THE ‘BURBS
Etats-Unis - 1989
Image de « The ‘Burbs »
Musique : Jerry Goldsmith
Durée : 78 minutes
Nombre de pistes : 44
Distributeur : La-La Land Records
Bande originale : note
Jaquette de « The ‘Burbs »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Père de famille sans histoires, Ray Peterson profite d’un long week-end de vacances. Pour tromper son ennui, il se met à surveiller ses nouveaux voisins, les Klopeks, dont les sorties nocturnes suscitent la curiosité et l’inquiétude de tout le quartier…
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Sweet neighbor

Quatrième collaboration entre Jerry Goldsmith et le réalisateur Joe Dante, la géniale et hilarante bande-originale de The ‘Burbs s'offre une nouvelle réédition de luxe via le label La-La Land Records. Avec quelques inédits à la clé et un son cristallin. De quoi justifier amplement ce nouveau passage en caisse.

Pour Jerry Goldsmith, les années 80 se terminent donc comme elles avaient débuté : sur une enfilade de partitions mémorables (à un couac près avec la mise au rebut du score de Futur immédiat, Los Angeles 1991), qu'elles viennent transcender des œuvres déjà solides telles qu'Extreme Prejudice de Walter Hill ou qu'elles servent de béquilles à des titres nettement plus faiblards comme les rigolos et très très bis Leviathan de George Pan Cosmatos ou Star Trek V L'Ultime Frontière de William Shatner. Et son partenariat avec le trublion Joe Dante n'est pas en reste puisqu'à la très mouvementée Aventure intérieure de Dennis Quaid, Martin Short et Meg Ryan succède The ‘Burbs, exercice d'équilibriste où la comédie familiale opère des virages vers la parodie, le thriller hitchcockien et l'épouvante gothique.
Pour illustrer cette drôle de querelle de voisinage où un Tom Hanks première période (celui de Dragnet, de Splash, de Turner & Hooch et de Big) en vient à soupçonner les étranges Klopeks d'être des tueurs en série et pire encore, Goldsmith convoque plusieurs de ses travaux passés qu'il réarrange avec un art du pastiche tout simplement virtuose et qu'il agrémente de quelques expérimentations de son cru, notamment et dans un pur élan de mickey-mousing des notes de synthétiseur imitant ... un aboiement de caniche !

 

psychose


Interprété par un orgue à la fois sinistre et facétieux, le motif attribué aux Klopeks lors du prologue nocturne ramène quelques souvenirs à la surface avec une tonalité qui évoque les suites de La Malédiction et le méconnu Psychose II où Goldsmith succédait à Bernard Herrmann avec un certain brio. Une belle mise en jambe qui enchaîne sur une scène d'ouverture où la présentation du paisible quartier de banlieue et de ses habitants pittoresques qui emprunte cette fois-ci à Poltergeist. Soit une délicieuse farandole de cordes, de bois et d'instruments à vent avec quelques touches synthétiques et une citation directe du célèbre motif de Patton qui sied à merveille au vétéran proto-Trumpiste incarné par le génial Bruce Dern. Ces bases posées, le compositeur n'aura de cesse d'alterner entre la comédie sautillante, le pastiche (avec une tentative d'imiter Ennio Morricone où Goldsmith, s'avouant incapable de rivaliser avec les compositions du maestro, cèdera d'ailleurs sa place au temp-track « Se sei qualcuno à colpa mia » issu de Mon nom est personne !), le suspense et l'horreur. Point d'orgue de cette implacable spirale infernale, le morceau « The Dream », ses cordes slaves, son chœur spectral et ses percussions païennes. Un authentique bijou justifiant à lui seul l'achat de ce disque ajoutant 16 minutes de prises alternatives aux précédentes éditions de Varese (en 2007) et de Waxwork Records (en double vinyle en 2018) et une prise de son de qualité supérieure. Dommage que le morceau « Machine » de Circus Power et la triplette de JetBoy (« Make Some Noise », « Locked in a cage » et « Bloodstone »), du hard rock permanenté et peroxydé principalement attaché au personnage interprété par Corey Feldman, manquent toujours à l'appel. Le crime était presque parfait.

Alan Wilson






 

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1. Night Work (Main Title) 2:39
2. The Window / Home Delivery 2:25
3. The Raven :54
4. Nocturnal Feeders :29
5. Good Neighbors 2:10
6. Let's Go 2:06
7. Bad Karma :40
8. The Sentinel 3:24
9. My Neighborhood 2:05
10. The Garage 4:27
11. Spare Key 1:19
12. The Note 1:02
13. Devil Worship 1:14
14. The Dream 2:34
15. The Note No. 2 1:30
16. This Is Walter 2:02
17. Snooping Around :50
18. I'm. O.K. 1:04
19. Solid Floors / Ask Him 1:39
20. What's In The Cellar 1:00
21. The Wig 2:26
22. Hot Wires 2:39

23. Red Rover, Red Rover 1:15
24. No Beer 3:10
25. Home Furnace :51
26. No Lights :42
27. Walter's Home 2:01
28. Something Is Moving 1:47
29. There's A Body 1:05
30. My Skull / The Gurney 2:27
31. The Trunk 1:43
32. Pack Your Bags 2:16
33. Square One (End Credits) 4:13
34. The Window (Film Version) :27
35. Nocturnal Feeders (Alternate) :30
36. Let's Go (Alternate Opening) :44
37. Devil Worship (Film Version) 1:14
38. The Note No. 2 (Film Version) 1:30
39. This Is Walter (Film Version) 2:02
40. This Is Walter (Alternate) 2:01
41. I'm O.K. (Alternate) 1:04
42. No Beer (Film Version) 2:24
43. The Trunk (Film Version) 1:25
44. Pack Your Bags (Film Version) 2:11

 

 

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