ARRêTE-MOI SI TU PEUX
Catch me if you can - Etats-Unis - 2003
Image de « Arrête-moi si tu peux »
Musique : John Williams
Durée : 60 minutes
Nombre de pistes : 16
Distributeur : Dreamworks
Bande originale : note
Jaquette de « Arrête-moi si tu peux »
portoflio
LE PITCH
Dans les années soixante, le jeune Frank Abagnale Jr. est passé maître dans l'art de l'escroquerie, allant jusqu'à détourner 2,5 millions de dollars et à figurer sur les listes du FBI comme l'un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis. Carl Hanratty, agent du FBI à l'apparence stricte, fait de la traque de Frank Abagnale Jr. sa mission prioritaire...
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Souvenirs de jeunesse

Vingt-et-unième collaboration entre John Williams et Steven Spielberg, Arrête-moi si tu peux avait toutes les excuses pour sentir l'essoufflement, à plus forte raison après le feu d'artifices de Minority Report. Portée par un thème jazzy irrésistible, cette BO sonnerait plutôt comme un nouveau commencement !

 

L'année 2002 aura été l'année John Williams. Ayant ouvert le bal au mois de mai avec L'Attaque des Clones (partition riche mais salement malmenée au montage par un George Lucas décidé à intervertir tous ses leitmotivs), le maestro n'a fait qu'enchaîner les réussites, majeure (Minority Report) comme mineure (Harry Potter et la chambre des secrets). C'est dire si l'on attendait Catch me if you can au tournant, mais le résultat s'avère à l'image du film : simple, direct, sans prétention et pourtant diablement maîtrisé et original. Construit en trois notes, le thème principal, personnification du jeune héros, est un monument de fraîcheur et d'entrain (fort d'une construction en crescendo, le morceau rappelle les meilleures partitions de Williams - cf. la piste Schindler's Workforce de La Liste de Schindler), tandis que le Main Title, par la suite sollicité par l'enquête de Hanratty, permet à l'auteur de donner un coup de chapeau aux jazzmen de son enfance. Une manière d'affirmer des racines depuis longtemps laissées de côté au profit de fulgurences orchestrales. On se souviendra au passage de cette anecdote édifiante : parti pour caler une foule de musiques classiques sur sa Guerre des étoiles, George Lucas est freiné au vol, courant 1976, par son pote Spielberg. Ce dernier lui vante les mérites de John Williams, qui vient de faire des prouesses sur Sugarland Express et Les Dents de la mer. Ce à quoi Lucas répondra, stupéfait : "Johnny Williams, le jazzman ?!" Reflet d'une époque où le compositeur de musique de film le plus célébré au monde n'était encore que Johnny Williams, un musicien fouguex et passionné voguant entre bœuf intimiste et symphonie minimaliste, Arrête-moi si tu peux est un bonheur rare.

Alexandre Poncet




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01 - Catch me if you can

02 - The " Float "

03 - Come fly with me

04 - Recollections

05 - The Airport Scene

06 - The Girl from Ipanema

07 - Learning the Ropes

08 - Father & Son

09 - Embraceable You

10 - The Flash Comics Cue

11 - Deadheading

12 - The Christmas Song

13 - A Broken Home

14 - Doctor, Lawyer, Lutherman

15 - The Look of Love

16 - Catch me if you can Reprise & End Credits

 
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