TRANSFORMERS / G.I. JOE : 1939 T.1
Transformers / G.I. Joe #1-3 - Etats-Unis - 2003
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Dessinateur : Jae Lee
Scenariste : John Ney Rieber
Nombre de pages : 80 pages
Distributeur : Vestron
Date de sortie : 10 septembre 2021
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
Dans cette uchronie, Cobra ravage l’Europe de 1939 en utilisant les Decepticons… Les États-Unis créent et déploient la force d’intervention G.I. JOE pour aider ses alliés et former une alliance avec les Autobots…
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T DAY

Récemment rapprochés pour le crossover très toys Revolution, les robots géants de Transformers et les militaires super-héroïques de G.I. Joe se retrouvent à nouveau dans une mini-série en six chapitres. Petite nuance cependant l'action se déroulent cette fois-ci à l'aube de la Secondaire Guerre Mondiale et est illustrée par le génial Jae Lee. Et ça change tout.

Tous deux fières licences du fabricant Hasbro, Transformers et G.I. Joe sont véritablement les deux célébrités de la gamme et celle qui, en plus de connaître plusieurs transpositions au cinéma, sont le plus souvent le cœur et le moteur des nombreux comics dérivés. Énième rencontre donc, mais que le scénariste John Ney Rieber (Books of Magic, Tomb Raider, Captain America) transpose dans un cadre inédit, celui de la Seconde Guerre Mondiale. Et forcément lorsqu'un agent de Cobra tombe nez-à-nez avec un Decepticon oublié dans les ruines d'un temple, les évènements prennent une tout autre tournure. Naturellement alliés dans le mal et la destructions généralisé, les deux groupes ont d'ores et déjà ravagé et conquis l'Europe lorsque l'album débute. Ne reste plus qu'une poignée de soldats, envoyés en mission suicide sur la base de leurs ennemis jurés, découvrant justement sur le tas l'imposante supériorité de ces ennemis de métal. Ce n'est finalement qu'assez tardivement que les G.I. Joe rencontreront à leur tour Optimus et les autres autobots, aux designs forcément revus pour les circonstances.

 

Top secret mobile strike force team


La science-fiction reste bien en retrait, la série préférant certainement l'atmosphère cendreuse, les attaques nocturnes et la sécheresse d'un récit de guerre. D'ailleurs en dehors d'un Snake Eyes plus mystérieux et agile que jamais, les G.I. Joe ressemblent vraiment à des marines presque normaux, des bidasses qui ne se font pas d'illusions quant à l'issue de la mission et leur statut de chair à canon. Construit en ligne droite comme une lente avancée militaire ce Transformers / G.I. Joe : 1939 s'avère ainsi particulièrement efficace, caractérisant juste ce qu'il faut les personnages principaux humains (Scarlett, Duke, Bazooka...), replaçant brièvement la mythologie des Transformers (leur bataille millénaire sur leur planète d'origine), pour se laisser emporter par l'action. Purement et simplement. Divertissant donc, mais là où une telle approche très série B aurait pu donner naissance à un comics quelconque sous l'impulsion d'un illustrateur anonyme, elle devient un véritable terreau créatif pour le dessinateur Jae Lee (Inhumains, La Tour sombre, Fantastic Four 1234). Un style visuel des plus tranché, extrêmement stylisé et aux couleurs presque uniformes, sombres, opaques et inquiétantes, qui aboutit à des planches spectaculaires, élégantes mais constamment crépusculaires. Un petit quelque-chose même de l'impressionnisme allemand dans les postures des personnages, dans la brutalité anguleuses des machines ou dans les cadrages choisit qui vrillent vers le gothique lorsque Destro ou le Commandant Cobra, apparaissent au milieu des rocs de leur base souterraine. L'affrontement déséquilibré mais épique entre les petits humains et les créatures de métal devenues bête fauve, tank massif ou bombardier dévastateur, en deviendrait presque mythologique.

Nathanaël Bouton-Drouard



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