ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE
Interview with a Vampire - Etats-Unis - 1994
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Entretien avec un vampire »
Réalisateur : Neil Jordan
Musique : Elliot Goldenthal
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais, Français, Italien, Espagnol et Allemand en Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français, anglais et divers
Durée : 118 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 29 octobre 2008
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Entretien avec un vampire »
portoflio
LE PITCH
A San Francisco, Malloy un journaliste, recueille les confidences d'un homme mystérieux, Louis, qui affirme être un vampire. Plusieurs heures durant, il va écouter le récit incroyable de sa vie : son pacte avec le vampire Lestat, son initiation, ses premières extases, l'ivresse du sang puis ses doutes, ses déchirements, sa quête illusoire de la fraternité, ses affrontements avec la secte du Théâtre des Vampires et l'incurable solitude qui l'accompagne depuis des siècles.
Partagez sur :
La jeune fille et la mort

Film à l'origine de toute la vague moderne du gothisme, Entretien avec un vampire fait partie de ces œuvres qui marquent. Ou lorsque le fantastique dépasse son genre d'origine pour tirer le portrait tragique d'une famille hors-norme, pour qui le sang est la vie.

 

Figure aussi effrayante que séduisante, le vampire est sans aucun doute le personnage fantastique préféré du Septième Art, et on n'en compte plus les incarnations depuis le mythique Nosferatu de Murnau. Mais peu de ces réalisations, souvent au rayon série B, ne peuvent se vanter d'avoir marqué au fer rouge l'essence même de la créature. Deux ans après le Dracula de Francis Ford Coppola (autre chef-d'œuvre du genre), Entretien avec un vampire s'écartait donc de l'illustration mythique et gothique, pour ne pas dire classique, en tentant de donner corps à l'œuvre furieusement romantique d'Anne Rice. L'originalité était alors de se moquer ouvertement de tout l'attirail habituel (crucifix, gousses d'ail, esclaves...) pour mieux ancrer l'existence de ces créatures dans le monde réel et se concentrer non sur leur aspect potentiellement effrayant, mais sur leurs états d'âme d'échoués de la race humaine, l'ennui et la douleur de l'immortalité... Un ton qui aurait pu être emprunté, lourd et faussement méditatif, si la mise en images du texte de Rice ne touchait pas autant à la perfection.

 

Liens du sang

 

Renouant avec la finesse de sa Compagnie des Loups, le grand Neil Jordan (A vif, Crying Game) excelle dans la restitution de l'esprit dandy du XIXème siècle et dans l'évocation visuelle de la cohabitation entre le monde humain, terre-à-terre, et la vision plus « animée » des vampires. De petites touches discrètes d'une grande intelligence qui permettent de donner corps aux instants de « fureur » (Lestat mordant Louis et s'envolant dans l'extase, Louis massacrant les vampires français à coup de faux)  et de légitimer un romantisme exacerbé, trouble et sensuel. Et si déjà le roman était une grande réussite, le film lui offre (malgré quelques coupes nécessaires) une ampleur inédite, élevée par les compositions d'Elliot Goldenthal, permettant de jouer discrètement sur l'analogie Vampires / acteurs hollywoodiens d'une façon des plus opportunes. Il faut dire que lorsqu'on aligne au casting des stars comme Tom Cruise, Brad Pitt, Kirsten Dunst (qui n'en était pas encore une mais affichait déjà de belles promesses), Antonio Banderas ou Christian Slater (qui en était encore une), tous impressionnants de justesse, cela facilite le travail. Difficile de trouver quelque chose à redire devant cette petite merveille de cinéma aussi sensible que puissante, si ce n'est que l'on attend toujours sa véritable suite. Parce la Reine des Damnés.... C'était pour rire, hein...C'est ça ?

Nathanaël Bouton-Drouard


Partagez sur :
 

Image :

Le problème du format HD, c'est que lorsqu'un film a déjà fait l'objet d'une petite restauration quelques années plus tôt, il ne profite plus d'un travail de fond qu'il l'aiderait à s'adapter au format. Disponible dans une édition collector aux USA depuis belle lurette, Entretien avec un vampire revient ici avec la même copie sans taches ni scratchs nauséabonds de la première copie DVD, mais avec un grain encore trop présent, même si le réducteur de bruit tente de nous le dissimuler. Le film est certes plus beau que jamais avec une lumière chaude et des couleurs profondes, mais il manque encore de relief et de netteté.

 

Son :

Idem question son avec une reprise économique des pistes Dolby Digital 5.1déjà entendue sur le zone 1. Le résultat est toujours aussi agréable avec une omniprésence de la sublime bande originale et une dynamique présente. Mais on est bien loin de l'efficacité redoutable des formats DTS modernes.

 

Interactivité :

Exemple de l'injustice de la distribution vidéo du cinéma, Entretien avec un vampire n'avait été disponible jusque là dans l'Hexagone que sous la forme d'un DVD à la limite de l'indigence (c'était un des tous premiers titres Warner), qui ne rendait forcément pas hommage au travail de Neil Jordan et son équipe. Les américains avaient eu le droit, eux, à une nouvelle édition proposant outre un petit travail de restauration salutaire, quelques bonus inédits. C'est ce travail que l'on retrouve ici tel quel (en SD donc) à commencer par un commentaire audio très enrichissant du réalisateur mais, Warner oblige, non sous-titré. Dommage car comparé au petit documentaire d'une trentaine de minutes passant clairement trop vite sur une succession de thème set se basant souvent sur d'anciennes interviews, c'était bien là le moment fort de ce Blu-Ray. Les aventures de Louis et Lestat méritaient tout de même un peu mieux.

 

Liste des bonus : Commentaire audio du réalisateur, Introduction, "Dans l'ombre du vampire" (29'), Bande-annonce 

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2022