carton au grenier. Bizarre alors que dans ce documenteur qui se veut d'un réalisme troublant, les images visibles soient tout simplement harmonieuses, colorées... et numériques ! Pour la crédibilité, on repassera. Déjà pas franchement passionnant, souvent complaisant et fainéant (rappelons que faire sursauter les spectateurs avec un gros bruit est l'effet le plus simple à produire), ce nouvel opus enterre dès les premières minutes son potentiel, déjà très limité en soi. Pendant ce temps, James Wan réalise Insidious...

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Expérience curieuse que de visionner un épisode des Paranormal Activity avec une source HD particulièrement, propre, pointilleuse, contrastée et lumineuse... Du moins autant qu'une source numérique le permet. L'éditeur fait le maximum pour livrer la meilleure image possible, imposant une compression à toute épreuve, creusant les noirs, afin d'obtenir un master impeccable. Sans doute un peu trop... surtout qu'une nouvelle fois la source est censée être un carton de vieilles VHS.

 

Son :
Manifestement le mixeur sonore prend ses aises après le troisième opus : plus généreuse dans la spatialisation des effets, plus musclée dans la sollicitation du caisson de basses, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 anglaise fait pour beaucoup dans les petits sursauts, et réussit même à travailler quelques ambiances avec une certaine amplitude. Encore une fois, si le travail est efficace, il y a de quoi rester dubitatif devant un tel procédé pour un document d'archive de 1988. Ils sont forts ces démons quand même !

 

Interactivité :
Comme pour l'épisode précédent, le film est disponible ici dans sa version cinéma, ainsi que dans un director's cut pas franchement plus emballant (10 minutes de parlotte en plus). Rien de franchement excitant non plus du côté des deux séquences coupées en appendice : l'une montre Dennis faisant des blagues à Julie, l'autre sa publicité enregistrée pour promouvoir ses films de mariages.

 

Liste des bonus : Copie DVD, Version longue et cinéma, Montage effrayant, Publicité de Dennis, Bandes-annonces.

 
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