SHARK
Shark Night 3D - Etats-Unis - 2011
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Genre : Horreur
Réalisateur : David R. Ellis
Musique : Graeme Revell
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et Français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 91 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 10 février 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Au soleil de l’été, Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d’un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque Malik, le jeune footballeur vedette, sort d’une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l’ambiance n’est plus à la fête. Convaincue qu’il s’agit d’un accident, la petite bande embarque sur un speedboat afin de conduire le blessé à l’hôpital de toute urgence, mais les jeunes gens von...
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Poisson d'eau douce

Avant d'être le nouvel accessoire à la mode, le relief au cinéma était un argument de vente idéal pour les productions les plus modestes. Quoi de mieux dans ce sens qu'un film d'horreur primaire avec des requins qui plus est, pour ressusciter cette tradition de films-attractions ? Las, regarder Shark 3D, c'est un peu comme passer une après-midi dans le « It's a small world » de Disneyland.

 

En 1978, le poétique Piranhas de Joe Dante était censé profiter de l'engouement autour du fameux Les Dents de la mer et de son squale vorace. En 2011, machine arrière avec un film de requin projeté en relief qui tente de tout faire comme le Piranha 3D d'Alexandre Aja. Exit les bords de mer donc, Shark Night 3D coince une poignée de requins divers et variés (marteaux, blancs...) dans un lac de Louisiane. Pas de quoi remplacer la meute de piranhas, mais en tout cas largement de quoi dépecer une bande d'étudiants en vacances qui batifolent aux environs. Plans très serrés sur les postérieurs, blagues vaseuses et bière qui coule à flot, David R. Ellis (Destination Finale 2 pour le meilleur et 4 pour le pire) donne dans le grand classique du teenage movie de bas étage, se confortant même parfois dans des effets accélérés épileptiques censés rappeler l'esthétique des chaînes musicale... des années 90. Bonjour le modernisme. Voulant se la jouer cool et branchouille, cette péloche carrément opportuniste ne comprend même pas ce qui faisait les qualités du film d'Aja, et dépeint ses personnages avec un premier degré assez navrant (quand ils sont un tant soit peu caractérisés, ce qui n'est pas le cas pour tous), plombés par des dialogues caricaturaux et télescopés. Le summum étant atteint lorsque le black de service se la joue Predator-gangsta. Consternant.

 

appâts foireux

 

Les personnages sont stupides, les raisons du carnage tout autant... En particulier lorsque le script essaye d'émettre une hypothétique  réflexion autour de la lutte des classes alors que le shérif ripoux se déhanche sur du rock des 80's. On espérait au moins que dans ce marasme, le petit artisan qui avait réussi à trousser un Des Serpents dans l'avion aussi crétin que savoureux soit en mesure de muscler un peu ce DTV qui n'en porte pas le nom. Rien à faire manifestement, en dehors de quelques plans avec des animatroniques solides : les trop nombreux requins en images de synthèse retirent toute crédibilité aux attaques, de toute façon jamais spectaculaires pour un sou. Hésitant constamment entre les effets tape-à-l'œil de ses camarades (beaucoup de maillots de bain, un bestiau qui saute à la tronche...) et un semblant de mise en place des attaques, le tout n'apporte ni frisson, ni rire, ni sursaut, se sentant d'ailleurs manifestement au-dessus de quelques débordements gore rigolards. Même la vulgarité affichée dans les propos ou les outils promotionnels se montrent finalement bien prudes une fois devant le fait accompli, la caméra n'esquissant à la va-vite qu'un début de sein. L'ennui pointe son nez et celui des prédateurs ne fait même plus peur. Ce n'est évidemment pas le relief qui va venir mettre un peu de sel dans tout ça : particulièrement moche et factice, ce dernier ne se montre efficace que sur un seul plan : l'arrivée du titre. Yeah !

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Beaucoup de plans nocturnes et de séquences sous-marines... pas forcément le plus simple à encoder en DVD. L'éditeur s'en sort pourtant plutôt bien en offrant un piqué solide qui résiste aux changements de luminosité, permettant des noirs bien profonds tout en jouant sur les contrastes en basse lumière. Pour les séquences diurnes et en extérieurs, c'est beaucoup plus simple : couleurs éclatantes, contrastes poussés au max, détails chaleureux.

 

Son :
Remous de l'eau, ailerons qui fendent la surface, moteur du hors-bord, explosion au loin... Aucun doute, tout y est et exploite parfaitement les capacités d'un Dolby Digital 5.1. L'amplitude est plutôt harmonieuse et la dynamique bien soutenue. Très efficace.

 

Interactivité :
L'éditeur a beau nous annoncer trois segments dans la section bonus, il ne faut pas s'y laisser prendre. Le premier est une bande promo crétine, le second un bref sujet sur les requins en animatroniques (le seul truc à peu près réussi du film) et le dernier est juste un moyen de nous faire croire que David R. Ellis est un maître de l'horreur. Le tout à chaque fois en moins de 5 minutes.

 

Liste des bonus : Le Guide de survie (4'), Faux requins vraies frayeurs (5'), Ellis Island (4'), Bandes-annonces.

 
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