INSIDIOUS
Etats-Unis - 2011
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Insidious »
Genre : Horreur
Réalisateur : James Wan
Musique : Joseph Bishara
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 5.1, Français DTS HD Master Audio 5.1 et Audio 3D
Sous-titre : Français
Durée : 102 minutes
Distributeur : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 26 octobre 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Insidious »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l’aîné tombe dans un coma inexpliqué. Une succession de phénomènes étranges débute peu après. Un médium leur révèle alors que l’âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l’œuvre de forces maléfiques voulant s’emparer de son enveloppe corporelle...
Partagez sur :
Rendez-vous avec la peur

Le réalisateur de Saw revient avec un nouveau film d'horreur, produit par Oren Peli, auteur de la belle escroquerie qu'était Paranormal Activity. L'influence de ce dernier, heureusement, est loin de sabrer les meilleures qualités d'Insidious.

 

Six séquelles honteuses auront suffi à faire oublier que, oui, Saw était à l'origine un sacré film d'horreur, en plus d'une démonstration de manipulation narrative rarement vue dans le genre. Passé depuis longtemps à autre chose, et se plaisant à revisiter des genres hautement codifiés (le film de vigilante avec Death Sentence, le film de fantôme gothique avec Dead Silence), James Wan s'attaque à la figure de la maison hantée avec Insidious. Peut-être un brin opportuniste (il succède de peu à Jusqu'en Enfer, Le Dernier Exorcisme et Paranormal Activity, tous bien reçus au box office international), le film ne cache pas longtemps sa volonté de jouer avec les conventions et les balises scénaristiques les plus évidentes, tous les ingrédients attendus s'entrechoquant progressivement sur l'échiquier du script, d'une séance de spiritisme aux explications farfelues d'une médium, en passant par des portes qui grincent dans l'obscurité et l'incrédulité de certains personnages vis-à-vis des évènements surnaturels. Sur le fond, en dépit d'une idée fondatrice s'éloignant de la religiosité habituelle au profit d'un argument de pure science-fiction (on nous parle tout de même de projection astrale), Insidious ne réinvente pas la roue et aborde avec une humilité et une passion véritables le genre investi. Sur la forme, tout au long de la première heure du moins, James Wan marque en revanche des points indéniables.

 

train fantôme

 

On ne vous cachera pas qu'en raison d'un budget anémique (à peine un million de dollars) et d'une dépendance assumée aux conventions du film d'hantise, le dernier acte d'Insidious a de quoi faire grincer les dents, tant dans sa tonalité à la limite du burlesque (pour ne pas dire du grotesque) que dans une mise en image soudainement très proche d'un train fantôme de fête foraine. Ce dur retour aux artifices les plus éculés n'enlève rien à la puissance de la première moitié du film, dont la mise en place du suspense et la gestion de la surenchère (cf. la multiplication à l'envi des fantômes, au point que l'on en vient à se demander de quoi il retourne vraiment) font merveille. Excellant à installer une atmosphère sourde et oppressante grâce à des travellings langoureux et parfois virtuoses (on est ici dans de la mise en scène pure et dure, le gore n'étant vraiment pas le propos de l'entreprise), Wan sait manier ses effets, soulever l'inquiétude du public et amener à point nommé ses chutes horrifiques (en bref, vous allez sursauter une pléthore de fois, après vous être retrouvé happé par l'angoisse et la peur). Impossible donc d'en vouloir outre mesure à James Wan et son collaborateur fidèle Leigh Whannell pour n'avoir pas mené l'expérience jusqu'à son terme, et s'être fourvoyé dans la dernière ligne droite. Les frissons ressentis à la vision des deux premiers actes sont de fait suffisamment rares pour que l'on vous dissuade de foncer voir Insidious en salle...

Alexandre Poncet








Partagez sur :
 

Image :
On aurait aimé une copie méchamment racée, d'une précision démoniaque où chaque détail nous saute à la tronche. Tourné en numérique, Insidious souffre malheureusement des même soucis que ses petits camarades, c'est-à-dire une construction plane (la profondeur de champ est parfois totalement absente), des couleurs qui tirent vers le pâle et une légère pellicule (si l'on peut dire) floue sur l'ensemble. Rien de grave et surtout d'imputable à l'éditeur qui a côté de ça impose des noirs mordants (la dernière partie est sublime) où viennent éclore des couleurs vives et flippantes. Un transfert optimal pour ce type de film, mais deudiou, la pellicule, ça avait une autre gueule quand même.

 

Son :
Là en revanche, même pas l'esquisse d'un reproche tant le travail du DTS-HD Master Audio 5.1 est monstrueux (un soupçon en dessous dans son doublage français). Les bruitages semblent sortir de toutes parts, les portes claquent sur le côté tandis que les rires grinçants sautillent tout autour de la pièce. Une dynamique extrêmement poussée en somme, qui n'oublie jamais ni la musique (discrète), ni le naturel des dialogues. En gros, si tu ne veux pas souiller ton canapé, ne branche surtout pas le Home Cinéma !

 

Interactivité :
Comme à son accoutumée, Wild Side Vidéo s'est efforcé ici de faire un petit mix entre des suppléments provenant de l'édition US (le making of) et d'autres bonus inédits (interview du duo de créateurs). Le premier, en HD et DTS, mélange images de tournage et quelques petites interviews express (dont la doublure cascade du gamin !) avec une bonhommie agréable. Pas de grande révélation ici, mais un petit détour qui permet de prendre le pouls d'une production artisanale bourrée de bonnes énergies. L'interview, elle, est en fait un sujet produit par FilmoTV, site spécialisé dans la vente VOD. En résultent quelques questions un peu trop gentillettes (« alors vous avez des bons copains à Los Angeles ? ») et un doublage des deux interlocuteurs qui rend le tout un peu trop stérile. Quelques sujets viennent heureusement donner des couleurs à l'ensemble (origines du projet, fonctionnement en binôme, liens avec Poltergeist...).

 

Nathanaël Bouton-Drouard

 

Liste des bonus : Copie Digitale, Entretien avec James Wan et Leigh Wannel (14'), Making of (24'), Bandes annonces

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021