HELLBLAZER JOHN CONSTANTINE - CHEMIN DE CROIX
Hellblazer - Etats-Unis
Image de « Hellblazer John Constantine - Chemin de croix »
Scenariste : Mike Carey
Nombre de pages : 140 pages
Distributeur : Panini Comics
Date de sortie : 15 avril 2009
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Hellblazer John Constantine - Chemin de croix »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Un tueur en série médium menace une famille dont John Constantine ne se souvient pas. Une enfant armée d’une paire de ciseaux le traque pour un motif inconnu. Le maitre de l’occulte accro à la cigarette a perdu sa mémoire et ses pouvoirs. C’est le moment que ses ennemis attendaient pour se venger…
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Fin de parcours

Popularisé (euh, légèrement quand même) par le film avec Keanu Reeves, John Constantine n'en a pourtant pas délaissé son comics, qui continue d'être la valeur sûre de Vertigo, collection « mature » de DC comics. On le retrouve ici en mauvaise posture...et comme d'hab on aime ça.

Depuis sa création au cours des années 1980 grâce au talent d'un certain Alan Moore, John Constantine a toujours eu beaucoup de chance. Simple personnage secondaire de Swamp Thing, il devient le chouchou de la collection Vertigo et obtient sa propre série. Menteur, alcolo, clopeur maladif, ce sorcier anglais au trench-coat cradingue ne respecte rien et survit à tout : démons, sociopathes, sectes millénaristes, succubes... et même à la fin du monde ! Mais ce dernier affrontement avec les forces du mal l'a carrément laissé sur les rotules et celui qui combattait le malin hier erre désormais dans les rues, la mémoire entièrement vidée. On avait déjà vu Constantine dans un état déplorable, mais il faut reconnaître que le scénariste attitré de la série depuis 2002, Mike Carey (Lucifer, God save the Queen) a vraiment décidé de le pousser dans le caniveau. Ne lui laissant aucun répit, il en fait donc la cible d'une sélection haute en couleurs d'anciens ennemis revanchards qui iront jusqu'a jouer son sort aux enchères.

Dans quel état j'erre ?

Ajoutons à cela un serial killer aux pouvoirs médiumniques, une maîtresse du mal qui sous l'apparence d'une petite fille pousse notre à arracher les testicules d'un médecin, et voilà qui fait de Chemin de croix l'un des albums les plus méchants de l'histoire de Hellblazer. Mais malgré l'écriture acerbe de Carey et l'évident plaisir qu'il prend à pousser son héros dans les ténèbres, difficile de succéder aux runs de Jamie Delano, Garth Ennis ou Brian Azzarello. Sans doute un peu trop franc du collier (tout cela manque de mystère) et manquant de niveaux de lecture, Chemin de croix souffre également d'un changement intempestif de dessinateur. Tout à fait dans la lignée rugueuse de l'esthétique de la série, Leonardo Manco (War Machine) laisse ainsi la place à mi-parcours à Chris Brunner (Batman Legend of the Dark Knight) puis Marcelo Frusin (Loveless) que beaucoup trouveront trop légers, trop cartoon, pour œuvrer dans  le thriller noir profond. Un avis exigeant certes, mais avec Hellblazer on s'attend à un petit chef-d'œuvre à chaque numéro. Pour le coup on repartira avec un récit horrifique juste cruel et efficace.

Nathanaël Bouton-Drouard


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