LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – LA LéGENDE DU SANCTUAIRE
Saint Seiya: Legend of Sanctuary - Japon - 2014
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Réalisateur : Keichi Sato
Musique : Yoshihiro Ike
Durée : 93 minutes
Distributeur : Wild Bunch
Date de sortie : 25 février 2015
Film : note
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LE PITCH
Au commencement, il y avait une Déesse chargée de protéger la Terre, Athéna. Gardienne de l'équilibre, elle fut cachée des Forces du Mal.Quand sa vie est menacée, Seiya et les Chevaliers de Bronze endossent leurs armures. Ce sont les Protecteurs d'Athéna, les Chevaliers du Zodiaque. Pour sauver leur Déesse et l’avenir de la Terre, ils vont devoir atteindre le Sanctuaire du Grand Pope et y affronter sa légendaire armée des 12 Chevaliers d'Or. La plus grande bataille des Chevaliers du...
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Saint Seiya en enfer

Toutes les légendes des trentenaires ayant grandi au milieu des 80's sont-elles vouées à se vautrer dans des reprises douteuses ? Et comme c'est la grande valse des remakes à tout va, les pauvres Chevaliers du Zodiaque, malgré la puissance de leur cosmos, ne pouvaient s'échapper du vortex.

Série animée culte qui faisait les grandes heures du Club Dorothé en France, Les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seiya au Japon), est bien évidement un authentique shonen (manga pour garçon) calibré dès sa version papier par Masami Kurumada pour satisfaire les besoin d'action, de courage, d'aventure et de magie de ses chers lecteurs. Dans les grandes lignes, le récit à l'air presque simpliste, pourtant en revoyant l'adaptation animée produite par la Toei, cette réinvention de la mythologie anthique, entre les sentais et les super-héros, est souvent emballante. Surtout que la colossale centaine d'épisodes était dessinée par le talentueux Shingo Araki (Goldorak, Lady Oscar...) et portée par les musiques renversantes de Seiji Yokohama entre violence orchestrale et riffs endiablés de guitare. D'authentique qualités artistiques, qui font joliment oublier la réelle naïveté des personnages, voir une certaine crétinerie. Trente ans après qu'en reste-t-il au regard d'un studio qui a déjà adapté le légendaire Albator aux canons de l'image de synthèse à tout va ? Et bien pas grand-chose, on s'en doutait facilement, le mankaga ayant lui-même adoubé une opération qui vise à condenser en à peine 90 minutes une story-arc, celle des chevaliers d'or, à la base aussi complexe qu'étendue.

 

Gourmette bling-bling

 

Telle la pauvre nouvelle Athéna propulsée réincarnation salvatrice en quelques secondes, le spectateur se voit assailli par une succession ininterrompue de combats surpuissants, contre quelques chevaliers renégats puis contre les chevaliers d'or, à grand coups de poings de pégase, de poussière de diamants, de chaines d'Andromède, détruisant les corps autant que les décors, sans jamais, bien entendu, réussir à installer les enjeux, ou les personnages. La présentation bâclée et rigolarde de la petite troupe de héros, laisse place à une évocation succincte de l'enchainement des temples d'or (dans un plans planants et ridicule) tout juste rehaussé d'un clin d'œil lourdaud aux fans d'antan (qui boude depuis déjà 20 minutes). Déjà si souvent agaçant, Seiya est ici un bouffon insupportable et tous les autres des figurants de luxe, ne brillants que par les nouveaux designs, réussis il est vrai, de leurs armures brillants de mille feux. C'est toujours très bêtes, systématiquement mal écrit (les dialogues sont terrifiants) et l'ensemble se contente alors de jouer la carte d'une démo tape-à-l'oeil d'un prochain jeu vidéo de baston. Spectaculaire, parfois, Les Chevaliers du zodiaque made in 2014 est surtout une vaste opération de nivellement par le bas, réduisant tout le charme de la licence à de grands yeux de chatons expressifs, des animations mécaniques (les chevaliers qui courent, à mourir de rire) et d'effets synthétiques passés à la brillantine, donnant naissance à un nanar bas du front, infantilisant et ridicule. Le sommet de cette « œuvre » tétanisante étant sans aucun doute la confrontation tant attendue avec le Chevalier du Cancer, maître des morts autrefois inquiétant, qui se révèle un adepte de la comédie musicale psychédélique et excessivement gay.... Aaaah mais si c'était une parodie, il fallait nous le dire tout de suite !

Nathanaël Bouton-Drouard












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