GREEN LANTERN CORPS T.1
Green Lantern Corps Recharge #1-5, Green Lantern Corps #1-13 - Etats-Unis - 2005 / 2007
Image de « Green Lantern Corps T.1 »
Nombre de pages : 440 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 8 juillet 2022
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Green Lantern Corps T.1 »
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LE PITCH
Afin d'honorer leur devoir sacré de protéger toute planète habitée des forces du Mal, les Gardiens d'Oa doivent reformer le Corps des Green Lantern mis à mal par la faute d'Hal Jordan, alors possédé par l'avatar de la Peur : Parallax. Si John Stewart et Hal Jordan jouent les réservistes, les vétérans Guy Gardner et Kyle Rayner sont quant à eux invités sur Oa pour participer activement à la formation et à la reconstruction du Corps. Ils seront assistés du colossal Kilowog pour conv...
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En grande partie restée totalement inédite en France, la série Green Lantern Corps fut plus qu'une simple série parallèle à Green Lantern Rebirth de Geoff Johns mais bien une authentique résurrection d'un univers cosmique DC au potentiel gigantesque. Entre humour, batailles spatiales, missions de paix et enquêtes aux confins du cosmos, Green Lantern Corps est une série choral aux airs de saga policière particulièrement accrocheuse.

Si Hal Jordan reste le Green Lantern le plus connu, celui en tout cas mis en valeur par le plus grand nombre de comics et même un, terrifiant, essai cinématographique, il est loin d'être seul à représenter cet ordre de protecteurs de la loi à travers l'univers. Rien que sur terre on compte John Stewart, Kyle Rayner et la grande gueule Guy Gardner. Mais pour garder un œil sur l'ensemble des systèmes solaires, chaque zone s'est vu octroyer un porteur de l'anneau dont le massif Kilowog, rude mais juste. Une formation digne d'un commissariat newyorkais, mais à l'échelle surdimensionnée bien entendu, que Geoff Johns décida de remettre en avant dans la foulée de sa résurrection du titre principal. En collaboration avec le scénariste ET dessinateur Dave Gibbons (The Watchmen) il propose donc une première minisérie en cinq chapitres, Recharge, avant de laisser la bride à ses collaborateurs (viennent donc s'ajouter Patrick Gleason, Keith Champagne) pour une série au long courts qui se poursuivra jusqu'à un 61ème numéro, avec un passage très remarqué (et à venir dans les volumes suivants pour nous) de Peter J. Tomasi.

 

Esprit de corps


Outre la déferlante de planches spectaculaires en diable, de planètes exotiques et délirantes, d'aliens aux formes variés, de bastons hors atmosphères et de créations verdâtres à tous les étages parfaitement réalisés par un percutant Patrick Gleason (Aquaman, Brightest Day), régulièrement relayé par le génial Dave Gibbons en personne, la force de Green Lantern Corps est justement sa construction parfaitement calquée sur un show policier américain. Guy Gardner mène effectivement la danse, mais les équipes et les personnages centraux tournent d'un récit à un autre, en particulier la chirurgienne Soranik recrue malgré elle, tandis que les courtes storylines s'enchainent où s'entremêlent d'un épisode à l'autre. Une série de meurtres de héros concurrents sérieux pour devenir de nouveaux Green Lantern, une guerre dévastatrice à faire stopper, un héros dont la tête à été mise à prix, une opération black-op où l'on découvre les coulisses pas toujours reluisantes des missions commanditées par Oa, Green Lantern Corps creuse constamment ses personnages et son univers tout en mélangeant grand divertissement débridé, ambiances plus sombres voir propos plus fataliste avec un humour décalé, voir limite parodique parfois, mais avec une alternance et un rythme bien rodé et maitrisé. Dès le départ Green Lantern Corps n'a pas à vocation à transformer le visage de l'univers DC ou à s'imposer comme une production centrale et incontournable de l'éditeur, mais juste à redonner un peu de vie à ces confins de l'espace oublié.

Sans prétentions mais sans facilités non plus, ce premier recueil d'épisodes inédits jusque-là en français sont un excellent divertissement, fun, souvent spectaculaire, avec juste la fibre humaine qu'il faut. Et c'est déjà pas mal.

Nathanaël Bouton-Drouard


 

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