BANISHING
The Banishing - Royaume-Uni - 2020
Image de « Banishing »
Genre : Horreur
Réalisateur : Christopher Smith
Musique : Toydrum
Durée : 97 minutes
Distributeur : The Jokers
Date de sortie : 25 août 2021
Film : note
Jaquette de « Banishing »
portoflio
LE PITCH
En 1938, chargé par l'évêque Malachi de redonner la foi au village de Morley, un révérend, Linus, s'y installe, précisément dans un presbytère, avec son épouse Marianne et leur petite fille, Adelaide. Il rencontre un certain Harry Reed qui lui raconte qu'un prêtre a vécu dans son manoir et qu'il a assassiné sa femme. Une révélation qui va perturber la famille…
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les clés du succès

Surfant sur la vague The Conjuring, le Royaume Uni s'offre une production mêlant drame familial, et fantastique. Vous vous attendiez à une maison hantée et, à de l'exorcisme inspiré ? Fuyez mortels, vous en sortirez épuisés !

Pourtant tout ou presque se prêtait à une production intéressante, d'abord le casting : John Heffernan qu'on a vu dans l'excellente série Dracula scénarisée par Steven Moffat, qui est un plutôt bon acteur. Puis la sale gueule de Sean Harris vu dans Mission Impossible, ou encore Prometheus, le bon salopard de service en somme. Quand bien même, nous voudrions nous consoler avec la belle Jessica Brown Findlay vue dans Downton Abbey, aucun de ces talents n'est réellement mis à contribution dans un rôle épanouissant ou fort. La faute à une mise en scène mollassonne au possible, qui souffle l'ennui par manque de choix graphiques ou représentations un tant soit peu romantiques.

... ou pas


La trame essaie tant bien que mal de concilier un contexte politique qui louche sérieusement sur le cinéma de Guillermo Del Toro, sans en avoir vraiment le talent.
La pleine période de la montée d'Hitler, ou encore l'épisode très fort des Suffragettes, rien n'est vraiment mis à profit de la trame pour l'enrichir d'une force. Tout est posé là, comme un spot publicitaire dans un autre film.
Quant au drame familial, celui d'un couple ne sachant plus communiquer, se perdant l'un l'autre dans la méfiance et la crainte de l'adultère transforme le récit en huis clos à peine étouffant. Encore une » fois ce n'est pas la prestation des acteurs qui peine, mais la mise en scène, peu inspirée, avec un découpage technique scolaire au possible : champs, contre champs, plan large, point.

 

Ghost house


Concernant la dimension fantastique du métrage -si, si, on vous jure qu'il y en a une !-, encore une fois aucun choix réel n'est fait, probablement la faute à un budget ridicule.
Les apparitions se résument principalement à des bruits hors champs, ou des fondus enchaînés d'une pièce avec un acteur, puis du même plan vidé de ses actants. Douche froide assurée. Puis le climax arrive comme un cheveu sur la soupe, subitement comme ça, laissant présumer du cut possible pour coller au format Channel 4 un après-midi de férié.  Le dénouement se joue très facilement, juste avec un dialogue, franchement pas dingue, même pas un petit effet spécial pour dire de..., non rien, vraiment....rien. Un manque flagrant de personnalité, de prise de risque assez navrant venant de Christopher Smith, talentueux metteur en scène des séries B percutantes The Creep, Severance, Black Death et Triangle...

The Banishing reste un petit divertissement qui relève du téléfilm ou pire encore, on trouve bien meilleurs production sur les plateformes SVOD de nos jours. Un petit, tout petit métrage, à mater pendant le repas avec les beaux-parents un lundi de Pentecôte, le tout diffusé sur la chaîne NRJ12, le thé, les shortbreads et la sieste.

Guillaume Pauchant








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